On se prend en main!

Écriture et littérature, Créations

J’orne fièrement mon blog du badge du camp NaNoWriMo depuis mars 2013. À chaque fois que je le regardais, je souriais, jusqu’à temps que je remarquer que cet insigne avait pris beaucoup trop la poussière à mon goût.

Le patient idéal, tel est le titre de ce projet à la dérive, est imprimé, 94 jolies pages, depuis plus de 6 mois. La pile modestement volumineuse est belle à priori, mais le contenu est loin de l’être. La preuve flagrante est la suivante : hier, j’ai tenté d’expliquer à une bonne amie mon histoire pour qu’elle m’éclaircisse sur quel chemin emprunter avec celle , mais je ne suis même pas parvenue à la résumer, c’est beaucoup trop confus.

C’était le risque à prendre, la confusion, c’est souvent le cas lorsqu’on se lance sans réfléchir et sans planifier dans une ébauche de roman, vivant au jour le jour. Surtout lorsque c’est la première fois qu’on s’essaie à ce genre d’aventure. Puis, mélanger l’hypnose à la magie noire, avec un tas de personnage, ça devient évidemment complexe, c’était inévitable.

À la base, Le patient idéal devait relater le quotidien du docteure Pénéloppe Fenmen (je ne sais toujours pas comment écrire son prénom), une hypnothérapeute. Emballée par cette profession, je voulais la faire découvrir aux autres. Je m’imaginais que cette jeune femme rencontrerait un patient en apparence idéal, charmeur et mystérieux qui l’emmènerait vers je ne sais trop quoi, je vous rappelle que j’y allais free-style. Pour combler le vide et mettre du suspens, j’ai ajouté des personnages pour que le lecteur ait à deviner qui est ce soit disant patient idéal. Cette décision n’était peut-être pas la meilleure : il s’avère que maintenant j’en ai trop. Je devrais surement en enlever, mais je m’y suis attachée.

Voilà un de mes principaux problèmes, l’un des plus importants est que ma trame d’arrière fond est incompréhensible. J’ai voulu mettre des flash-backs ça et là pour créer une ambiance intrigante, mais j’ai saisi qu’excepté moi-même – et encore là, ça peut être drôle – personne ne saisira. Cependant, ce passé, j’y suis attachée également et il représente le fil conducteur de l’histoire. C’est là que j’ai frappé un mur, un dilemme, je n’aime pas les dilemmes. Je devais choisir entre mettre à l’avant ce passé sombre où il est notamment question de magie noire et de vengeance ou de focusser sur mon plan de départ, soit sur le quotidien de notre hypnothérapeute et les limites de l’hypnose en quelque sorte.

Chacun comportait de nombreux compromis. J’ai finalement opté pour l’option vengeance dans la jeunesse de mes personnages, sauf que ma bonne amie à qui j’ai finalement réussi, de peine et de misère, à expliquer la situation, elle, m’a plutôt conseillé de choisir les limites de l’hypnose. Je la comprenais «les limites de l’hypnose», ça sonne bien, non? Malgré cette réaction compréhensive de ma part, je n’entendais pas là ce que j’aurais voulu entendre. Je me retrouvais un peu stressée par l’idée étant donné que, même si j’ai fais beaucoup de recherche à ce sujet, je ne suis pas une experte incontestée de ce domaine et aussi, je devais trouver des nouvelles motivations à toute l’histoire.

Tout cela pour dire que franchement, j’étais en train de virer folle, c’est toujours l’effet des dilemmes sur moi. Mon amie, voyant ma santé d’esprit se désintégrer tranquillement, m’a suggéré une nouvelle chose : mélanger les deux prémisses contradictoires de mon dilemme. Je lui ai concédé qu’elle tenait probablement la solution.

Donc maintenant, je suis prête à mettre beaucoup d’efforts là-dessus, je vais en avoir besoin. Je vais devoir écrire beaucoup de scènes supplémentaires pour rendre possible la compréhension, supprimer beaucoup de passage pour bien me prêter au jeu de l’édition d’un premier jet et aussi ré-arranger l’ordre entièrement. J’ai la sensation que tout doit être parfait pour que mon manuscrit soit potable, digne d’être montré à quelqu’un, néanmoins je sais qu’il ne le sera pas après cette version 7.1. Reste que cela ne m’effraie pas trop, je suis consciente qu’en réalité, mon plus gros défi sera d’entretenir une motivation constante.  J’imagine que je vais en reparler par ici sous peu!

Pour l’instant, comme l’illustre cette photo : let’s start editing (it the cat wants to)!

Let's start editing (if the cat want to) #writing #amediting #cat

A post shared by Ariane Beaudin (@ariane.rcs) on

Publicités

2 réflexions sur “On se prend en main!

  1. Je vous déniche par hasard. J’aime plutôt bien votre site et votre manière d’appréhender les textes, d’en parler, d’en écrire aussi. Il est juste dommage que vous laissiez passer tant de fautes d’orthographe. Cela fait désordre pour quelqu’un qui se targue d’aimer la littérature, non ?

    J'aime

    1. Merci beaucoup pour ce commentaire constructif. En effet, c’est plutôt contradictoire! Honte à moi d’avoir été si tête en l’air, je vais aller corriger ça en espérant ne pas laisser des fautes traîner.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s