Camp NaNoWriMo 2014 : Gagnante/survivante

Écriture et littérature, Créations

J’ai manqué le départ pour faire l’annonce de ma participation, j’ai aussi raté le quinze pour vous donner mon rapport sur la moitié du chemin. Mieux vaut tard que jamais : en direct de la ligne d’arrivée (ou presque, j’ai terminé le 26), je vous parle de ce projet qui a captivé tout mes temps libres ce mois-ci.

Le titre? Les lettres qui dansent. Le synopsis initial? «Un jeune homme reçoit des lettres d’un inconnu de manière récurrente : ce dernier lui propose d’ouvrir ses horizons, de penser autrement. Par le biais de visions psychédéliques causées par ce mystérieux correspondant, notre personnage principal vivra une désillusion par rapport à la société d’aujourd’hui de façon a entraîné plusieurs bouleversements chez lui». Malgré le fait que je n’avais rien planifié d’avance – non je n’ai pas retenu de leçon de l’an dernier -,  j’ai réussi à diriger mon histoire dans la voie où je l’avais imaginé au début. Notre personnage principal, un jeune étudiant montréalais, se nomme Bastien Cartier. Dans ce récit à la première personne, il nous narre son évolution «spirituelle» pourrait-on dire à travers ses rencontres et surtout ses expérimentations dans le domaine des drogues. En biais, on suit l’échange de missives entre celui-ci et Conrad Max,  l’émulateur de tous ces changements.

Par ce simple paragraphe, j’explique bien le titre. Les lettres ont une place significative dans le déroulement des événements et il arrive fréquemment que les mots s’embrouillent et se libèrent du papier. En gros, ça résume une bonne partie de ma motivation vis-à-vis LLQD : j’avais envie de me lancer dans l’épistolaire et à la fois de me permettre une écriture très libertine, cela étant possible ici grâce au côté déjanté du correspondant de Bastien et des hallucinations parfois sans dessus dessous.

Ce n’est pas tout, j’ai pu aborder plusieurs sujets qui me tiennent à coeur. J’ai pu parler d’art et d’amour ainsi que de choses moins roses comme la standardisation, la mondialisation et l’urbanisation. À la base, je voulais consacrer mon 50 000 mots à la dénonciation de ce qui ne me plait pas dans la société actuelle, mais c’est une tâche plus difficile que je ne l’aurais cru. Donc, je laisse le peaufinage à plus tard en ce qui concerne cet aspect. Pour l’instant, je profite de ma paix intérieure et de ma fierté.

Certains de mes amis diront que je n’ai pas à me sentir si fière que ça, pour nombre d’entre eux mon roman parait comme un ramassis de phrases incohérentes et illogiques. Ces commentaires auraient pu me saper le moral, mais je les ai pris en riant. Il faut que je leur concède avec des passages de la sortes :

«Moi qui n’est pas baptisé, j’accueille Moïse en plein juin. C’est à ce moment que je parviens à me lever : je ressens le besoin de chercher des apéritifs pour notre invité d’honneur, mais l’orgie m’assomme, me ligote et malheur… Moïse s’y joint! Ce n’est pas très catholique tout ça, ça doit être le Moïse des juifs. Après que la peur me desserre la gorge, je me mets à rigoler de la scène devant moi. Mon rire est sinueux et contagieux. J’entends des chuchotements en jargon scientifique, mais je saisis bien quelques brèves lignes «Vaccin… contre… ce clown… abdos trop bruyants et puissants… épidémie…» . Je suis libre des cordes du sexe mural et j’effleure le plafond. Sauf que le plancher est plus confortable, on s’embrasse, je l’appelle ma muse. Je hurle qu’il est ma muse parce que je ne comprends pas ce qu’il répond».

Reste que le plus dur pour moi, ce ne fût pas l’avis des autres, mais le manque de temps. Avec 1001 travaux à remettre, mes objectifs de course (que j’ai cruellement mis de côté même si je participe au Color Me Rad le 18 mai) et mon semblant de vie sociale, si je ne m’avais pas transformé en Superwoman, je n’aurais jamais vu le bout. Sans parler qu’au début de la seconde semaine, je me suis tapé un retard de 4000 mots ce qui n’est pas tant mais bien assez pour me stresser pendant un bon moment. Je crois que cette année fût décidément l’année où j’ai été le plus ravie que les congés de Pâques arrivent! Heureusement que j’ai pu m’y reposer puisque lorsque l’on est en manque de sommeil constamment, la motivation déserte rapidement. Pourtant, j’ai fais de mon mieux pour traquer mes réussites en regroupant dans un fichier le meilleur de ce que j’écrivais quotiennement. J’ai même acheter le logiciel Write Or Die pour cesser de procrastiner. Reste que la chasse à la motivation a été très ardue durant tout le mois, ce n’est qu’au cap des 40 000 mots que j’ai attrapé ma proie.

Pour conclure, cette deuxième participation au camp NaNoWriMo d’avril fût aussi enrichissante qu’En 2013. C’était la première fois que je socialisais avec une cabine notamment ce qui s’est avéré agréable.  Tandis qu’à la première occasion, j’étais exaltée, au comble du bonheur, lorsque j’ai tapé «La fin» à mon jet, cette année ce fût un gros soupir de soulagement que je n’ai pu retenir après avoir atteint mon objectif. J’ai survécu, j’ai gagné avec 50 055 mots!

En résumé, si Les lettres qui dansent voit la lumière un jour, attendez vous à un roman épistolaire où se mêle psychédélisme et critique de société dans un décor québécois!

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4 réflexions sur “Camp NaNoWriMo 2014 : Gagnante/survivante

    1. Merci 🙂 Sinon,ej ne pense pas participer, je suis en session d’examen dans cette période-là. Puis ma tête en a assez d’écrire sous pression, d’ailleurs ça va me prendre un moment avant de reprendre tout le sommeil que j’ai perdu! Et toi?

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      1. Moi le sommeil, je compte pas le récupérer avant que mes filles soient majeures, donc c’est plus un problème 🙂
        Pour le reste, oui, je pense participer, les périodes de Nano sont les seuls où j’arrive à me concentrer pour écrire véritablement quelque chose et boucler mes projets.

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