À l’écoute cette semaine

Explorations, Musique

Ça fait longtemps que j’ai envie de me lancer dans la périlleuse expérience de critiquer des albums. J’adore la musique et je fais de mon mieux pour développer ma culture dans ce domaine, comme j’aime tous les genres, ça va plutôt bien. Reste que malgré cela, avant le mois dernier, je n’arrivais pas à différencier une bass d’une guitare et je ne sais toujours pas le nom du chanteur de Three Days Grace qui a été mon groupe préféré pendant environs 4 ans…

J’ai décidé pour sauter le fossé qui me sépare de la critique musical d’opter pour quelque chose d’assez mollo : présenter ce qui a passé à mon oreille cette semaine. Ça ne requiert pas trop de blabla de mélomane ( à la façon : «C’était très grunge, quoiqu’on ressentait encore les influences post-rock anglais de l’album précédent qu’avait emmené le guitariste X» ), donc je devrais y arriver.

Nightmare – Avenged Sevenfold (2005)

Front

Ma dernière acquisition est un billet pour la tournée Shepherd of Fire. Je suis une bonne amie, lorsque quelqu’un ne trouve personne avec qui aller voir un concert, je suis toujours prête à me sacrifier. Mon copain cherchait quelqu’un pour l’accompagner et comme j’aime le rock, je me suis dit pourquoi pas! D’ici mai, je dois écouter beaucoup d’Avenged Sevenfold étant donné qu’à la base, avant qu’il soit question de ce concert, je ne pouvais même pas nommer une chanson de ces derniers! Cette semaine, je me suis lancée dans Nightmare que j’ai énormément apprécié. Dans ma tête, A7X était un groupe au son essentiellement violent, mais Nightmare débute avec Buried Alive et So Far Away qui sont plutôt calmes, tristes, humains, rien à voir avec le stéréotype que je me faisais. J’ai oublier les attentes que j’avais et je me suis laissée aller : Welcome To The Family m’a faite sourire à cause de son ton moqueur et God Hate Us m’a rappelé le côté plus intense du groupe. Le thème en général est loin de la joie de vivre et plus on avance, plus le texte s’assombrit. Danger Line, Natural Born Killer, Victim, Tonight The World Dies… Puis, on termine avec Save Me qui dure près d’onze minutes, une belle finale.

Billy Talent II – Billy Talent (2006)

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Tout le monde connait Billy Talent. Du moins, je le connaissais surtout de nom. J’ai dans mon iTunes cette oeuvre de ce dernier et cherchant quelque chose de nouveau à écouter, j’ai parti cet album. Je trouvais que c’était une bonne idée dans le cadre où le Rockfest de Montebello avait annoncé récemment que le groupe serait de passage. Bref, surprise surprise! J’ai vraiment aimé Billy Talent II, après ma première écoute, je l’ai recommencé du début avec enthousiaste. On retrouve les titres connus de Fallen Leaves, Red Flag et Surrender qui m’ont transportée. J’ai trouvé toutes les chansons entraînantes, il y a un fil conducteur qui lie bien les morceaux entre eux, le temps passe sans qu’on s’en rende compte. Je n’étais pas convaincue avec le premier titre Devil in The Midnight Mass, mais une fois à Burn The Evidence, j’étais vendue. J’aime le côté modeste de l’instrumental et le timbre particulier du chanteur Benjamin Kowalewicz.

Americana – The Offsprings (1998)

Americana

Ça fait plus d’une semaine qu’il joue lui, dans la période où il faisait cinq ou six degré plutôt que moins vingt, c’était ma playlist lorsque je faisais mon jogging à cause du tempo rapide des morceaux. The Offsprings est un groupe qui m’a tout d’abord charmé à cause de leur touche sarcastique, j’ai été servie ici avec Americana qui cherche à dénoncer la vie à l’américaine, car en plus d’être ironique à souhait, on se moque de l’américanisation que je ne tiens pas dans mon cœur. Avec ce sujet, on retrouve une certaine profondeur dans une partie des titres, notamment dans The Kids Aren’t Alright dont j’adore le clip et Pay The Man. Malgré cela, c’est vraiment un album sans prise de tête, plus pop que les autres et qu’on accuse d’être trop commercial. Commercial ou pas, c’est pour l’instant mon préféré de la formation. Coloré et vivant, il apporte de bonnes vibrations – Pretty Fly (For A White Guy) le démontre bien – malgré les textes pas tous roses. Why Don’t You Get A Job? commence sur ces mots  »My friend’s got a girlfriend/Man he hates that bitch/ » , Feelings est une parodie de la chanson éponyme de Morris Albert dont les paroles ont été inversées, définitivement il n’y a pas beaucoup de romance dans ce CD. Je ne suis pas vraiment une romantique, She’s Got Issues qui raconte l’histoire d’un homme qui se retrouve avec une fille qui parle non-stop de son ex et de son père qui l’a quittée quand elle était jeune me fait surtout rire, le minimum de compassion qu’elle m’inspire va à l’homme plutôt qu’à la fille! Pour conclure, Americana est à mon avis un excellent album avec ces sonorités espagnoles qui donnent parfois l’impression d’être au milieu du désert.

The Piper At The Gates Of Dawn – Pink Floyd (1967)

piper

Depuis quelques temps, je suis fan de Pink Floyd. Après avoir exploré les grands succès, il ne faut pas craindre de sortir des sentiers battus en allant vers ce qui est un peu moins connu. Avec The Piper At The Gates of Dawn, j’ai été un peu dépaysée. Juste le titre de cet album me paraissait bizarre, quand j’ai regardé les morceaux je ne doutais plus de l’étrangeté de ce disque : Pow R. Toc H., Take Up Thy Stethoscope And Walk, The Gnome, oui, c’est très inspirant (presque). On est loin de Meddle qui l’est un de mes albums fétiches à cause de son côté rustique et plus terre à terre. Néanmoins, je n’ai pas à chialer, le psychédélisme me passionne, qui n’aime pas entendre de si douces paroles comme on les retrouve dans Flaming  »Lazing in the foggy dew / Sitting on a unicorn. / No fair, you can’t hear me /But I can you »? Blague à part, ce côté très trippy apporte une originalité garantie aux compositions, la variété dans les morceaux permet de voyager (surtout si on pas totalement sobre, hein) ou sinon, à défaut de permettre le voyagement, ça entraîne le sourire, la pièce Bike – si on retire le bout déjanté où se mêlent d’étranges sons d’horloge et autres objets – avec la naïveté de son texte soutire un petit retroussement des lèvres. En résumé, The Piper At The Gates Of Dawn est agréable à l’écoute (est-ce que Pink Floyd peut-être vraiment désagréable à écouter, franchement?), quoique pas inoubliable.

Soupir de soulagement, j’y suis parvenue, j’ai parlé d’albums de manière intelligente et, je l’espère, intéressante.  Que pensez-vous de cet article? Un concept avec lequel poursuivre ou non?

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