L’amour des bibliothèques

Écriture et littérature, Explorations

Avez-vous devinez que je suis amoureuse des livres depuis que vous avez découvert ce blog? Si non, je vous l’avoue : je suis inconditionnellement en amour avec les livres et tout ce qui les concerne. Heureusement, je ne suis pas seule, des millions de gens partagent cette addiction. Suffit de faire un tour sur Tumblr et Instagram et de taper #bookporn ou n’importe quel hashtag similaire pour découvrir des milliers d’images alléchantes.

Les amoureux des livres se sont tous déjà apitoyés sur le fait qu’ils n’auront jamais le temps de lire tous les ouvrages qu’ils désirent. Il est aussi impossible de parcourir toutes ces photos plus belles les unes que les autres sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi je tiens à vous partager ici un site en or : The Archivists.

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Le nom est anglais, mais le contenu est bilingue. Avec The Archivists, on parcourt les bibliothèques de Français de tous les âges et de toutes les régions. Les deux blogueurs qui gèrent le site ne sont pas seulement en quête de beaux-livres, mais en quête d’amants des mots. À travers des articles très personnels, on découvre un récit de leur visite chez leurs hommes et femmes de lettres où se retrouve parcelle d’entrevue, recommandations livresques et toujours un peu plus!

Dans ce «un peu plus», on ne peut passer à côté du support visuel. Marie-Pacifique Zeltner  sait capturer l’essence d’un endroit. Les bibliothèques sont au menu, mais les romans en sortent souvent pour s’aventurer un peu partout dans la maisonnée. Chaque cliché n’en contient pas nécessairement, mais ils sont choisis avec bon goût et nous montre à l’occasion d’autres collections.

En bref, un espace détente et une magnifique ode à la littérature qui fait agréablement changement des chroniques littéraires courantes. Personnellement, je suis constamment impatiente d’apercevoir un nouvel article en ligne. Jetez-y un coup d’œil, vous ne regretterez rien!

Si vous avez d’autres adresses dans le genre, n’hésitez pas à commenter!

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Bilan 2015 + 10 (derniers) livres ou 100% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Voici brièvement les derniers ouvrages que j’ai parcourus pour atteindre mon objectif littéraire de 2015, soit de lire 50 titres en un an.

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée de Anonyme
Océan mer de Alessandro Barrico
Soie de Alessandro Barrico
Nadja de André Breton
Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
On ne badine pas avec l’amour de Alfred de Musset
Printemps de Christiane Rochefort
The Letters of Vincent Van Gogh édité par Mark Roskill
Huis clos suivi de Les mouches par Jean-Paul Sartre
Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Je suis bien heureuse d’être parvenue à mon but. Il est tellement rare que l’on tienne nos résolutions du Nouvel an! Donc, je finis sur un total de 50 versus 36 l’an dernier. Comme à mon habitude, j’ai été dans des horizons variés et j’ai découvert beaucoup de nouveaux auteurs . Pour ceux qui serait curieux de voir quelles étaient ces 40 autres lectures, rendez-vous à cet endroit.

Top 5 de 2015
L’écume des jours de Boris Vian
Dali. L’œuvre peint de Gilles Nénêt et Robert Deschenes
Malphas, tome 4 : Grande liquidation de Patrick Senécal
Ma vie de David Suzuki
La peau de chagrin de Honoré de Balzac

Je n’arrivais pas à me décider pour un top 3, alors j’en ai sélectionné 5. Une belle variété : du contemporain, du classique, de l’horreur, de la biographie et de l’autobiographie. Des livres que je vous conseille évidemment à tous!

Objectif pour 2016?
Non, merci. J’ai vu que je pouvais lire plus de 50 livres en un an et ça me satisfait amplement. Pour 2016, j’ai envie de mettre en priorité d’autres aspects de ma vie que la lecture. De plus, il est tellement agréable de lire au gré de nos envies sans que rien ne nous presse. (Je dis ça, mais j’ai achetée la Bible – par pure curiosité intellectuelle – et je berce l’envie utopique de la lire au complet cette année!) Je verrai aussi si je continue à partager mon suivi livresque, je n’en sais rien actuellement, mais je me connais, je suis incapable de ne pas parler de livre alors!

Sinon, je me fixe encore cet objectif de poster une fois par mois (au moins) sur Ressacar pour l’année qui s’en vient. Puis, je tiens à réviser en entier mon roman du camp Nano 2015, Les lettres qui dansent, je vous en reparlerai.  Au plaisir de vous lire, passez une bonne année vous tous.

10 livres (de plus) ou 80% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

 

Non, non, je n’ai toujours pas baissé les bras niveau lecture : je continue à lire pour atteindre ce fameux 50 malgré le manque de temps. En réalité, j’ai parcouru bien plus que 10 ouvrages dernièrement (recherches historiques obligent!), mais pas en leur entièreté, donc je ne vous les présenterais pas tous. Ils s’agissaient notamment de livres sur Hippolyte Taine, ce génie français, et également de livres sur l’éducation dans la Grèce antique.   Il reste que je vais vous partager en première partie les titres que j’ai lu pour l’école – car ils sont nombreux -, en seconde, ce que j’ai emprunté chez les gens çà et là, puis il sera question des livres de ma PAL que j’ai lu ces derniers mois.

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C’est surprenant, mais j’ai bien aimé ce que j’ai lu dans mes cours de français. Même les contes médiévaux (Les Lais) m’ont plu malgré le fait que ce ne soit pas du tout une époque qui m’intéresse. Molière m’a ravie également, j’ai toujours aimé son style et depuis que j’ai joué Les fourberie de Scapin, j’apprécie encore plus sa plume.  En ce qui concerne Moby Dick, ce n’était pas une lecture obligatoire, mais nous avions un séminaire sur la réadaptation moderne que Dominic Champagne et Bryan Perro faisait qu Théâtre du Nouveau-Monde (une excellente pièce d’ailleurs, une des meilleurs que je n’ai jamais vue!), alors j’ai décidé de fouiner un peu dans l’univers de Merville avant la représentation. L’anecdote relié à la lecture de ces deux tome est que j’ai pris le tome 1 de Rouaud et un peu lunatique, j’ai pris le tome 2 de Chabouté. Me rendant compte de l’erreur seulement chez moi, j’ai décidé de faire avec : après tout, c’est la même histoire. Bref, j’ai tout de même bien compris l’histoire et je peux dire que je préfère la série de Rouaud, j’ai préféré ses dessins colorés – à la peinture à l’huile je crois – plutôt que les noirs et blancs classiques de Chabouté.

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Donc, ci-dessus on voit les romans que j’ai piqué à mon entourage. La pièce de théâtre Le Visiteur fût une une lecture rapide, mais au combien satisfaisante. Même sans jamais avoir lu Schmitt, je le tenais en haute estime. Ce petit ouvrage confirme les éloges que j’avais entendus de lui, je reprendrais n’importe quand un texte de sa plume. Il est pareil pour Boris Vian et son incontournable L’écume des jours. Ce petit bijou a ravivé ma flamme de lectrice, j’ai été transporté le temps d’une soirée dans ce monde jazz et coloré, joyeux et si triste à la fois. J’ai aussi bien ri et pleuré devant le film (et pourtant je ne suis pas friande du cinéma français) J’aurais voulu rester plus longtemps dans cet univers!

Pour poursuivre, 4 livres sortis de la PAL. (Et 6 autres d’achetés, oups!) Aucun d’eux n’ont réellement été des coups de coeur, mais ils n’étaient pas mauvais non plus. Néanmoins, Le château de Kafka est une exception : je ne l’ai pas aimé du tout. Je n’ai pas abandonné ma lecture – que j’ai trouvé sinueuse et pénible – car je voulais connaître la fin. Ma déception fût grande quand j’ai découvert que ce «chef d’oeuvre» était inachevé. Bref, comme je disais, les autres titres n’étaient pas trop mal. Les poèmes de Guillaume Apollinaire étaient agréables, mais pas inoubliables. Le journal intime d’un arbre était original oui, mais un peu trop étrange à mon goût à certain point (un arbre narrateur d’ébats sexuels humains, non merci). Quant à L’amour fou, comme à peu près toutes choses surréalistes, ce n’est pas totalement compréhensible, mais Breton réussit à être tout de même intéressant.

Donc, c’est ici que ça ce conclut pour aujourd’hui. Il ne reste plus qu’un mois avant la ligne d’arrivée. Qui se fait un sprint littéraire en décembre?

10 (autres) livres ou 60% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Encore une fois, mon bilan essaie de se renouveler en se présentant avec un nouveau classement : puisque mes lectures le permettent, je vous présente les dix derniers livres que j’ai lus selon leur pays d’origine. J’ai été agréablement surprise de découvrir qu’une telle quantité de ces titres venaient de ma terre natale.

Donc, au niveau du Canada, on retrouve cinq oeuvres (dont une VO). Comme d’habitude, c’est le dernier de Patrick Senécal qui m’a le plus plu, je suis totalement vendue. Bref, le tome 4 de Malphas conclut bien cette saga. Ensuite, l’autobiographie de David Suzuki, Ma vie, m’a beaucoup inspirée : son parcours et sa philosophie nous font réfléchir. Pour continuer, on retrouve deux lectures scolaires : Hana’s Suitcase de Karen Levine et Comme une brûlure sur une robe du dimanche de Monique Fournier. Pour être franche, je n’ai aimé aucun des deux. Finalement, on retrouve SOS au Lac des Glaces de Jean-Pierre Guillet, un livre que j’avais gagné lors d’une dictée. Habituellement, je ne lis pas réellement les livres qu’on m’offre dans de telles circonstances (souvent des romans jeunesses), j’aurais pu passé mon tour pour celui-là aussi..

malphas comme une brulure sos lac des glaces 1436_Suzuki_vie hana

Le deuxième pays présenté est l’Allemagne. Décidément, la patrie a une littérature raffinée. Le liseur de Bernhard Schlink a été très intéressant avec sa nouvelle façon d’explorer le thème de la Deuxième Guerre mondiale. Également, Patrick Süskind m’a ravie avec son classique qu’est Le Parfum. D’ailleurs, l’adaptation cinématographique n’est pas mal non plus.

le liseur le parfum

 

La France vient en troisième. Les deux titres appartiennent à un autre siècle néanmoins. On retrouve Trois contes de Flaubert, ma première tentative avec cet auteur. Il faut croire que ce n’était pas un bon premier choix, même en lisant la préface explicative, je n’ai rien saisi de ces histoires. Les poèmes érotiques d’Évariste de Parny ont également été décevants, mais ça reste que ce n’est pas si mauvais. Carrément écrit en vieux français, on est loin du Cinquante nuances de Grey, on s’entend. C’est plutôt de l’amour enflammé, mais tout de même niais.

trois contes poésies

 

Pour le dernier, il n’y a qu’un roman représentant le Royaume-Uni. Il s’agit des contes de Beedle la barde de J.K. Rowling. Personnellement, je n’ai pas adoré Harry Potter, j’ai abandonné au deuxième. Cependant, une amie m’avait conseillé ce recueil et elle a bien fait, j’ai passé un moment agréable.

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Et vous, que lisez-vous et qu’avez vous lu?

Quelques citations de nos surréalistes

Écriture et littérature, Explorations

Dans le cadre de recherche pour un projet d’écriture que je vous présenterai peut-être un jour, j’explore l’oeuvre du célèbre artiste Salvador Dali dans le volume de Taschen à son honneur. Au cours de ma lecture de sa vie, je n’ai pas pu m’empêcher, pour assouvir ma curiosité, de me pencher sur le second plus important personnage surréaliste André Breton, notamment à travers son Manifeste du surréalisme. Voici quelques extraits de ces ouvrages qui m’ont marqué. Dans l’ordre : deux de Breton et trois de Dali.

Ce n’est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l’imagination.

C’est craindre la folie qui m’a par contre poussée à oublier le métier de psychiatre comme perspective d’avenir haha! Non, mais réellement, cette phrase est incontestablement vraie.

On raconte que chaque jour, au moment de s’endormir, Saint-PolRoux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire: LE POÈTE TRAVAILLE.

L’idée est bonne, je pourrais peut-être l’adopter.

J’ai tant désiré vivre à une époque où il n’y  a rien a sauvé.

Rappelons nous que le prénom Salvador signifie le Sauveur. Après moult réflexions, je ne partage pas l’avis de Dali dans le cas où une partie de moi désire aider les gens et s’il n’y avait rien a sauvé, à quoi servirais-je? Cependant, cet extrait laisse à méditer.

Je sais ce que je mange, je ne sais pas ce que je fais.

Ce qui est le cas de plusieurs, j’imagine.

La beauté sera comestible ou ne sera pas.

Toujours ce délire sur la nourriture, une phrase digne d’un surréaliste n’est-ce-pas?

Sur ce, j’espère que ces quelques phrases vous auront permis de vous divertir ou de réfléchir. Il arrive trop fréquemment qu’on lise des perles rares de la sorte et qu’on les oublie. Oui, les noter dans un cahier à de quoi d’agréable, mais réellement, pour ne pas les perdre, il est encore mieux de les partager. 🙂

10 (nouveaux) livres ou 40% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Dans mon article en date du 1er mars, je vous annonçais que j’avais déjà lu dix livres cette année. Aussi, je vous annonçais que j’allais vous les présenter par dizaine promettant ainsi un total de cinq articles récapitulatifs puisque mon objectif littéraire cette année est d’avoir lu au moins 50 titres (chose que je n’ai point réussi au cours des années antérieures). Alors, nous voilà à ce deuxième fameux bilan! Comme vous avez pu le remarquer, je lis des romans d’horizons multiples et cette fois-ci, la variété est encore au rendez-vous. C’est bien d’un côté, mais de l’autre, j’ai eu beaucoup de difficulté à les classifier pour cette présentation, ceci expliquant pourquoi je les ai plutôt placés selon l’appréciation que la catégorie.

Commençons par mes déceptions pour garder le meilleur pour la fin! Ma plus grande déception est sans aucun doute Le libraire -libraire, un métier qui fait rêver plusieurs d’entre nous pourtant-  de Gérard Bessette. Cette œuvre qui se veut un classique québécois est plat du début jusqu’à la dernière page (et quelle conclusion atroce).  Par la suite, on retrouve La mémoire de l’eau de Ying Chen. Cependant, le fait que je n’aie pas aimé est plus dû à mon incompréhension, le contenu est, je l’imagine, lorsque l’on met plus d’effort dans la lecture, excellent. Elle explique la situation chinoise d’une manière très poétique. Pour conclure ce paragraphe, j’ai lu Nous sommes Charlie des éditions Le livre de poche qui est un plaidoyer pour la liberté d’expression. La raison pourquoi je classe celui-ci dans les déceptions contrairement à la majorité qui ne cesse de le louanger, c’est que je m’attendais à ce que le thème soit plus la liberté d’expression justement plutôt que les attentats. Quelques contributions m’ont plu, mais il y a beaucoup de patriotisme français là-dedans – ce qui est très compréhensible -, mais voilà, bien que je supporte la France, je trouve que l’on fait tout une histoire de cette affaire. Nous paniquons (quand je dis nous, je parle de l’Occident) parce que nous devons se censurer un peu tandis que le reste du monde n’a pas la moitié de ce qu’on possède comme liberté de presse. Bref, c’est tout un autre sujet cela, retournons à nos moutons.

La prochaine section est dédiée au roman entre la déception et le coup de cœur, les romans agréables quoique pas tant marquants que ça. Tout d’abord, j’ai eu entre les mains L’étranger de Albert Camus, il fallait bien que je lise enfin son plus connu! Même si j’ai passé un bon moment,  ça ne m’a pas bouleversé. Ensuite, La vie intérieure de Martin Frost par Paul Auster (que j’ai acheté compulsivement je l’avoue), il s’agit d’un scénario de film en réalité. L’idée principale est bonne, mais le format du texte (et sa petitesse) m’a empêchée d’apprécier pleinement et je trouve que l’œuvre n’était pas à la hauteur du travail habituel de M. Auster. Pour poursuivre, j’ai également lu Le chevalier inexistant de Primo Levi. Franchement, ma relation avec Levi est plutôt mauvaise, je ne comprends pas pourquoi je m’acharne. Ce roman était un peu plus agréable grâce à l’humour comparé à ce que j’ai vu auparavant, mais je ne suis toujours pas convaincue. Puis, j’ai aussi découvert 2001 : L’odyssée de l’espace (le livre et le film) de Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick. Je suis vraiment ravie d’avoir parcouru cet incontournable de la science-fiction, mais au final, ça reste quelque chose d’assez bizarre.

Maintenant, le meilleur de ce dernier mois! Je n’ai pas honte de dire que le premier tome Cinquante nuances de Grey de E.L. James figure ici. J’ai une excuse néanmoins! C’est que je lis plutôt des livres lourds en général et cette aventure sans prise de tête m’a fait le plus grand bien : en quelques heures à peine, sans effort particulier, j’ai dévoré l’histoire de Christian Grey. D’ailleurs, je lis actuellement le deuxième opus. Niveau VO, The Boy In the Stripped Pajamas de John Boyne (que j’ai découvert encore sous forme de livre et de film) a été vraiment très enchanteur. Le point de vue d’un enfant par rapport à la Deuxième Guerre mondiale pique automatiquement notre curiosité et en bonus, notre narrateur est attachant. Pour terminer, il ne sera pas question de fiction, mais plutôt d’une biographie de Salvador Dali chez Taschen. J’ai entrepris des grandes recherches sur ce peintre en mars et j’ai découvert un personnage haut en couleur. Ce livre est magnifique autant visuellement que littérairement, je le conseille avec enthousiaste, une très bonne référence sur la vie de cet Espagnol marginal!

Donc voilà qui est tout! N’hésitez pas à me poser des questions sur mes lectures puisque je n’en parle que brièvement pour ne pas poster une brique, je serais heureuse de vous répondre. Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement? Combien de livre se sont déjà glissés entre vos mains? 😉

Vinyles : Mes premiers pas

Explorations, Musique

Je vous présente  la Music Hall USB-1, j’ai nommé le cadeau de Noël que mon amoureux et moi nous nous avons fait. Oui, nous nous sommes acheté une table tournante! Nous deux étant des fans de musique et spécialement de vieux rock, nous étions triste de laisser pourrir les vinyles de son sous-sol où traînaient notamment des 45 tours de The Doors et des 33 tours des Beatles. Et puis, qui pourrait résister au charme des vinyles? Leur côté massif et authentique, ne vaut-il pas tellement plus qu’un CD ou qu’un mp3?

Donc, voilà, depuis décembre je fais mes premiers pas dans l’univers merveilleux des vinyle. Je suis toujours à la recherche d’autres passionnés avec qui partager ce nouveau passe-temps. Pour l’instant, c’est à vous que je partage ce premier billet sur le sujet. J’aborde ici la question des premières fois.

Mon premier vinyle acheté

L’album de 1994 Duke de Genesis a été mon premier achat. Il est l’un des plus célèbres de la formation, on y retrouve notamment Turn It On Again, Duchess et Misunderstanding. C’est à travers ce dernier que Genesis a pris un tournant plus pop et commercial, délaissant un peu leur rock progressif. Quand je me le suis procuré, je n’aurais même pas pu dire un titre du groupe sur le coup, je ne les connaissais que de nom. Je n’ai peut-être pas eu le coup de foudre en l’écoutant pour la première fois, mais c’est réellement un bon point de départ pour mon aventure dans l’achat de longs-jeux,.

Mon premier problème

C’est au moment de cette première dépense que j’ai découvert quel serait mon problème la majorité du temps. Je suis au Québec, une province francophone. J’aurais dû m’en douter en voyant que la collection qui prenait la poussière dans un garde-robe comprenait pleins de titre français, ça ne pouvait qu’être pire dans les brocantes du coin! Je ne suis pas une fervente adepte de la musique française – même si j’essaie à chaque année d’aimer ça un peu plus que l’an d’avant -, mais je tolère quand même plusieurs artistes. Dans ceux que je possède en vinyle, je respecte quand même Beau Dommage et Plume Latraverse. On ne sait jamais non plus quand on tombera sur un morceau qui touche l’âme à la Édith Piaf dans notre belle langue. Bref, je vois ce problème plus comme un défi pour mes désirs de rock, mais je ne crois pas que ça m’arrêtera.

Mon premier vinyle cruellement désiré

Oh lui! Je rêve d’Abraxas de Carlos Santana depuis que sa pièce Black Magic Woman m’a envoûtée. Je suis près de ressortir mes livres de sortilèges à force d’avoir pris en tête l’air suave de cette chanson. L’original est de Fleetwood Mac, mais cette version-ci est franchement meilleure. Pour en revenir à l’album, il a un nom si intriguant. Il relate d’une figure ésotérique, d’un genre de dieu/démon de la croyance gnostique qui réunirait le bien et le mal. Dès que quelque chose évoque Aleister Crowley, je suis immédiatement intéressée et ce terme aurait été présent dans ces ouvrages, de quoi piquer ma curiosité encore plus.Je ne m’autorise même pas à aller l’écouter sur Youtube avant de le posséder tant je veux que cet instant soit parfait. Au moins, il ne me reste plus longtemps à attendre : le paiement est réglé, il ne reste plus que le facteur me l’emmène.

Mes premiers vinyles neufs et actuels

Pour les neufs et actuels, on a été d’une pierre deux coup. On s’est procuré Dark Eyes de Half Moon Run que j’ai élu album de 2014 dans mon article bilan et aussi Hail To The King de Avenged Sevenfold qui se sont arrêtés à Montréal en mai dernier. On remarque de ses nouveautés comparées aux plus vieux que de nos jours, le matériel est beaucoup plus lourd. Hail To The King vient en 2 disques, car il n’y a que 2 ou 3 chansons par côté pour une meilleure qualité. Quant à Dark Eyes, ils y ont été moins fort sur la qualité, mais j’ai été ravie de découvrir une chanson supplémentaire nommée Unofferable. Ce dernier morceau est uniquement sur la compilation internationale et j’écoutais jusqu’à maintenant la version canadienne. Depuis mon acquisition, je l’ai beaucoup écouté. Avec des vinyles, j’ai l’impression qu’on prend plus la peine d’écouter la musique. Par exemple, je n’avais jamais remarqué avant qu’on entendait des sirènes de pompier durant Fire Escape.

Ouf! Ça a fait du bien d’enfin s’exprimer sur cette addiction qui me possède désormais. J’imagine que je vais devoir revenir libérer mes émotions éventuellement, car pour être une vraie mélomane et collectionneuse, je considère que je me dois de connaître l’histoire derrière chaque vinyle. Je crois que chaque LP cache derrière lui son anecdote et il serait triste qu’elle ne soit jamais connue!

10 livres ou 20% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Alors que certains présentent leurs lectures à tous les Lundi : Que lisez-vous?, d’autres le font à tous les mois. Dans mon anticonformisme, j’ai décidé de vous les présenter par dizaine, c’est-à-dire, dès que j’aurais dix nouveaux livres lus, je viendrai vous résumer les points forts et faibles.

Alors, pour janvier et février, dix titres (un vrai départ de lion).Parmi ceux-ci, deux bandes-dessinées, mais je n’ai pas opté pour ces derniers seulement parce qu’ils se lisent vite, au contraire, l’une d’elle avait 600 pages. Il s’agit de Habibi de Craig Thompson, il y traire d’un sujet sérieux avec brio, soit la place de la femme au Moyen-Orient. On découvre des paysages désertiques, des harems, des villages pauvres : on ne cache pas la misère et il est difficile de ne pas être touché. Dans un autre registre, Sale canal de Patrick Senécal (auteur) et Tristan Demers (dessinateur) m’a passé entre les mains et je le conseille vivement, particulièrement aux Québécois. Les deux caricaturent les problèmes de société et spécialement l’actualité de notre belle province. À se tordre de rire!

Du côté VO, nous avons Legends of Vancouver de E. Pauline Johnson, le nom explique assez bien le contenu. Puis, il y a également Othello de Shakespeare qui m’a bien plu ma foi, j’espère trouver un jour l’occasion de retenter ce dramaturge.

Pour poursuivre dans les classiques, j’ai lu La Peau de Chagrin de Balzac pour l’école (à titre informatif, c’était un roman au choix et non forcé), d’ailleurs, j’y travaille encore, et sincèrement, j’ai beaucoup aimé. Balzac écrit magnifiquement et je ne me suis pas ennuyée avec cette oeuvre qui laisse à réfléchir. Ensuite, celui-là est plutôt un classique canadien, car il est le fruit de Jack Kerouac, j’ai nommé Docteur Sax. Mes attentes étaient très hautes et j’ai été un peu déçue. Malgré un début confus, le fantastique et le côté nostalgique rattrape le tout.

Plus que quatre! Commençons avec le premier tome de Eon par Alison Goodman. Ce titre jeunesse tournant autour des dragons et de la lutte pour le pouvoir ne révolutionnera pas le monde, mais il est bien agréable. Il se lit vite et sans prise de tête.

Finalement, trois déceptions  : Les gens fidèles ne font pas les nouvelles (qui est un recueil de nouvelles justement) de Nadine Bishmoush, L’acquittement de Gaétan Soucy qui n’est vraiment pas à la hauteur de La petite fille qui aimait trop les allumettes (même si la fin est surprenante) et Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb qui n’est pas une déception à 100%, mais il me laisse mitigée comme le fait souvent l’écrivaine.

Bref, ces dix ouvrages représentent donc une avancée de 20% dans mon défi littéraire personnel de lire cinquante livres en un an. J’ai pris un peu d’avance, mais il faut en profiter tant que la motivation est là! Et vous, quels sont vos objectifs de lecture? Quels livres vous ont marqué en ce début d’année?

Le meilleur et le pire de 2014

Divers, Explorations

Je vais y aller de manière générale. Je ne me prendrai pas la tête : si je n’arrive pas à me décider sur lequel d’une catégorie a été le meilleur l’an passé, je dirais le pire s’il me vient à l’esprit plus vite. De plus, il ne s’agira pas nécessairement d’un titre de 2014, mais bien de ce qui m’aura filé entre les mains et devant les yeux durant les douze derniers mois.

Musique

Commençons traditionnellement avec l’album de l’année : tous les honneurs vont à Dark Eyes de Half Moon Run. Je dis tous, mais bien d’autres albums ont mérité des félicitations dont Ghost Stories de Coldplay, l’album éponyme de Hozier, etc. En tout cas, de mon côté, Dark Eyes a été le titre que j’ai le plus écouté, ma chanson fétiche est sûrement Call Me in the Afternoon. J’ai même eu la chance cette été de voir la formation au Festival des Montgolfières et je peux dire que la formation est aussi envoûtante (sinon plus!) sur scène que sur sur CD. J’ai très hâte qu’ils sortent quelques choses de nouveau.

Cinéma

Ici, je ne peux pas totalement dire quel film est le meilleur, mais je peux sans hésiter nommer le pire. Quand je dis pire, je parle du plus étrange que j’aille vu. Il s’agit de Caligula avec Malcolm McDowell, l’acteur principal de Orange Mécanique entre autre.  Paru en 1979, je n’imagine pas les réactions de l’époque alors que je l’ai trouvé bouleversant aujourd’hui. Moi qui s’attendais à un film dans la même lignée de The Holy Mountain mais avec un décor romain – car l’histoire est inspirée par le troisième empereur romain nommé Caligula -, j’étais loin de la vérité. Déjà qu’il prend des allures de pièce de théâtre par moment, lorsque les scènes deviennent carrément pornographiques,  mais d’une pornographie bizarre et dérangeante, c’est trop. Bref, toute une expérience audiovisuelle.

Littérature

Du côté livresque, c’est très facile de choisir. Bien que le roman Aliss soit sorti en 2000, ce n’est qu’en mars dernier que j’ai pu le lire. J’en avais donné mon avis complet sur mon blog de critique littéraire. En résumé, on peut dire de cette oeuvre de Patrick Senécal qu’elle est comme nulle autre. Sa reprise sombre d’Alice au pays des merveilles donne la chair de poule tout en faisant rire et pleurer. Je lui lève son chapeau pour son travail haut en couleur!

Boisson

Ça peut paraître une étrange catégorie, mais sachez que je ne suis pas une alcoolique, mais bien une théolique. 2014 marque probablement le début officiel de mon addiction au thé. J’en ai bu des litres et des litres, chauds comme froids, nombre d’entre eux étaient délicieux. Donc, vous devinez que je ne viens pas dire lequel a été mon favori, mais bien le plus dégoûtant que j’ai eu la chance (malchance?) de goûter. Il s’agit du Lapsang Souchong Étoilé de chez David’s Tea. Ce thé noir aux arômes de pin est pour les amateurs de whiskys malts (j’aime bien le whisky… Bon je ne bois que du Jack’s Daniel) et de cigares fins (ça aussi j’aime, bien ça sent agréable quoique je n’en fume pas). La description ne paraît pas si mal, jusqu’à temps qu’on sente les feuilles ou pire, qu’on boive une tasse! Ceci, on dirait du bacon liquide, du saumon fumée infusé. Je n’en prendrais pas une autre gorgée pour parvenir à préciser ce goût, non non! Bref, peut-être en guise d’épice dans un repas, ça pourrait passer, mais comme boisson chaude, je passe mon tour!

Moment

Pour qu’il y ait plus de positif que de négatif – car c’est pendant cette période-ci que les gens sont les plus optimistes -, je vais rajouter mon plus beau moment de l’année. Outre ma victoire au camp NaNoWriMo, la plus belle chose qui me soit arrivée est tout simplement la rencontre de mon copain le 24 janvier. Je l’aime encore énormément et 2015 me semble prometteur juste par sa présence!

Pour conclure, j’espère que chacun de vous avez passé un joyeux temps des fêtes et que l’avenir vous sera favorable! Que la santé, le bonheur, l’amour, le succès soient à votre porte ainsi que tout ce  que vous pouvez désirer.

La poésie de la semaine

Écriture et littérature, Explorations

Vous vous souvenez de mon article Sauvons la poésie où j’exprimais ma peur que cet art s’éteigne à petit feu? Je suis de retour pour aborder ce sujet étant donné que la poésie est très présente dans ma vie dernièrement. Vous vous souvenez que je compose actuellement un recueil de poème sur la différence en tant que projet personnel à l’école, et bien, le travail de recherche est très demandant. Je me dois de lire le plus de recueil possible pour bien maîtriser la forme, surtout que je dois exploiter le plus de genres poétiques (alexandrins, sonnets, haïkus, etc.) possibles. Il faut dire que cette poésie est comme une bouffée d’air dans ma vie chargée, des strophes par-ci par-là, c’est tellement plus léger que des romans et des manuels. Étant donné que mes lectures m’éblouissent presque à chaque page, je me suis dit qu’il me fallait de les partager.

Tout d’abord, je lis Le cercle ouvert de Gilbert Langevin – il siège désormais parmi mes poètes favoris -, le recueil est suivi de trois autres ouvrages de l’auteur, tous aussi bon les uns que les autres ce qui donne un total assez volumineux, près de 200 pages. Sans que ses poèmes soient nécessairement la suite du prochain, ils s’emboîtent tous à merveille, avec fluidité. Le style imagé de l’auteur est remarquable, la subtilité de ces courts jets m’impressionne. Voici deux de mes passages préférés jusqu’à présent :

« Tu es déjà bien loin
de la passion promise

tu récoltes la disgrâce
et les fruits blessés
d’un temps sans délice
en espérant la venue
d’une ferveur en fleur»

«Les délices d’une infusion
le toit bouge légèrement
une cigarette respire
ce n’est plus l’heure de dormir
ce n’est plus comme avant
quand vivre on ne savait
ni pourquoi ni comment

aptitude lunaire ou détour d’âge»

Par la suite, j’explore aussi L’affaire de l’espèce humaine de Raymond Lévesque qui est de son côté beaucoup plus sombre. Le pessimisme me plait néanmoins, ayant moi-même tendance à écrire pour dénoncer. Évoquant le communisme, le soldat, la peur, la faim pour ne nommer que ceux-là, on découvre un portrait réaliste de la société et ce encore, avec grande beauté sans fioriture. On a même droit à une section traitant uniquement les États-Unis. Cependant, j’ai trouvé un peu répétitifs quelques passages. L’extrait que je tiens à vous présenter est le premier poème nommé Ce que je crois, qui démontre bien la cruauté de l’œuvre :

«Ce que je crois c’est que l’homme est un fléeau
habité par la haine
et l’esprit de destruction,
sans aucun respect pour la vie
et l’œuvre de la création.
La nature ne pouvant tolérer
de tels crimes
cherche à le détruire
et il se détruira».

Mon troisième titre entamé m’a été prêté par une amie. Il s’agit de L’homme rapaillé de Gaston Miron et je dois avouer que je suis tombée sous le charme. Le poème que je vais vous présenter, je n’ai pas pu m’empêcher de le relire des dizaines de fois avec à l’occasion, des larmes aux yeux (et souvent le réciter à voix haute à cause de sa musicalité). Gaston Miron est plus un romantique et il plane sur sa poésie une grande douceur. Il dégage aussi un sentiment de patriotisme envers ce Québec que nous partageons. C’est très intéressant et varié, vers la fin de l’ouvrage par exemple, on a droit à de longs textes sur la vie.

 «Je t’écris pour te dire que je t’aime

que mon cœur qui voyage tous les jours
– le cœur parti dans la dernière neige

le cœur parti dans les ciels d’hypnose
revient le soir comme une bête atteinte

Qu’es-tu devenue toi comme hier
moi j’ai noir éclaté dans la tête
j’ai froid dans la main
j’ai l’ennui comme un disque rengaine
j’ai peur d’aller seul de disparaître demain
sans ta vague à mon corps
sans ta voix de mousse humide
c’est ma vie que j’ai mal et ton absence

Le temps saigne
quand donc aurai-je de tes nouvelles
je t’écris pour te dire que je t’aime
que tout finira dans tes bras amarré
que je t’attends dans la saison de nous deux
qu’un jour mon cœur s’est perdu dans sa peine
que sans toi il ne reviendra plus»

Finalement, j’ai terminé Ni vu ni connu de Louise Desjardins, un petit trente page de poésie imagée parlant de l’enfance et de choses grises. C’est pour le caractère graphique que je me suis intéressée à celui-ci. C’était un joli recueil, tout en noir et blanc mais que j’oublierai probablement rapidement. Cependant il fait partie de la collection de poésie de La courte échelle et on m’a dit que cette collection était très prometteuse, donc je compte me ré-essayer de ce côté-là.

J’aurais tellement d’autres recueils à lire, mais je peux emprunter seulement 4 livres à ma bibliothèque et (oups!) j’en ai déjà 5 en ma possession. Vivianne, la bibliothécaire, m’ayant elle-même conseillé plusieurs œuvres m’a permis cette petite exception, elle m’a été d’une aide précieuse. J’ai encore une riche liste de titre où m’aventurer, dont l’Exil mauve de Marc-André Brouillette. Reste plus qu’à trouver le temps!