Réviser son roman, comment rester motivé

Écriture et littérature, Réflexions

Le cégep recommençait le 25 janvier. De longues vacances à priori, les plus longues que j’ai eues depuis plusieurs années. Bon, vacances n’est peut-être pas le bon mot puisque j’ai travaillé presque tous ces jours. Sans rémunération en plus. C’est que je travaillais sur mon roman. S’entamait alors un grand combat contre la procrastination où le plus grand allié de l’auteur, la motivation, menaçait de fuir à tout moment…

À travers cette lutte pour la productivité, j’ai découvert cinq trucs pour ne pas perdre du terrain à l’adversaire.

1. Être matinal.

Pendant le NaNo, l’alarme sonnait parfois à 4h du matin pour écrire lorsque je savais que je n’avais pas de temps libre durant le jour. Pour ma révision, je me suis levée presque à tous les matins de mes vacances à 7h pour avancer mon manuscrit. J’aime donc prétendre que je suis une personne matinale qui est très productive aux alentours du levée du soleil. J’utilise prétendre, car c’est souvent faux. En réalité, ce que j’apprécie de l’acte de me réveiller plus tôt, c’est tout simplement que ça rajoute des heures à la plage horaire. Me lever à 7h m’a permise d’accomplir complètement mes tâches sans perdre la tête, puisque avec tout le temps supplémentaire, je pouvais me permettre des pauses. Des arrêts sont essentiels dans le processus de révision puisqu’il faut constamment réfléchir aux détails, on ne peut se permettre de manquer de concentration.

2. Se permettre d’avoir du plaisir.

Réviser un roman a de quoi de sérieux. Après tout, la phase créative est passée, c’est le temps d’être rationnel. Cependant, être constamment sérieux est loin d’être agréable. Pour être facilement motivé, il faut réussir à voir à travers le travail difficile les aspects amusants. Quelle est cette partie plaisante dans la révision d’un roman selon moi? Tout simplement les erreurs que l’on a commis dans le brouillon. Erreur peut rimer avec découragement. Cependant, ça me fait plutôt rire d’avoir écrit arbre au pluriel «arbrent».  «Je ne l’ai vu qu’une fois et vraiment très rarement» est une autre phrase que j’aime pas mal aussi. C’est certain que plusieurs cas de la sorte se cachent dans votre manuscrit.

3. Tenir un journal de bord.

Appliquer celui-là ne devrait pas être trop dur, parce que si vous révisez un roman, c’est parce que vous aimez écrire et c’est ce qu’on fait dans un journal. Le mien est format papier (joli, hein?) C’est en fait la continuité des notes que je prenais lors du premier jet. À chaque jour où je mets ma main à la pâte, j’écris une entrée. Nul besoin d’être aussi traditionnel que moi. Le journal de bord peut être un enregistrement vocal, un fichier Word, un blog ou votre compte Twitter. L’important est de ne pas tout garder à l’intérieur. Il faut avoir un endroit où on peut être irrationnel (dire qu’on est démotivé, qu’on a faim, qu’on déteste ce projet, etc.) tout en gardant  des comptes en marquant le nombre de pages retravaillés par session. En boni, c’est très cocasse à relire plus tard.

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4. Mantra positif/méditation

Depuis quelques temps, je suis à fond dans les méditations guidées. Néanmoins, les séances les plus efficaces sont celles que je fais sans accompagnement audio, seule avec moi-même. À mes yeux, la durée idéale est 10 minutes. C’est juste assez pour être dans le mood sans s’éterniser. Habituellement, je pratique juste avant de me lancer dans mon roman. Je me récite ce mantra positif : «Je visualise le succès, j’ai la patience et le talent pour l’atteindre, car je suis un auteur et l’écriture est mon art». Peut-être la phrase est-elle trop longue pour vous, mais pour moi, elle fonctionne parfaitement, me la répéter me motive. Je l’ai prise sur cet article de Writersrelief qui propose d’autres affirmations dans le même genre. Libre à vous aussi de créer votre mantra personnalisée. Et si la méditation n’est pas votre truc, peut-être l’écrire plusieurs fois ou l’afficher visiblement fera l’affaire. Bref, c’est un truc à essayer parce qu’il n’y a rien à perdre avec les pensées positives.

5. Musique reliée

J’ai cru être assez forte pour travailler dans le silence. J’ai eu tort. Je croyais que la musique allait contaminer mon univers. J’ai également eu tort. Elle ne fait que l’enrichir. Et elle motive après tout. Pour ma part, je suis plutôt chanceuse à ce niveau. Mon histoire est inspirée de la Beat Generation, mouvement qui a contribué au jazz et à d’autres genre. J’ai pu trouvé des playlists qui était donc à l’essence même de mon inspiration. Je suis plutôt du genre rock et indie, alors l’inusité de la trame sonore m’a transportée ailleurs, à l’occurrence, dans mes mots. Donc, il est important d’avoir un accompagnement musical fidèle à notre monde imaginaire. Songza/Google Play Music est souvent considéré comme la référence, car le tout est compilé par des professionnels. Cependant, je trouve que 8tracks est encore plus riche avec l’aspect individuel et toujours différent des mix. De plus, la recherche me semble plus fonctionnelle sur ce site.  Le petit dernier que j’ai découvert est Bandcamp. L’endroit rassemble des groupes émergents qui permettent l’écoute de leurs morceaux gratuitement (avec possibilité d’achat, bien sûr, mais les titres ne deviennent jamais payants). Tous les styles s’y trouvent, la plateforme est idéale pour ceux qui cherchent des sons originaux.

J’espère que ces conseils vous seront utiles, même si ce n’est pas la recette miracle. N’hésitez pas à partager vos tactiques pour rester motivé afin d’enrichir l’article!

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L’amour des bibliothèques

Écriture et littérature, Explorations

Avez-vous devinez que je suis amoureuse des livres depuis que vous avez découvert ce blog? Si non, je vous l’avoue : je suis inconditionnellement en amour avec les livres et tout ce qui les concerne. Heureusement, je ne suis pas seule, des millions de gens partagent cette addiction. Suffit de faire un tour sur Tumblr et Instagram et de taper #bookporn ou n’importe quel hashtag similaire pour découvrir des milliers d’images alléchantes.

Les amoureux des livres se sont tous déjà apitoyés sur le fait qu’ils n’auront jamais le temps de lire tous les ouvrages qu’ils désirent. Il est aussi impossible de parcourir toutes ces photos plus belles les unes que les autres sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi je tiens à vous partager ici un site en or : The Archivists.

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Le nom est anglais, mais le contenu est bilingue. Avec The Archivists, on parcourt les bibliothèques de Français de tous les âges et de toutes les régions. Les deux blogueurs qui gèrent le site ne sont pas seulement en quête de beaux-livres, mais en quête d’amants des mots. À travers des articles très personnels, on découvre un récit de leur visite chez leurs hommes et femmes de lettres où se retrouve parcelle d’entrevue, recommandations livresques et toujours un peu plus!

Dans ce «un peu plus», on ne peut passer à côté du support visuel. Marie-Pacifique Zeltner  sait capturer l’essence d’un endroit. Les bibliothèques sont au menu, mais les romans en sortent souvent pour s’aventurer un peu partout dans la maisonnée. Chaque cliché n’en contient pas nécessairement, mais ils sont choisis avec bon goût et nous montre à l’occasion d’autres collections.

En bref, un espace détente et une magnifique ode à la littérature qui fait agréablement changement des chroniques littéraires courantes. Personnellement, je suis constamment impatiente d’apercevoir un nouvel article en ligne. Jetez-y un coup d’œil, vous ne regretterez rien!

Si vous avez d’autres adresses dans le genre, n’hésitez pas à commenter!

Bilan 2015 + 10 (derniers) livres ou 100% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Voici brièvement les derniers ouvrages que j’ai parcourus pour atteindre mon objectif littéraire de 2015, soit de lire 50 titres en un an.

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée de Anonyme
Océan mer de Alessandro Barrico
Soie de Alessandro Barrico
Nadja de André Breton
Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
On ne badine pas avec l’amour de Alfred de Musset
Printemps de Christiane Rochefort
The Letters of Vincent Van Gogh édité par Mark Roskill
Huis clos suivi de Les mouches par Jean-Paul Sartre
Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Je suis bien heureuse d’être parvenue à mon but. Il est tellement rare que l’on tienne nos résolutions du Nouvel an! Donc, je finis sur un total de 50 versus 36 l’an dernier. Comme à mon habitude, j’ai été dans des horizons variés et j’ai découvert beaucoup de nouveaux auteurs . Pour ceux qui serait curieux de voir quelles étaient ces 40 autres lectures, rendez-vous à cet endroit.

Top 5 de 2015
L’écume des jours de Boris Vian
Dali. L’œuvre peint de Gilles Nénêt et Robert Deschenes
Malphas, tome 4 : Grande liquidation de Patrick Senécal
Ma vie de David Suzuki
La peau de chagrin de Honoré de Balzac

Je n’arrivais pas à me décider pour un top 3, alors j’en ai sélectionné 5. Une belle variété : du contemporain, du classique, de l’horreur, de la biographie et de l’autobiographie. Des livres que je vous conseille évidemment à tous!

Objectif pour 2016?
Non, merci. J’ai vu que je pouvais lire plus de 50 livres en un an et ça me satisfait amplement. Pour 2016, j’ai envie de mettre en priorité d’autres aspects de ma vie que la lecture. De plus, il est tellement agréable de lire au gré de nos envies sans que rien ne nous presse. (Je dis ça, mais j’ai achetée la Bible – par pure curiosité intellectuelle – et je berce l’envie utopique de la lire au complet cette année!) Je verrai aussi si je continue à partager mon suivi livresque, je n’en sais rien actuellement, mais je me connais, je suis incapable de ne pas parler de livre alors!

Sinon, je me fixe encore cet objectif de poster une fois par mois (au moins) sur Ressacar pour l’année qui s’en vient. Puis, je tiens à réviser en entier mon roman du camp Nano 2015, Les lettres qui dansent, je vous en reparlerai.  Au plaisir de vous lire, passez une bonne année vous tous.

10 livres (de plus) ou 80% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

 

Non, non, je n’ai toujours pas baissé les bras niveau lecture : je continue à lire pour atteindre ce fameux 50 malgré le manque de temps. En réalité, j’ai parcouru bien plus que 10 ouvrages dernièrement (recherches historiques obligent!), mais pas en leur entièreté, donc je ne vous les présenterais pas tous. Ils s’agissaient notamment de livres sur Hippolyte Taine, ce génie français, et également de livres sur l’éducation dans la Grèce antique.   Il reste que je vais vous partager en première partie les titres que j’ai lu pour l’école – car ils sont nombreux -, en seconde, ce que j’ai emprunté chez les gens çà et là, puis il sera question des livres de ma PAL que j’ai lu ces derniers mois.

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C’est surprenant, mais j’ai bien aimé ce que j’ai lu dans mes cours de français. Même les contes médiévaux (Les Lais) m’ont plu malgré le fait que ce ne soit pas du tout une époque qui m’intéresse. Molière m’a ravie également, j’ai toujours aimé son style et depuis que j’ai joué Les fourberie de Scapin, j’apprécie encore plus sa plume.  En ce qui concerne Moby Dick, ce n’était pas une lecture obligatoire, mais nous avions un séminaire sur la réadaptation moderne que Dominic Champagne et Bryan Perro faisait qu Théâtre du Nouveau-Monde (une excellente pièce d’ailleurs, une des meilleurs que je n’ai jamais vue!), alors j’ai décidé de fouiner un peu dans l’univers de Merville avant la représentation. L’anecdote relié à la lecture de ces deux tome est que j’ai pris le tome 1 de Rouaud et un peu lunatique, j’ai pris le tome 2 de Chabouté. Me rendant compte de l’erreur seulement chez moi, j’ai décidé de faire avec : après tout, c’est la même histoire. Bref, j’ai tout de même bien compris l’histoire et je peux dire que je préfère la série de Rouaud, j’ai préféré ses dessins colorés – à la peinture à l’huile je crois – plutôt que les noirs et blancs classiques de Chabouté.

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Donc, ci-dessus on voit les romans que j’ai piqué à mon entourage. La pièce de théâtre Le Visiteur fût une une lecture rapide, mais au combien satisfaisante. Même sans jamais avoir lu Schmitt, je le tenais en haute estime. Ce petit ouvrage confirme les éloges que j’avais entendus de lui, je reprendrais n’importe quand un texte de sa plume. Il est pareil pour Boris Vian et son incontournable L’écume des jours. Ce petit bijou a ravivé ma flamme de lectrice, j’ai été transporté le temps d’une soirée dans ce monde jazz et coloré, joyeux et si triste à la fois. J’ai aussi bien ri et pleuré devant le film (et pourtant je ne suis pas friande du cinéma français) J’aurais voulu rester plus longtemps dans cet univers!

Pour poursuivre, 4 livres sortis de la PAL. (Et 6 autres d’achetés, oups!) Aucun d’eux n’ont réellement été des coups de coeur, mais ils n’étaient pas mauvais non plus. Néanmoins, Le château de Kafka est une exception : je ne l’ai pas aimé du tout. Je n’ai pas abandonné ma lecture – que j’ai trouvé sinueuse et pénible – car je voulais connaître la fin. Ma déception fût grande quand j’ai découvert que ce «chef d’oeuvre» était inachevé. Bref, comme je disais, les autres titres n’étaient pas trop mal. Les poèmes de Guillaume Apollinaire étaient agréables, mais pas inoubliables. Le journal intime d’un arbre était original oui, mais un peu trop étrange à mon goût à certain point (un arbre narrateur d’ébats sexuels humains, non merci). Quant à L’amour fou, comme à peu près toutes choses surréalistes, ce n’est pas totalement compréhensible, mais Breton réussit à être tout de même intéressant.

Donc, c’est ici que ça ce conclut pour aujourd’hui. Il ne reste plus qu’un mois avant la ligne d’arrivée. Qui se fait un sprint littéraire en décembre?

La peur de l’infinité

Écriture et littérature, Réflexions

La vie comporte une infinité de possibilités. Dès notre naissance, la composition de notre ADN est une preuve qu’il y a énormément de combinaisons différentes pouvant former un petit être humain. Par la suite, le destin nous offre mille et un chemins nous forgeant encore là, tous un peu différemment les uns des autres. C’est ce qu’on appelle aussi la diversité, un phénomène décidément merveilleux.

Il est dommage que jamais nous ne rencontrions tous ces individus comportant chacun des richesses bien à eux. Tout le monde s’est déjà dit un jour ce genre de chose : je n’aurais jamais le temps de «insérer ici l’objet de vos désirs». Que ce soit de faire le tour de tous les continents, de regarder les meilleurs films de l’histoire du cinéma ou encore de lire tous les livres qui vous tentent, nous avons l’impression qu’on n’y parviendra jamais. Et dans certain cas, c’est vraiment le cas.

La diversité a de quoi de merveilleux comme je l’ai dit : elle brise la routine, elle enrichit la culture, etc. Cependant, cette infinité peut aussi sembler effrayante. En tant qu’artiste, en plus de craindre de ne pas pouvoir découvrir tous les plaisirs de la vie, j’ai peur de ne pas créer assez, en quelques sortes. Ces milliards d’individus peuplant notre planète sont intéressants oui, mais pensez à tous ses autres milliards qu’un auteur peut créer en tant que personnage dans son univers imaginaire. Toutes ces tonnes d’idées qui pourraient s’entremêler pour créer une œuvre remarquable. Les centaines de mots d’un court texte peuvent varier à l’infini, la couleur sur cette peinture pourrait être un peu plus pâle, un peu plus foncé ou même un peu plus rose. Comment choisir? Comment orienter nos priorités? Comment Rodin a-t-il su qu’il devait s’appliquer au Penseur plutôt qu’à une autre œuvre qui lui trottait dans la tête? Comment Léonard De Vinci a su que la Mona Lisa devait-être sa modèle?

Dans l’immédiat, je souffre de ma peur de l’infinité. Devrais-je écrire cette nouvelle de science-fiction qui me chicotte? Si oui, serait-elle plus agréable à lire sous forme de pièce de théâtre? Mon temps est précieux, devrais-je me concentrer sur mon recueil de poésie, qui me garantit peut-être un peu plus de succès? Et évidemment, comme à chaque fois qu’un artiste commence à avoir peur de créer, il ne fait que trembler, il ne crée plus du tout.

Vous avez dit haïkus ?

Écriture et littérature, Créations

Dans la situation dans laquelle je suis en ce moment – c’est-à-dire en grande difficulté  quant à l’écriture de textes consistants -, il ne faut pas baisser les bras. Quoi de mieux dans ce genre de cas que de mettre en valeur le peu qu’on parvienne à écrire?

Comme le titre l’annonce, il est question de haïkus. Cet art japonnais inventé par Masaoka Shiki  me charme depuis près d’un an maintenant grâce à ma découverte de l’auteur André Duhaime. Pour les novices, je vous rappelle qu’un haïku est une petite pièce de poésie composée de trois vers évoquant traditionnellement les saisons. Comme j’en parlais dans mon article sur les thèmes dans l’écriture, j’aime exploiter celui de la nature. De plus, le côté bref et spontané de la chose me permet d’en composer sans prise de tête contrairement à la prose que je repousse dernièrement.

Depuis novembre 2011, je tiens une guénizah de haïkus en ligne (pour ne pas tuer d’arbre en leur consacrant un cahier). D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, Tumblr m’a envoyé un message comme quoi mon site leur plaisait et qu’il l’afficherait éventuellement dans la section poésie, ce qui est valorisant. Je profite de ce billet pour également célébrer cette reconnaissance.

Bref, mon but ici est de vous présenter quelques-uns de mes haïkus composés au courant des mois précédents afin d’avoir vos commentaires et peut-être bien vous donnez envie d’en lire plus ou même encore, d’en écrire vous-même. Les voici :

AUTOMNE
Les arbres ne sont pas tristes
Eux comme moi avec toi
Sont mieux nus

Les flocons
Et leur ressac
Dans les flaques d’eau

HIVER
Les bancs de neige
Si haut
Qu’on ne peut s’y asseoir

La pluie de janvier
Qui pleure déjà
La nouvelle année?

PRINTEMPS
Le soleil
Les cernes
La nuit

Chère abeille,
Je ne suis pas une fleur
Alors que fais-tu?

ÉTÉ
Un bateau à vapeur
Transportant du riz
Quelle ironie

Des coureurs
Sous le soleil
Des lièvres

À nouveau, je vous invite à aller visiter ma guénizah de haïkus pour plus de poèmes. Néanmoins, je vous invite surtout à regarder par la fenêtre, apprécier ce que vous y verrez et composez trois petits vers, rien de trop compliqué. Avec de la chance, si c’est votre premier, ça ne sera pas le dernier puisque les haïkus, c’est facile et accessible à tout le monde. Le seul inconvénient considérable à cette forme de poésie, c’est la difficulté d’écrire son nom à l’ordinateur à cause des trémas ! 😉

10 (autres) livres ou 60% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Encore une fois, mon bilan essaie de se renouveler en se présentant avec un nouveau classement : puisque mes lectures le permettent, je vous présente les dix derniers livres que j’ai lus selon leur pays d’origine. J’ai été agréablement surprise de découvrir qu’une telle quantité de ces titres venaient de ma terre natale.

Donc, au niveau du Canada, on retrouve cinq oeuvres (dont une VO). Comme d’habitude, c’est le dernier de Patrick Senécal qui m’a le plus plu, je suis totalement vendue. Bref, le tome 4 de Malphas conclut bien cette saga. Ensuite, l’autobiographie de David Suzuki, Ma vie, m’a beaucoup inspirée : son parcours et sa philosophie nous font réfléchir. Pour continuer, on retrouve deux lectures scolaires : Hana’s Suitcase de Karen Levine et Comme une brûlure sur une robe du dimanche de Monique Fournier. Pour être franche, je n’ai aimé aucun des deux. Finalement, on retrouve SOS au Lac des Glaces de Jean-Pierre Guillet, un livre que j’avais gagné lors d’une dictée. Habituellement, je ne lis pas réellement les livres qu’on m’offre dans de telles circonstances (souvent des romans jeunesses), j’aurais pu passé mon tour pour celui-là aussi..

malphas comme une brulure sos lac des glaces 1436_Suzuki_vie hana

Le deuxième pays présenté est l’Allemagne. Décidément, la patrie a une littérature raffinée. Le liseur de Bernhard Schlink a été très intéressant avec sa nouvelle façon d’explorer le thème de la Deuxième Guerre mondiale. Également, Patrick Süskind m’a ravie avec son classique qu’est Le Parfum. D’ailleurs, l’adaptation cinématographique n’est pas mal non plus.

le liseur le parfum

 

La France vient en troisième. Les deux titres appartiennent à un autre siècle néanmoins. On retrouve Trois contes de Flaubert, ma première tentative avec cet auteur. Il faut croire que ce n’était pas un bon premier choix, même en lisant la préface explicative, je n’ai rien saisi de ces histoires. Les poèmes érotiques d’Évariste de Parny ont également été décevants, mais ça reste que ce n’est pas si mauvais. Carrément écrit en vieux français, on est loin du Cinquante nuances de Grey, on s’entend. C’est plutôt de l’amour enflammé, mais tout de même niais.

trois contes poésies

 

Pour le dernier, il n’y a qu’un roman représentant le Royaume-Uni. Il s’agit des contes de Beedle la barde de J.K. Rowling. Personnellement, je n’ai pas adoré Harry Potter, j’ai abandonné au deuxième. Cependant, une amie m’avait conseillé ce recueil et elle a bien fait, j’ai passé un moment agréable.

les-contes-de-Beedle-le-Barde

Et vous, que lisez-vous et qu’avez vous lu?

Quelques citations de nos surréalistes

Écriture et littérature, Explorations

Dans le cadre de recherche pour un projet d’écriture que je vous présenterai peut-être un jour, j’explore l’oeuvre du célèbre artiste Salvador Dali dans le volume de Taschen à son honneur. Au cours de ma lecture de sa vie, je n’ai pas pu m’empêcher, pour assouvir ma curiosité, de me pencher sur le second plus important personnage surréaliste André Breton, notamment à travers son Manifeste du surréalisme. Voici quelques extraits de ces ouvrages qui m’ont marqué. Dans l’ordre : deux de Breton et trois de Dali.

Ce n’est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l’imagination.

C’est craindre la folie qui m’a par contre poussée à oublier le métier de psychiatre comme perspective d’avenir haha! Non, mais réellement, cette phrase est incontestablement vraie.

On raconte que chaque jour, au moment de s’endormir, Saint-PolRoux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire: LE POÈTE TRAVAILLE.

L’idée est bonne, je pourrais peut-être l’adopter.

J’ai tant désiré vivre à une époque où il n’y  a rien a sauvé.

Rappelons nous que le prénom Salvador signifie le Sauveur. Après moult réflexions, je ne partage pas l’avis de Dali dans le cas où une partie de moi désire aider les gens et s’il n’y avait rien a sauvé, à quoi servirais-je? Cependant, cet extrait laisse à méditer.

Je sais ce que je mange, je ne sais pas ce que je fais.

Ce qui est le cas de plusieurs, j’imagine.

La beauté sera comestible ou ne sera pas.

Toujours ce délire sur la nourriture, une phrase digne d’un surréaliste n’est-ce-pas?

Sur ce, j’espère que ces quelques phrases vous auront permis de vous divertir ou de réfléchir. Il arrive trop fréquemment qu’on lise des perles rares de la sorte et qu’on les oublie. Oui, les noter dans un cahier à de quoi d’agréable, mais réellement, pour ne pas les perdre, il est encore mieux de les partager. 🙂

Notre chance d’avoir l’écriture

Écriture et littérature, Réflexions

Je venais tout juste de m’acheter un nouveau de tapis de yoga. Voilà pourquoi je lisais donc des blogs sur le yoga : parce que je suis extrêmement douée pour lire sur une activité plutôt que de la pratiquer. Cela va pour l’écriture, c’est bien plus intéressant regarder ce que les autres pensent de l’écriture et d’en parler plutôt que d’écrire en soi (ce n’est pas vrai, mais ainsi réfléchit beaucoup trop souvent mon cerveau). Au moins, aujourd’hui, cet article va satisfaire cette envie de parler d’écriture puisque tel est le sujet présenté.

En fait, le sujet peut se préciser ainsi : nous sommes extrêmement chanceux d’être en amour avec l’écriture.  Un sportif est aussi très chanceux d’être tombé sous le charme de sa discipline, mais ce n’est pas pareil. L’écriture est quelque chose de très libre et je n’apprends rien à personne en disant qu’elle permet de s’exprimer habilement. Le coureur peut courir, mais s’il aime inconditionnellement le tricot en plus d’adorer sa pratique, comment peut-il inclure ses deux passions l’une dans l’autre? Comment peut-il propager son amour du tricot en courant? Nous autres, auteurs, n’avons pas ce problème.

L’écriture ne se limite pas à des poèmes à l’eau de rose et à des romans de fiction. L’écriture peut aller n’importe où, vous êtes le guide. Votre futur roman peut mettre en vedette un personnage qui tricote si tel est votre désir et vous pouvez carrément écrire des articles sur le tricot sur votre blog. L’écriture est un médium qui peut directement ou indirectement rejoindre nos intérêts. Elle peut même nous aider à nous développer dans ses domaines. Puis, comme je le disais dans une conférence que j’ai donnée, dès que l’on écrit sur quelque chose qu’on aime, presque automatiquement, on aime l’écriture.

Cependant, cela ne s’arrête pas aux écrivains en herbe : chaque artiste est énormément chanceux. Bon, le comédien peut difficilement acter son amour du tricot, mais l’on comprend où je veux en venir. Un peintre peut passer une infinité de message à travers ses toiles, le sculpteur peut incorporer des éléments qui représentent ce qu’il affectionne, etc.

Bref, je lisais ces articles de yoga (notamment un qui parlait de yoga et de poésie) et je me disais : moi aussi, je pourrais en écrire, de la poésie sur le yoga. Après tout, je suis ici pour vous communiquer ce qui m’anime. Si vous n’aimez pas, vous passez votre tour simplement.

Tout cela pour dire qu’à cet instant présent, je suis très reconnaissante d’entretenir cette relation envers l’écriture parce qu’elle permet de rejoindre mille et un horizons qu’on n’aurait peut-être jamais rejoints autrement, parce qu’elle nous laisse vulgariser ce qui nous rend heureux, parce qu’elle devient ce qu’on aime tellement facilement.

10 (nouveaux) livres ou 40% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Dans mon article en date du 1er mars, je vous annonçais que j’avais déjà lu dix livres cette année. Aussi, je vous annonçais que j’allais vous les présenter par dizaine promettant ainsi un total de cinq articles récapitulatifs puisque mon objectif littéraire cette année est d’avoir lu au moins 50 titres (chose que je n’ai point réussi au cours des années antérieures). Alors, nous voilà à ce deuxième fameux bilan! Comme vous avez pu le remarquer, je lis des romans d’horizons multiples et cette fois-ci, la variété est encore au rendez-vous. C’est bien d’un côté, mais de l’autre, j’ai eu beaucoup de difficulté à les classifier pour cette présentation, ceci expliquant pourquoi je les ai plutôt placés selon l’appréciation que la catégorie.

Commençons par mes déceptions pour garder le meilleur pour la fin! Ma plus grande déception est sans aucun doute Le libraire -libraire, un métier qui fait rêver plusieurs d’entre nous pourtant-  de Gérard Bessette. Cette œuvre qui se veut un classique québécois est plat du début jusqu’à la dernière page (et quelle conclusion atroce).  Par la suite, on retrouve La mémoire de l’eau de Ying Chen. Cependant, le fait que je n’aie pas aimé est plus dû à mon incompréhension, le contenu est, je l’imagine, lorsque l’on met plus d’effort dans la lecture, excellent. Elle explique la situation chinoise d’une manière très poétique. Pour conclure ce paragraphe, j’ai lu Nous sommes Charlie des éditions Le livre de poche qui est un plaidoyer pour la liberté d’expression. La raison pourquoi je classe celui-ci dans les déceptions contrairement à la majorité qui ne cesse de le louanger, c’est que je m’attendais à ce que le thème soit plus la liberté d’expression justement plutôt que les attentats. Quelques contributions m’ont plu, mais il y a beaucoup de patriotisme français là-dedans – ce qui est très compréhensible -, mais voilà, bien que je supporte la France, je trouve que l’on fait tout une histoire de cette affaire. Nous paniquons (quand je dis nous, je parle de l’Occident) parce que nous devons se censurer un peu tandis que le reste du monde n’a pas la moitié de ce qu’on possède comme liberté de presse. Bref, c’est tout un autre sujet cela, retournons à nos moutons.

La prochaine section est dédiée au roman entre la déception et le coup de cœur, les romans agréables quoique pas tant marquants que ça. Tout d’abord, j’ai eu entre les mains L’étranger de Albert Camus, il fallait bien que je lise enfin son plus connu! Même si j’ai passé un bon moment,  ça ne m’a pas bouleversé. Ensuite, La vie intérieure de Martin Frost par Paul Auster (que j’ai acheté compulsivement je l’avoue), il s’agit d’un scénario de film en réalité. L’idée principale est bonne, mais le format du texte (et sa petitesse) m’a empêchée d’apprécier pleinement et je trouve que l’œuvre n’était pas à la hauteur du travail habituel de M. Auster. Pour poursuivre, j’ai également lu Le chevalier inexistant de Primo Levi. Franchement, ma relation avec Levi est plutôt mauvaise, je ne comprends pas pourquoi je m’acharne. Ce roman était un peu plus agréable grâce à l’humour comparé à ce que j’ai vu auparavant, mais je ne suis toujours pas convaincue. Puis, j’ai aussi découvert 2001 : L’odyssée de l’espace (le livre et le film) de Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick. Je suis vraiment ravie d’avoir parcouru cet incontournable de la science-fiction, mais au final, ça reste quelque chose d’assez bizarre.

Maintenant, le meilleur de ce dernier mois! Je n’ai pas honte de dire que le premier tome Cinquante nuances de Grey de E.L. James figure ici. J’ai une excuse néanmoins! C’est que je lis plutôt des livres lourds en général et cette aventure sans prise de tête m’a fait le plus grand bien : en quelques heures à peine, sans effort particulier, j’ai dévoré l’histoire de Christian Grey. D’ailleurs, je lis actuellement le deuxième opus. Niveau VO, The Boy In the Stripped Pajamas de John Boyne (que j’ai découvert encore sous forme de livre et de film) a été vraiment très enchanteur. Le point de vue d’un enfant par rapport à la Deuxième Guerre mondiale pique automatiquement notre curiosité et en bonus, notre narrateur est attachant. Pour terminer, il ne sera pas question de fiction, mais plutôt d’une biographie de Salvador Dali chez Taschen. J’ai entrepris des grandes recherches sur ce peintre en mars et j’ai découvert un personnage haut en couleur. Ce livre est magnifique autant visuellement que littérairement, je le conseille avec enthousiaste, une très bonne référence sur la vie de cet Espagnol marginal!

Donc voilà qui est tout! N’hésitez pas à me poser des questions sur mes lectures puisque je n’en parle que brièvement pour ne pas poster une brique, je serais heureuse de vous répondre. Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement? Combien de livre se sont déjà glissés entre vos mains? 😉