Réviser son roman, comment rester motivé

Écriture et littérature, Réflexions

Le cégep recommençait le 25 janvier. De longues vacances à priori, les plus longues que j’ai eues depuis plusieurs années. Bon, vacances n’est peut-être pas le bon mot puisque j’ai travaillé presque tous ces jours. Sans rémunération en plus. C’est que je travaillais sur mon roman. S’entamait alors un grand combat contre la procrastination où le plus grand allié de l’auteur, la motivation, menaçait de fuir à tout moment…

À travers cette lutte pour la productivité, j’ai découvert cinq trucs pour ne pas perdre du terrain à l’adversaire.

1. Être matinal.

Pendant le NaNo, l’alarme sonnait parfois à 4h du matin pour écrire lorsque je savais que je n’avais pas de temps libre durant le jour. Pour ma révision, je me suis levée presque à tous les matins de mes vacances à 7h pour avancer mon manuscrit. J’aime donc prétendre que je suis une personne matinale qui est très productive aux alentours du levée du soleil. J’utilise prétendre, car c’est souvent faux. En réalité, ce que j’apprécie de l’acte de me réveiller plus tôt, c’est tout simplement que ça rajoute des heures à la plage horaire. Me lever à 7h m’a permise d’accomplir complètement mes tâches sans perdre la tête, puisque avec tout le temps supplémentaire, je pouvais me permettre des pauses. Des arrêts sont essentiels dans le processus de révision puisqu’il faut constamment réfléchir aux détails, on ne peut se permettre de manquer de concentration.

2. Se permettre d’avoir du plaisir.

Réviser un roman a de quoi de sérieux. Après tout, la phase créative est passée, c’est le temps d’être rationnel. Cependant, être constamment sérieux est loin d’être agréable. Pour être facilement motivé, il faut réussir à voir à travers le travail difficile les aspects amusants. Quelle est cette partie plaisante dans la révision d’un roman selon moi? Tout simplement les erreurs que l’on a commis dans le brouillon. Erreur peut rimer avec découragement. Cependant, ça me fait plutôt rire d’avoir écrit arbre au pluriel «arbrent».  «Je ne l’ai vu qu’une fois et vraiment très rarement» est une autre phrase que j’aime pas mal aussi. C’est certain que plusieurs cas de la sorte se cachent dans votre manuscrit.

3. Tenir un journal de bord.

Appliquer celui-là ne devrait pas être trop dur, parce que si vous révisez un roman, c’est parce que vous aimez écrire et c’est ce qu’on fait dans un journal. Le mien est format papier (joli, hein?) C’est en fait la continuité des notes que je prenais lors du premier jet. À chaque jour où je mets ma main à la pâte, j’écris une entrée. Nul besoin d’être aussi traditionnel que moi. Le journal de bord peut être un enregistrement vocal, un fichier Word, un blog ou votre compte Twitter. L’important est de ne pas tout garder à l’intérieur. Il faut avoir un endroit où on peut être irrationnel (dire qu’on est démotivé, qu’on a faim, qu’on déteste ce projet, etc.) tout en gardant  des comptes en marquant le nombre de pages retravaillés par session. En boni, c’est très cocasse à relire plus tard.

journal de bord licorne k

4. Mantra positif/méditation

Depuis quelques temps, je suis à fond dans les méditations guidées. Néanmoins, les séances les plus efficaces sont celles que je fais sans accompagnement audio, seule avec moi-même. À mes yeux, la durée idéale est 10 minutes. C’est juste assez pour être dans le mood sans s’éterniser. Habituellement, je pratique juste avant de me lancer dans mon roman. Je me récite ce mantra positif : «Je visualise le succès, j’ai la patience et le talent pour l’atteindre, car je suis un auteur et l’écriture est mon art». Peut-être la phrase est-elle trop longue pour vous, mais pour moi, elle fonctionne parfaitement, me la répéter me motive. Je l’ai prise sur cet article de Writersrelief qui propose d’autres affirmations dans le même genre. Libre à vous aussi de créer votre mantra personnalisée. Et si la méditation n’est pas votre truc, peut-être l’écrire plusieurs fois ou l’afficher visiblement fera l’affaire. Bref, c’est un truc à essayer parce qu’il n’y a rien à perdre avec les pensées positives.

5. Musique reliée

J’ai cru être assez forte pour travailler dans le silence. J’ai eu tort. Je croyais que la musique allait contaminer mon univers. J’ai également eu tort. Elle ne fait que l’enrichir. Et elle motive après tout. Pour ma part, je suis plutôt chanceuse à ce niveau. Mon histoire est inspirée de la Beat Generation, mouvement qui a contribué au jazz et à d’autres genre. J’ai pu trouvé des playlists qui était donc à l’essence même de mon inspiration. Je suis plutôt du genre rock et indie, alors l’inusité de la trame sonore m’a transportée ailleurs, à l’occurrence, dans mes mots. Donc, il est important d’avoir un accompagnement musical fidèle à notre monde imaginaire. Songza/Google Play Music est souvent considéré comme la référence, car le tout est compilé par des professionnels. Cependant, je trouve que 8tracks est encore plus riche avec l’aspect individuel et toujours différent des mix. De plus, la recherche me semble plus fonctionnelle sur ce site.  Le petit dernier que j’ai découvert est Bandcamp. L’endroit rassemble des groupes émergents qui permettent l’écoute de leurs morceaux gratuitement (avec possibilité d’achat, bien sûr, mais les titres ne deviennent jamais payants). Tous les styles s’y trouvent, la plateforme est idéale pour ceux qui cherchent des sons originaux.

J’espère que ces conseils vous seront utiles, même si ce n’est pas la recette miracle. N’hésitez pas à partager vos tactiques pour rester motivé afin d’enrichir l’article!

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La peur de l’infinité

Écriture et littérature, Réflexions

La vie comporte une infinité de possibilités. Dès notre naissance, la composition de notre ADN est une preuve qu’il y a énormément de combinaisons différentes pouvant former un petit être humain. Par la suite, le destin nous offre mille et un chemins nous forgeant encore là, tous un peu différemment les uns des autres. C’est ce qu’on appelle aussi la diversité, un phénomène décidément merveilleux.

Il est dommage que jamais nous ne rencontrions tous ces individus comportant chacun des richesses bien à eux. Tout le monde s’est déjà dit un jour ce genre de chose : je n’aurais jamais le temps de «insérer ici l’objet de vos désirs». Que ce soit de faire le tour de tous les continents, de regarder les meilleurs films de l’histoire du cinéma ou encore de lire tous les livres qui vous tentent, nous avons l’impression qu’on n’y parviendra jamais. Et dans certain cas, c’est vraiment le cas.

La diversité a de quoi de merveilleux comme je l’ai dit : elle brise la routine, elle enrichit la culture, etc. Cependant, cette infinité peut aussi sembler effrayante. En tant qu’artiste, en plus de craindre de ne pas pouvoir découvrir tous les plaisirs de la vie, j’ai peur de ne pas créer assez, en quelques sortes. Ces milliards d’individus peuplant notre planète sont intéressants oui, mais pensez à tous ses autres milliards qu’un auteur peut créer en tant que personnage dans son univers imaginaire. Toutes ces tonnes d’idées qui pourraient s’entremêler pour créer une œuvre remarquable. Les centaines de mots d’un court texte peuvent varier à l’infini, la couleur sur cette peinture pourrait être un peu plus pâle, un peu plus foncé ou même un peu plus rose. Comment choisir? Comment orienter nos priorités? Comment Rodin a-t-il su qu’il devait s’appliquer au Penseur plutôt qu’à une autre œuvre qui lui trottait dans la tête? Comment Léonard De Vinci a su que la Mona Lisa devait-être sa modèle?

Dans l’immédiat, je souffre de ma peur de l’infinité. Devrais-je écrire cette nouvelle de science-fiction qui me chicotte? Si oui, serait-elle plus agréable à lire sous forme de pièce de théâtre? Mon temps est précieux, devrais-je me concentrer sur mon recueil de poésie, qui me garantit peut-être un peu plus de succès? Et évidemment, comme à chaque fois qu’un artiste commence à avoir peur de créer, il ne fait que trembler, il ne crée plus du tout.

Sur le journalisme, la religion des temps modernes

Réflexions

Je ne suis pas une philosophe, mais voici une petite réflexion sur le journalisme et la modernité.

«Le journalisme, vois-tu, c’est la religion des sociétés modernes», a dit un jour le grand Balzac. Combien de gens lisent le journal dès le réveil? Tenant pour compte ces feuilles de papier à un titre aussi important que la fameuse tasse de café pour accompagner le petit déjeuner. Sont-elles également nombreuses les personnes qui écoutent le bulletin de nouvelles télévisées pendant l’un ou l’autre des repas? Et ceux qui n’ont pas jeté un coup d’œil aux journalistes à l’écran, ont-ils réellement réussi à éviter les informations diffusées à la radio lorsqu’ils se rendaient au boulot?

Rappelez-vous, il y a quelques années maintenant, le soir avant de se coucher, le matin quand le soleil se levait, n’était-ce pas la Bible qui était la lecture par défaut? Le passe-temps du week-end désormais éradiqué, ne s’agissait-il pas de la messe? Cette messe qui nous apprenait la morale, qui ressassait des mots vieux de millénaires. Lors de l’apparition des nouveaux médias, la voix qui sort du haut-parleur pour la première fois, les images dans l’étrange boîte du démon, le divertissement était le principal but. Où sommes-nous rendus aujourd’hui?

Est-ce trop osé de dire que le téléphone cellulaire a remplacé le chapelet? Jadis, cette petite croix au cou nous suivait partout, mais de nos jours, qu’est-ce qui nous suit dans tous nos déplacements? Le gadget électronique, vital, qui donne un sentiment de sécurité, qui nous permet de rejoindre tout le monde plutôt que de rejoindre notre foi.

Est-ce trop fort aussi de dire que l’ère de la création s’éteint tranquillement? Dans le phénomène gargantuesque du blogging, n’est-t-il pas question de nos artistes qui se recyclent en journalistes? Les gens mangent de l’information, pas de l’art. Qu’apporte la lecture d’un roman à un individu : aucune connaissance ou presque. Ces artistes, victimes des mœurs et envies du peuple, deviennent des bénévoles à leur dépend de la propagation de l’actualité. C’est la seule façon de se faire réellement connaître, au fond, croient-ils.

La connaissance a été évoquée. Le problème est peut-être là. Chérissons-nous trop l’information par rapport à la connaissance? Il est immanquable que le kiosque journalier est plus populaire que la bibliothèque. Je connais peu de personnes qui se délectent d’encyclopédie, mais d’un bon fait divers, ça oui. Il faut se laisser une chance, nous sommes entourés d’éphémère, bernés même. La société de consommation nous pousse à évoluer constamment, mais surtout à tout jeter. Un article par-ci, une capsule par-là, on les efface de notre mémoire, ne servant plus à rien après la date d’expiration. Le savoir, quant à lui, est intemporel. Le savoir, lui, est démodé, par contre. Comme une poétesse l’a déjà écrit : partout, il est marqué ces dates de péremptions, ces «meilleur avant». À force de voir ces deux mots sur tout et n’importe quoi, on aurait tendance à croire, que oui, c’était meilleur avant, dans le temps de la jeunesse de nos parents. Dans le temps où il y avait encore des choses à découvrir, à inventer aussi. L’apprentissage était alors populaire à cause de son aspect dynamique, qui sait, si par hasard, nous aurions-pu révolutionner l’histoire avec nos créations et expérimentations? Il n’est pas seulement question de science, dans cette époque où le controversé n’est plus tant controversé, est-ce qu’un peintre peut changer l’histoire de la peinture avec une unique toile? Est-ce qu’une symphonie du 21e siècle peut bouleverser l’histoire de la musique? Je ne sais pas, sincèrement, je ne sais pas si je suis désabusée non plus, pardonnez-moi.

Qu’en dîtes-vous?

Notre chance d’avoir l’écriture

Écriture et littérature, Réflexions

Je venais tout juste de m’acheter un nouveau de tapis de yoga. Voilà pourquoi je lisais donc des blogs sur le yoga : parce que je suis extrêmement douée pour lire sur une activité plutôt que de la pratiquer. Cela va pour l’écriture, c’est bien plus intéressant regarder ce que les autres pensent de l’écriture et d’en parler plutôt que d’écrire en soi (ce n’est pas vrai, mais ainsi réfléchit beaucoup trop souvent mon cerveau). Au moins, aujourd’hui, cet article va satisfaire cette envie de parler d’écriture puisque tel est le sujet présenté.

En fait, le sujet peut se préciser ainsi : nous sommes extrêmement chanceux d’être en amour avec l’écriture.  Un sportif est aussi très chanceux d’être tombé sous le charme de sa discipline, mais ce n’est pas pareil. L’écriture est quelque chose de très libre et je n’apprends rien à personne en disant qu’elle permet de s’exprimer habilement. Le coureur peut courir, mais s’il aime inconditionnellement le tricot en plus d’adorer sa pratique, comment peut-il inclure ses deux passions l’une dans l’autre? Comment peut-il propager son amour du tricot en courant? Nous autres, auteurs, n’avons pas ce problème.

L’écriture ne se limite pas à des poèmes à l’eau de rose et à des romans de fiction. L’écriture peut aller n’importe où, vous êtes le guide. Votre futur roman peut mettre en vedette un personnage qui tricote si tel est votre désir et vous pouvez carrément écrire des articles sur le tricot sur votre blog. L’écriture est un médium qui peut directement ou indirectement rejoindre nos intérêts. Elle peut même nous aider à nous développer dans ses domaines. Puis, comme je le disais dans une conférence que j’ai donnée, dès que l’on écrit sur quelque chose qu’on aime, presque automatiquement, on aime l’écriture.

Cependant, cela ne s’arrête pas aux écrivains en herbe : chaque artiste est énormément chanceux. Bon, le comédien peut difficilement acter son amour du tricot, mais l’on comprend où je veux en venir. Un peintre peut passer une infinité de message à travers ses toiles, le sculpteur peut incorporer des éléments qui représentent ce qu’il affectionne, etc.

Bref, je lisais ces articles de yoga (notamment un qui parlait de yoga et de poésie) et je me disais : moi aussi, je pourrais en écrire, de la poésie sur le yoga. Après tout, je suis ici pour vous communiquer ce qui m’anime. Si vous n’aimez pas, vous passez votre tour simplement.

Tout cela pour dire qu’à cet instant présent, je suis très reconnaissante d’entretenir cette relation envers l’écriture parce qu’elle permet de rejoindre mille et un horizons qu’on n’aurait peut-être jamais rejoints autrement, parce qu’elle nous laisse vulgariser ce qui nous rend heureux, parce qu’elle devient ce qu’on aime tellement facilement.

Retour sur l’écriture en novembre

Écriture et littérature, Réflexions

En date du 4 novembre, je publiais un article parlant de ma participation non-officielle du NaBloPoMo qui, je vous le rappelle, est un événement où les bloggers s’engagent à publier à tous les jours pendant un mois. Personnellement, je voulais simplement écrire le plus d’article possible pour me créer une réserve étant donné mon irrégularité maladive sur Ressacar.

Ici, vous avez vu la face visible de l’iceberg, c’est-à-dire deux articles sans compter celui de la présentation du défi. Le premier s’est voulu une chronique de La vie secrète de Walter Mitty qui s’est finalement retourné en tranche de vie et critique sur l’argent et la société. J’en suis satisfaite, car ça m’a permis d’explorer un nouveau genre, je n’écris pas des choses aussi personnelles habituellement. Puis, au fond, mon rêve est de changer le monde, comme plusieurs, donc je donne souvent mon opinion sur les sujets d’actualités. Avec Je n’ai plus envie de voyager, j’ai désormais une version papier de mes pensées afin que je n’oublie pas la fois où j’ai eu cette réflexion sur l’argent. Le second article traite des livres électroniques. Lui aussi a une certaine valeur. Cette innovation technologique fait parler, mais il est rare qu’on voit des recherches complètes à ce propos. Je ne sais pas si mon essai a rentré d’une oreille et sorti de l’autre, mais personnellement je crois qu’il n’est pas si ennuyeux, qu’il est même riche d’informations.

La face cachée de l’Iceberg, c’est seulement un autre brouillon qui a pour titre La télévision et la méditation. Ce n’est peut-être pas beaucoup, mais pour moi c’est mieux que rien. Avec les deux articles en ligne en novembre, mon blog a semblé actif! Puis, j’ai fait ma bonne internaute en commentant des articles, en m’abonnant à des gens, je ne suis pas tant à la goure. Et tout cela avec un mois beaucoup plus chargé que prévu (c’est pareil à tous les mois).

Cependant, je n’ai peut-être pas consacré autant de temps que je l’aurais voulu sur WordPress, je l’avoue, mais j’ai quand même publié des choses ailleurs. Vous ne le saviez probablement pas : dernièrement, j’ai sombré dans l’amour des haikus. Je ne sais pas combien j’en ai écrit depuis les 30 derniers jours, mais je sais combien j’en ai posté : 21. Ne sachant pas trop où les placer sur Internet, ils sont actuellement sur un Tumblr que j’ai fait en leur honneur, ma guénizah de haikus. L’endroit est plutôt minimaliste, mais très joli.

En réalité, pour moi, l’important c’est d’écrire, donc je suis assez comblée. Je suis plus une auteure de poésie et de fiction, alors c’est un défi pour moi de tenir un blog plus culturel que créatif. Une bonne fois je prendrai mon courage entre deux mains et je tenterai d’incorporer ces deux volets de ma plume ici. En attendant, j’essaie de garder le rythme.

Sinon vous, comment a été votre NaBloPoMo/NaNoWriMo/NaCeQueTuVeux?  Je serais bien ravie de l’entendre 🙂

La lecture sous un nouvel apparat

Écriture et littérature, Réflexions

À plusieurs reprises, j’ai vu sur dans mon actualité Wordpress des articles parlant des livres électroniques. Que ce soit des dilemmes en tant que lecteur ou des conseils pour les auteurs qui se tournent vers ce média, le sujet fait parler. Dernièrement, j’ai dû rédiger un essai à ce propos (bon, je ne suis pas une essayiste professionnelle non plus). Je crois que le partager pourrait être utile à quelques-uns d’entre vous qui sont intéressés à en savoir plus en profondeur là-dessus. Et ainsi, mes recherches n’auront pas été vaines. Bonne lecture!

«Depuis des lustres, l’écriture existe, passant du papyrus au roman moderne, elle est en perpétuelle évolution. La lecture faisant de même, évidemment. Aujourd’hui, les œuvres littéraires ont encore évolué, elles se sont rendues sur les écrans! Les liseuses, une innovation scientifique qui offre un changement niveau lecture, fait beaucoup parler dernièrement, ici, il sera sujet du développement de celle-ci en évoquant notions de santé visuelle, environnement, économie, culture et quelques autres problématiques lié au fonctionnement de ces livres électroniques.

Du niveau de la santé, la partie du corps le plus visé est sans surprise les yeux. À la base, la lecture, dût à ses petits caractères, peut entraîner une fatigue visuelle. Une fatigue visuelle est le phénomène qui rend la vision floue de loin dût à la difficulté d’ajustement du cristallin.  Sur un écran, c’est la même chose. Cela dépend en outre du type d’écran.  Il y a ceux avec  l’encre électronique où des milliers microbilles chargées positivement ou négativement (noir ou blanc) se positionnent grâce au courant électrique pour afficher une page, notamment dans les liseuses comme le Nook de Barnes & Nobles. La problématique est que plusieurs ne lisent pas nécessairement sur une liseuse de ce genre, mais bien une tablette quelconque comme celle de Samsung, Google ou la plus connue le iPad. Dotés d’un écran rétroéclairé, le confort de la vue est moindre. Dans l’article de Slate, «L’Ipad rend-il myope?» de Jeremy Singer-Vine, une étude sur les Inuits est examiné : «Dans les années 80 et 90, plusieurs études ont trouvé des liens entre la myopie et l’utilisation régulière d’un ordinateur, ou le fait de regarder la télé de trop près. Les populations ayant adopté ce genre de technologie sur le tard en apportent également la preuve: chez les Inuits, par exemple, les cas de myopie ont explosé après l’introduction de la télévision dans leurs foyers»[1]. Ensuite, à propos de l’utilisation d’une tablette la nuit, cela peut entraîner des insomnies. La directrice du centre du trouble du sommeil de l’Université de Californie a découvert que l’usage nocturne des tablettes ralentit la production de mélatonine, la mélatonine servant à réguler le rythme biologique de l’homme, ce qui pourrait dont entraîner des insomnies.

Du côté de l’environnement, on croit qu’avec la lecture électronique, on sauve des milliers d’arbre, ce qui est vrai. Cependant, est-ce que les livres traditionnels sécrètent du dioxyde de carbone lorsqu’on les lit? Négatif, tandis que le livre électronique demanderait 7.5kg de carbone de la conception au transport, selon le cabinet de consultants Cleantech[2]. Encore une fois, est-ce que nos livres format papier requièrent des minerais rares pour leur fabrication? Non. « Les produits technologiques nécessitent l’extraction de minerais précieux comme le coltan, le lithium ou les terres rares pour accroître la durée de vie des batteries, augmenter leur rapidité ou pousser la miniaturisation à l’extrême. Or l’exploitation minière est une cause majeure de déforestation, et plus généralement de destruction des écosystèmes»[3] déclare Sylvain Angerand, chargé de la campagne Forêt aux Amis de la Terre France. De plus, l’exploitation du coltan cause depuis des années des conflits géopolitiques en République démocratique du Congo ce qui pourrait entraîner des guerres.

«Nous pensons qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour que le marché explose»[4], annonce le Président de Virgin Megastore en France, Jean-Louis Raynard. Monsieur Raynard a son point de vue, mais il y a des pours et des contres quant à l’arrivée de cette technologie sur le marché. Dès le début, on décèle un monopole réparti sur trois entreprises soit Amazon, Kindle et Apple. Cela nuit aux  petites et moyennes entreprises, le cas des librairies indépendantes est inquiétant. Certaines d’entre eux ose passer à l’étape supérieur et donc de s’embarquer eux aussi dans la vente de livre électronique. C’est à ce moment que la question du prix est à poser. Le tarif comparé à la version papier est réduit, car le coût de la fabrication n’entre pas en compte. Heureusement, les livres électroniques sont protégés par la loi du prix unique à même titre que leurs confrères. Il reste à voir s’il y a assez de place sur le marché pour que ces deux univers cohabitent ensemble dans l’avenir.

Culturellement parlant, cette nouvelle apparition dans le domaine littéraire peut être très intéressante. Elle permet de découvrir des ouvrages méconnus et elle facile aussi la propagation d’œuvres. Pour les étudiants, cela peut beaucoup leur facilité la tâche avec l’accès qu’ils ont par le biais d’internet. Le projet Gutenberg est un excellente exemple, ce site web tente de regrouper le plus de livres gratuits dans plusieurs langues, ils en ont actuellement plus de 46 000.

Cependant, d’autres problèmes inquiètent les gens du métier. Auparavant, musique et film ont été dématérialisés par le web. La quantité de gens qui achètent ces produits semble diminuer.  On craint que les livres soient les prochaines victimes du téléchargement illégal. En 2011, le site Le MOTif, observatoire du livre et de l’écrit, déclarait : «Cette année, nous avons identifié entre 11 000 et 14 000 titres piratés dont 8 000 à 10 000 BD»[5].

Finalement, les derniers petits hics sur le sujet sont les troubles technologiques. Il est fréquent que le livre électronique soit enregistré sous un format qui ne convient pas à la liseuse de l’acheteur. C’est une situation plutôt agaçante que le consommateur ne peut pas toujours régler soi-même.

Pour résumer, le livre électronique est rempli de promesses pour la culture, l’économie et quelques aspects environnementaux. D’un autre point de vue, il est aussi problématique dans ces mêmes domaines en plus de la santé visuelle. Cependant, comme l’a dit la directrice des Éditions Zoé Caroline Coutau : «Il ne faut pas diaboliser le livre numérique»[6]. Il y a de quoi être mitigé sur le sujet – je le suis d’ailleurs -, mais je suis d’avis que cette nouvelle technologie mérite qu’on lui donne une chance.  Fascinée par la lecture depuis toute jeune, j’ai dévoré des tas de romans et j’ai une bibliothèque bien remplie. Je suis attachée à cette collection matérielle, mais le matérialisme est une doctrine à tranquillement laisser tomber. Je n’ai pas encore acheté de liseuse, mais leur utilisation offre un grand éventail de possibilités, comme surligner des passages sans abîmer des pages, partager des extraits avec ces amis. Sans parler qu’une fois la tablette, plus besoin de se déplacer pour acheter des livres…. Je reste inquiète pour mes yeux, étant déjà couramment victime de fatigue visuelle.

Pour contrer ce problème, une certaine ergonomie est nécessaire pour l’utilisation de ces technologies pour s’assurer une bonne santé visuelle, il est dit dans le livre montréalais Vos yeux de prendre 15 minutes de repos après deux heures de travail non continu à l’écran et 10 après chaque heure de travail continu[7], le travail étant ici représenté par la lecture.

Cependant, peut-être que la meilleure solution reste les bibliothèques, où on partage ces bons vieux livres de papier, même si il est désormais question de location de livre dans le domaine électronique également. Les livres-audio sont aussi une option.

Maintenant à vous de réfléchir, que pensez-vous de cette nouvelle innovation scientifique? Représente-t-elle l’avenir à vos yeux ou alors êtes-vous un lecteur romantique qui ne peut se détacher du format papier?

 

[1] SINGER-VINE, Jeremy, «L’iPad rend-il myope?», web, http://www.slate.fr/story/20027/ipad-ecrans-fatigue-visuelle-myopie.

[2] ANNABELLE, «Le livre papier vs le livre numérique : lequel est le plus écolo?», web, http://www.consoglobe.com/livre-papier-vs-livre-numerique-lequel-est-le-plus-ecolo-cg.

[3] LES AMIS DE LA TERRE, «Le livre électronique : mirage technologique, désastre écologique», web, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2331_livre_electronique_desastre_ecologique.php .

[4] MORANDINI, Jean-Marc, «Le livre électronique va exploser», vidéo web, http://www.youtube.com/watch?v=cx3FhBPXdJg.

[5] DAVAL, Mathias, «EbookZ – L’offre illégale de livres numériques», web, http://www.lemotif.fr.

[6] COUTAU CAROLINE, Zoé «Le livre numérique», entrevue.

[7] CHARTRAND, Marie & Micheline LEPAGE-DURAND, Vos yeux, page 78. »

Je n’ai plus envie de voyager

Divers, Réflexions

À la base, je voulais faire une chronique sur le film La vie secrète de Walter Mitty, mais j’ai tellement tardé à le faire que mes impressions sur celui-ci sont plutôt floues. Puis malgré mes efforts lorsque j’écrivais le brouillon de cet article, je n’arrivais pas à garder ce but en tête et j’ai dévié de sujet. En résumé, ce film est très bien réussi, la bande sonore a été pour moi un coup de foudre et je peux vous dire que je suis sortie de là avec une indéniable envie de voyager. Après mon visionnement, je proposais à mon copain d’aller en Irlande d’ici deux ans, pour vous donner une idée.

Donc voilà, j’ai dit que ça faisait quelques mois que Walter Mitty est derrière moi et je peux constater que mon engouement pour le voyage a baissé. En fait depuis un certain moment, mon envie de voyager a considérablement baissé. Quand j’étais jeune, je voyageais beaucoup. J’ai été plusieurs fois dans le Sud (je parle ici du Mexique, de Cuba et de la République Dominicaine), souvent aux États-Unis et deux fois en Europe. J’en garde des bons souvenirs, quoique vagues. J’allais justement partir pour un nouvel endroit bientôt : le Costa Rica. Cette fois-ci, c’était pour un voyage humanitaire d’une semaine, mais j’ai annulé. 2000$, c’est trop pour moi, je l’ai en banque, mais je préfère l’investir dans mes études. Il a des voyages humanitaires plus longs, moins chers et aussi utiles sinon plus où j’aurai l’occasion de participer au cours de ma vie.

En gros, j’ai perdu l’envie de voyager : alors que toute petite, mon rêve était de visiter la France, mes rêves convergent désormais dans l’envie d’être publiée. J’aime encore découvrir de nouvelles choses, mais par le biais des livres j’imagine. Je suis à une phase de ma vie où l’éducation est plus est important, je cherche une certaine notoriété à travers ma scolarité, d’une façon. Je me sens vieille en me disant que je rêve plus de ma future maison que de mon prochain voyage, j’ai 17 ans. J’ai 17 ans et je cherche la stabilité.

Ça, c’est le point qui n’est pas trop pessimiste sur la question, un autre des pourquoi je suis désillusionnée sur les voyages, c’est l’argent. Oui, je voyageais plus jeune et je voyais les prix, mais ça ne sortait pas de ma poche. Ce que je n’aime pas dans ma nouvelle manière de pensée, c’est que je considère qu’un voyage, c’est une perte d’argent, mais pourtant, ce n’est en investissant dans une voiture neuve que j’en profite plus. Oui, la voiture semble plus utile, mais l’expédition est beaucoup plus enrichissante. L’argent est décidément un concept difficile à gérer : dépenser ou ne pas dépenser? À quel point faut-il se priver de ce qu’on veut par ce qu’on veut «économiser» pour plus tard?

Également, une chose qui me rebute à voyager, c’est toutes les obligations! L’école, les amours, les amis, le boulot. Je ne veux pas quitter ceux que j’aime, je ne peux pas manquer de l’école quand ça me plait et le pire, c’est au travail. J’ai toujours été quelqu’un de travaillant qui s’investit dans ce qu’il fait. J’ai trois ans d’ancienneté à mon emploi d’été et je me sens encore un peu mal de demander des congés. À mon nouvel emploi, je n’ose même pas, je suis la petite nouvelle après tout. Je sais, c’est ridicule, mais j’ai été élevée comme ça. Le travail, c’est important.

Néanmoins, si je décide de partir à l’aventure à travers le monde, je peux dire une chose : ce ne sera pas pour visiter des villes, mais bien pour la nature. Que ce soit le Pérou ou l’Islande, ce qui m’intéresse, c’est des paysages à couper le souffle, un retour aux sources. Je veux voir ce que la nature a à offrir, une ville reste une ville, la nature surprend toujours. D’une autre part, si je voyage, il y a beaucoup plus de chance que ce soit par chez moi. Le Québec est grand, le Canada encore plus. Avant, ma province ne m’intéressait pas, mais j’ai été voir notre capitale cette été et elle est très belle. Puis, lorsqu’on connaît les régions du Québec, c’est plus facile de connecter avec d’autres Québécois. Avant je dédaignais un peu le tourisme local, maintenant, je trouve utile de savoir ce qui m’entoure et je suis souvent enchantée par ce que je découvre. C’est plus abordable aussi, mais tout aussi intéressant. J’ai plus de nationalisme en moi qu’auparavant par le fait même.

Bref, c’est quand même drôle que j’ai eu cette réflexion juste après avoir pris la décision que j’irai surement étudier en relations internationales à l’université. Je suis décidément une fille remplie de paradoxe, mais à mon avis, c’est la porte qui convient le mieux pour assouvir mes envies de changer le monde. Et puis, les salariés de l’ONU sont exemptés d’impôt et puis, ils voyagent gratuitement… 😉

Les thèmes que vous exploitez dans l’écriture

Écriture et littérature, Réflexions

Nombres et nombres d’entre nous avons débuté à écrire soit à l’adolescence pour passer par-dessus ces crises d’identité et maintes peines d’amour ou d’amitié. Ceux qui s’y sont mis plus tôt ont peut-être préféré commencer par des histoires imaginaires pour s’échapper de leur réalité ennuyeuse. Personnellement, c’était avec des petits récits ridicules. Je me souviens de ma nouvelle sur les poulets envahisseurs (oui, oui), des mots qui jouaient à cache-cache et même de ce fameux poème sur les feuilles de cartable. Aujourd’hui, bien que juste ce matin, j’aie composé un poème sur les chats mais bon, j’explore des thèmes pas mal moins saugrenus.

Je vais garder le sujet de ma jeunesse et l’écriture pour un autre article, ce sur quoi j’ai envie de me pencher actuellement, ce sont les thématiques qu’on peut avoir en prédilection. Chez moi, j’ai remarqué un motif. Étant amoureuse, j’avais l’habitude de pondre des choses romantiques, sauf que j’ai beau être en couple et désirer écrire des belles déclarations, je n’y arrive pas. Mon inspiration me joue des tours. Juste l’autre jour, j’étais plantée devant mon carnet et je me suis dit : «Allez, écris-lui un joli poème» et je me suis retrouvée à écrire

«En tant qu’écotoxicologue,
Je vois la nature s’éteindre
Je la vois atteindre
Son épilogue

Je vois le vert des veines
Tourner au rouge royal
Sur les feux de circulations sanguins
De la planète en peine
À qui on arrache les gales
Des cicatrices d’hier et demain»

Je suis habituée à dénoncer la société, dans le camp NaNo d’avril, mon roman Les lettres qui dansent se consacrait justement à la tâche, mais le virage environnemental qu’a pris mes reproches me surprend. Ceci n’est qu’un poème, mais il y en a plusieurs d’autres qui se sont finalement retrouvé en train de parler de notre planète et de pollution sans que je ne puisse rien y faire. Les écrivains parlent souvent du fait que leurs personnages prennent vie et choisissent par eux-mêmes , de mon côté, c’est les rimes qui s’animent et qui s’orientent vers le sujet dont ils ont envie. C’est peut-être dût à mon subconscient qui culpabilise de plus regarder les infolettres de d’OXFAM Québec et de Greenpeace (mention spéciale à leur vidéo pour sauver les abeilles, en passant). Sans blague, j’ai toujours eu à cœur la protection de la faune et la flore et tout le tralala, mais je n’aurais jamais cru que ça prendrait tant de place dans mon art, mais j’imagine que c’est une bonne chose. Il faudrait seulement que je montre plus mes œuvres au public.

Un autre des sujets qui revient toujours sur mes feuilles malgré moi, c’est le thé et le café. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ces boissons chaudes dégagent du réconfort. J’y suis accro, j’adore glisser ceux-ci dans une figure de style que ce soit subtile ou non comme dans «Nos baisers s’infusant/Dureront plus longtemps/Nos paroles sans filtre/J’en boirai des litres». Ça peut-paraître banal, mais dans le texte où j’ai pris cet extrait, tout le reste est à ce propos également. J’ai carrément écrit un slam sur David’s Tea, incluant le nom de 51 sortes de thé. C’est comme une drogue pour moi, une drogue saine et remplie de variété. Tranquillement, je me trouve de plus en plus de gens qui partagent cette passion, voilà ce qui entraîne peut-être mon envie de m’exprimer là-dessus.

Finalement, mon troisième domaine d’écriture dernièrement, c’est la différence. Celui-là, ce n’est pas l’inspiration qui le glisse constamment devant moi, mais des obligations. Les professionnels ont probablement parfois besoin de se concentrer sur un champ d’expertise en particulier, personnellement, je ne suis pas encore rendu là, mais dans le cadre de mes études, je dois me consacrer sur la différence. En tant que projet personnel/intégrateur, appelez ça comme vous le voulez, je fais un recueil de poème,  illustrée par une amie talentueuse d’ailleurs, là-dessus. J’ai commencé il y a environs mois et je risque de bosser sur ça jusqu’à l’hiver prochain. Au moins, ce n’est pas un thème qui me pose des barrières : je peux me diriger dans n’importe quelle direction. J’y vais dans les acrostiches, les oeuvres en prose, l’absurde en passant par les comparaisons avec les renaissances ou mes anciens amants. J’espère rajouter à ma liste les haïkus et les alexandrins. Je suis très enthousiaste.

J’ai assez babillé. Pour conclure, j’ai trouvé intéressant de faire le point sur ce qui se passe dans le côté droit de mon cerveau sans besoin de psychanalyse. D’un autre point de vue, ça m’a permis de constater comment je me suis retournée vers la poésie depuis quelques temps en guise de detox de ce 50 000 mots.

Et vous? Quels sont les thèmes que vous exploitez récemment? Ou lesquels sont les plus présents dans votre vie d’artiste en général?

La relecture et vous

Écriture et littérature, Réflexions

Je lis et écris beaucoup, j’adore les mots et ce n’est pas nouveau. Plusieurs romans m’ont marquée dans ma vie. À l’exception de la série Percy Jackson que je dois connaître par cœur, il m’arrive rarement de ressortir un livre des étagères. Je trouve qu’il y a peu d’intérêt à relire un roman, car il y en a encore tant qu’on ne connaît ; on n’aura jamais assez de temps pour tous les lire avant de mourir, mais autant en avoir lu le plus possible! Au contraire, les textes que je compose, eux je les relis souvent. J’adore redécouvrir des vers oubliés, des rimes poussiéreuses et des scènes rouillées.

Quand je me suis mise à la relecture de LPI, mon manuscrit du Camp NaNo de mars 2013, j’annotais pleins de commentaire plus ou moins inutiles. Dernièrement, j’ai décidé de recommencer du début sans m’arrêter pour écrire quelques mots dans la marge ou quoi que ce soit pour me conformer à la première étape Read as a reader de JunkFoodMonkey avec son Editing Receip. Le résultat, mon avis en une seule phrase : «Bravo Ariane, tu as réussi à te dégoûter toi-même, mais tu as de sérieux problèmes avec l’intrigue». Le temps pressait ce jour-là, j’avais un cours le soir et je voulais terminer ma lecture avant de partir, donc j’avais décidé de ne pas m’arrêter pour manger, je suis une fille, donc je suis capable de faire deux choses en même temps. Sauf que manger en lisant des scènes de torture… Ce n’est pas super haha! Tout ça pour dire que cette technique m’a été très utile, car c’est vrai que mon véritable point faible avec mon ébauche de roman, c’est l’intrigue, parce que pondre des scènes glauques, c’est ma tasse de thé.

Lorsque je ne m’adonne pas à une tâche sérieuse – comme travailler sur LPI -, ça m’arrive souvent de procrastiner. Une de mes façons de passer le temps est de flâner dans mes dossiers, me perdre dans mes vieux fichiers word. Depuis que mon meilleur ami m’a offert Office 2013, ce loisir est tellement plus agréable! J’ai toujours été un peu gratte-sous : acheter un logiciel, ce n’est pas mon fort. Alors, j’ai longtemps zigzagué à travers OpenOffice et une version piratée de Word 2003. Les deux n’étant pas compatibles, j’ai souvent dû me trouver des sites de convertisseur. Heureusement que maintenant, Office 2013 ouvre tout! J’adore ça, je marierais presque mon traitement de texte. Donc, je m’adonne régulièrement à la redécouverte de mes anciens poèmes et nouvelles. La plupart du temps, ça me fait sourire. Il y a des phases de ma vie où les mots tombent du ciel, ça crée des choses remarquables en comparaison des moments où les mots sont moins naturels. Je ressors de mes aventures dans le dédale de mes œuvres hétéroclites inspirée et motivée. J’aime voir comment j’ai déjà écrit sur autant de sujet et savoir qu’il m’en reste encore une infinité à parcourir.

Mes carnets remplis de papier barbouillé d’encre me plaisent aussi. Outre le fait que ma calligraphie est souvent douteuse – on dit qu’elle ressemble à celle d’un homme -, je peux parfois trouver des passages réussis. Il reste que je suis moins enthousiaste envers mes feuilles volantes çà et là, parce ce qui est sur papier est fréquemment relier à un souvenir douloureux. Cette semaine par exemple, j’ai redécouvert un poème sur Montréal et celui que j’aimais, en moi bouillonnait une rage qui m’a surprise. Je voulais tout déchirer, mais je me suis abstenue, le poème est joli, il ne mérite pas ce sort.

D’une part, on peut considérer que je suis chanceuse. Je ne suis peut-être pas l’auteure la plus confiante, mais je parviens à aimer ma plume. Je sais que certain déteste ce qu’il compose même si c’est majestueux aux yeux des autres, ça m’évoque mes amies qui dessinent des portraits de fous et elles les cachent, mais pourtant elles sont si douées! Je vous interroge tel que je l’ai faite dans l’article L’influence de nos lectures sur notre style, mais cette fois, avec une nouvelle question : qu’est-ce que vous provoque la relecture?

La galère

Écriture et littérature, Réflexions

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Alors que les vacances se pointent enfin le nez, j’observe une augmentation du nombre d’heure que je peux consacrer à mes loisirs, évidemment. Devant ce temps libre, cette mine d’or, je m’occupe de mon mieux, je souris à la pile de livre sur ma table de chevet, je médite comme le citoyen zen exemplaire, j’écoute des films à tous les deux jours et je me consacre à mes recherches personnelles. Par contre, je m’emmerde quand même royalement la majorité du temps. Ce n’est pas cet ennui sidérale qui me dérange, ce qui m’inquiète est tout autre.

Je ne suis plus capable d’écrire. Cet article est une exception j’imagine, car il s’agit d’une lamentation, une lamentation qui me guérira je l’espère. J’ai des blogs, j’ai des comptes sur des forums, j’ai des carnets à la tonne à remplir de ma calligraphie douteuse et j’ai même Word 2013, je n’ai jamais eu de Word aussi à jour! Malheureusement, mes doigts et ma tête ont perdu l’habitude de coucher des mots sur un ordinateur ou une feuille.

Je lis, je lis et je lis encore. J’ai toujours cru que lire en masse donnait l’inspiration pour écrire ensuite. En effet, j’ai des idées, mais pas les mots pour leur donner forme. Je me sens toute petite devant le phénomène de création. C’est rendu que je me sens presque plus à l’aise à dessiner (quand Dieu sait que mes talents dans le domaine sont limités) qu’à composer une nouvelle.

J’aimerais pouvoir pondre une nouvelle, réellement. Sauf que je n’arrive qu’à composer des vers qui, une fois terminés, sombrent dans l’oubli, cela n’étant pas très utile. Sinon, j’écris des critiques de livre, mais ce n’est pas très créatif.

J’ai l’impression qu’il s’agit d’une grosse perte de confiance en soi. À quoi est du cette perte? Bonne question. Je crois que je n’ai tout simplement plus la sensation d’être lue. J’ai quitté Skyrock car je trouvais que ma plume méritait une meilleure plateforme, mais sur cette nouvelle plateforme – en l’occurrence Blogspot -, je trouve que mon style n’est pas à la hauteur. En plus, personne ne vient, retour à 0, la recherche de lecteurs. On dirait que mille ans ont passé depuis que j’ai eu besoin de faire cette tâche. Puis, pour revenir au manque de confiance, chaque article que j’ébauche me semble inintéressant (bon, on peut taire au silence que le dernier post que j’ai entamé était «Pourquoi le christianisme ne me convient pas») et je me décourage de ne pas écrire quelque chose d’impeccable du premier coup.

Allez, quelqu’un dîtes moi que je vais réussir à m’y remettre. J’ai la sensation d’avoir tout essayer : créer un nouveau blog, débuter un nouveau projet, etc.  J’ai décidément besoin d’encouragement.