NaNoWriMo ou non?

Écriture et littérature, Réflexions

Au mois d’avril dernier, sur un coup de tête, je m’étais lancée dans le camp NaNoWriMo. Au bout de 26 jours, une histoire de 50 000 mots se bouclaient. Le Patient Idéal, une histoire sombre sur l’hypnose, venait de voir  sa première ébauche terminée avec une grande fierté de son auteure (comme le témoigne cet article).

La question est : vais-je oser me lancer à nouveau dans cette aventure? Cette fois, ce n’est pas qu’un camp, c’est le mois officiel de l’événement.  Pour être franche, je penche plus sur le non que le oui présentement, mais je suis en gros dilemme. J’essaie de mettre le pour et le contre sur la balance pour faire le bon choix.

Les plusieurs options qui s’offrent à moi sont de recommencer un nouveau projet, de retravailler sur mon manuscrit de la dernière fois, de me mettre à un essai sur la différence que je prévois réaliser en tant que projet personnel/intégrateur ou de vaquer à mes occupations comme si de rien n’était.

Pour discuter de cette première option, disons qu’elle peut être prometteuse. Au mois d’avril, j’ai parti de rien du tout pour arriver à un résultat unique. Je sais que même si je n’ai pas d’idée en tête présentement, ce n’est nullement un problème. Ce n’est pas l’imagination qui me manque et en plus, j’ai plein d’ébauche qui traîne dans mes documents. En plus, on est mi-octobre, si je me déciderais tout de suite sur le thème de base de mon récit, je pourrais préparer un plan d’avance qui rendrait mon intrigue beaucoup plus logique.

Ensuite, à propos de retourner au monde du Patient idéal, alors là j’hésite beaucoup plus.  La ré-écriture demande beaucoup plus que seulement cracher des mots sur un traitement de texte en espérant voir un nombre modeste affiché au final.  Je ne sais pas si j’ai envie de m’investir dans un travail ardu, déjà que j’essaie de me concentrer le plus possible sur mes études dernièrement. La motivation me manque même si je sais qu’au fond de moi, je veux avancer ce manuscrit, qu’il cesse de prendre la poussière. Sauf qu’à la fois, j’ai envie de le laisser reposer pendant 1 an complet. Ça ne peut pas faire de mal, d’attendre encore quelques mois, je peux patienter jusqu’au mois de Mars pour la NaNoEdMo (National Novel Editing Month).

Alors pour cet essai, mes points sont que c’est pour dans très longtemps encore ce projet, c’est pour l’an prochain! Ensuite, je ne connais pas toute les consignes de celui-ci, j’imagine que la longueur nécessaire de mon essai n’est pas 50 000 mots. Par contre, comme vous pouvez le voir, j’ai vraiment très hâte de m’y mettre et si je le commencerais tout de suite, j’aurais énormément de temps pour le corriger et le perfectionner. Sincèrement, j’ai vraiment foi en ce projet et j’irai presqu’à dire que j’ai l’espoir de le publier un jour (c’est beau rêver).

Finalement pour le côté pessimiste, l’alternative la plus simple, ne pas participer, j’ai des raisons également. Je veux me concentrer sur mes études, je suis dans la bonne voix présentement et je ne veux pas la quitter.  Mon emploi d’été se termine ce week-end, mais je me cherche une job pour l’hiver et si je décroche réellement un poste, va falloir que je m’adapte au mix boulot-étude, ce qui peut-être difficile avec la tonne de projet que j’ai. Il y a aussi les facteurs sommeil et vie sociale, je tiens aux deux et oui, même si je suis une ermite insomniaque dans l’âme. Je tente d’apprendre le tarot entre tout ça, mais bon, je sais bien que ça je peux le reporter au mois de décembre…

Bref, je suis totalement indécise. Il y a des moments où j’ai envie de me précipiter sur un coup de folie et d’autre où j’ai envie de partir le plus loin possible de cette chose. Je suis zen ces temps-ci, pourquoi quitter le calme pour la tempête et le zèle?  Reste que j’essayais de convaincre une amie d’y participer l’autre jour et que c’est ridicule si je n’y participes pas, mais voilà, j’en sais rien.

Et vous, vous pensez participer à cette édition?
Pour vous y inscrire officiellement, voici l’adresse.

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Vos techniques pour étudier

Divers, Réflexions

Pour la plupart, nous sommes en périodes d’examen. En tout cas, c’est la situation des Québécois. Présentement, je suis entourée de feuilles, de crayons, j’ai les deux coudes sur mon cahier de science, le système musculosquelettique attendant que je l’apprenne. Pendant ce temps, je me questionne : «Et toute ces informations sur le corps, comment je les apprends cette fois»?

Heureusement que j’ai une bonne mémoire, la plupart des trucs fonctionne avec moi. J’utilise les deux hémisphères de mon cerveau presque de manière égale. Voici quelques-unes de mes manières d’étudier, en espérant que ça vous serve.

Dernièrement, la technique que j’ai utilisé pour un examen d’histoire qui contait pour 30% du 60% de notre année,  c’était une ligne du temps. Et pourtant, habituellement, je suis nulle avec les dates et ce genre de représentation ne m’aide pas du tout, mais pourtant, j’ai eu 92% dans mon examen, même si j’ai commencé à étudier la veille. En plus, je n’ai toujours pas oublier ce que j’ai appris, je peux vous dire que le krach boursier de New York était en 1929, que la loi 67 était en 69, que la loi 101 a été mise par Lévesque, qui est d’ailleurs le père de la Révolution tranquille, que le régis des rentes à été créé en 1965, que Duplessis gouvernait en 1944, etc.

Mais pour les sciences, comment faire? J’ai toujours observé du coin de l’oeil avec jalousie les filles qui se faisaient des magnifiques feuilles-résumés de ce qu’on voyait en classe. Aujourd’hui, j’aimerais bien m’en faire, en plus j’ai des nouveaux crayons (à 1 dollar haha).  Mais sincèrement, comment faire pour rendre ça potable quand on écrit mal, qu’on a aucun talent artistique et qu’on est franchement désorganisé au naturel. Alors, là, étant fervente d’ordi, je suggérais de le faire sur Word, ou Office dans mon cas, mais l’écriture manuscrite est sensée aider à mémoriser.  Tant de dilemmes.

Récemment, j’ai découvert XMind, une application gratuite de Map Minding. À la base, je l’avais téléchargé pour mes projets d’écritures. Sur le coup, j’avais envie d’abandonner parce que je trouvais le logiciel complexe, mais ce ne l’est pas tant. J’ai commencé à organiser ma semaine avec lui, ensuite j’ai créer des fiches de personnages en arbres, puis finalement, cette ligne du temps bien garni. Je crois que XMind est un outil vraiment intéressant. Son seul bémol est qu’on ne peut enregistrer les fichiers en tant qu’image, on doit le garder en fichier XMind qu’uniquement XMind peut ouvrir.

Pour retourner aux techniques d’études, faire des associations marche plutôt bien, je me souviens encore de quelques-uns de mes trucs pour apprendre les pays et leurs capitales d’il y a deux ans, ainsi je peux vous dire que Pyongyang est la capitale de Corée du Nord et qu’Oulan-Bator est celle de la Mongolie.  Il faut dire que j’adore apprendre la géo aussi.

Je me suis souvent faite des petites chansons, des raps, que je ne partagerais pas dût à leur laideur, mais ils ont fonctionné également.

Ensuite, il s’agit de se répéter souvent ce qu’on essaie d’apprendre dans notre tête, de se questionner même dans des moments inopportunes, comme dans le bus, en train de manger, pendant que vous êtes sensé écoutez la personne en face de vous…

Saviez-vous que de prendre un 10 minutes de pause à rien faire pendant une session d’étude est favorable à l’apprentissage et la mémorisation?

Vous, quels sont vos méthodes favorites ou hors de l’ordinaire? Y-a-t-il quelque chose que vous vous rappellerez toujours à cause d’un truc infaillible?

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L’influence de nos lectures sur notre style

Écriture et littérature, Réflexions

Quel est l’auteur qui a le plus influencé votre style? 

Personnellement, je peux répondre à cette question sans le moindre temps de réflexion, c’est évident, c’est Patrick Senécal. Patrick Senécal est celui qu’on nomme le Stephen King québécois ou encore le maître de l’horreur québécois. Il est notamment l’auteur de 5150, rue des Ormes,  Les sept jours du talions et plus récemment, il a commencé sa série Malphas où se mêle l’humour noir à sa plume terrifiante.

Il est mon auteur favori depuis que je l’ai découvert (je ne pourrais jamais remercier assez l’ami qui me l’a suggéré), je peux même dire qu’il est un idole. Chacun de ses romans sont une réussite, on ne peut s’ennuyer avec lui, il est déroutant et envoûtant et ne cessera jamais de me surprendre. Ce qu’il m’a apporté, dans ma propre écriture, est la noirceur.

J’ai toujours eu un côté sombre, mais celui-ci transparaît désormais beaucoup plus de mes oeuvres. Je n’essaie pas d’imiter Senécal, mais malgré moi, je suis portée à mettre des scènes de violence par là et un peu d’atrocité par ici.  Je ne tente plus de voiler mon penchant morbide, il fait parti de mon style. Par exemple, je trouve que ce poème illustre bien ce que je tente de vous faire part.

Ma belle colombe, pourquoi portes-tu des fleurs?
Quelqu’un est-il mort par chez toi, oh comme j’espère que non!
Il serait bien dommage que ces si jolis fleurs soyent vendues avec des pleurs…
Tu dis que je n’y suis pas du tout, que les fleurs sont pour celui dans ton cœur, ce garçon
 
Tu es bien drôle, ma douce merveille, tu me fais bien rire!
On a plus besoin de flatterie, on a plus besoin de grands choses,
Pour faire apparaître le bonheur à nos lèvres et tourner les joues roses
Je dois tout de même t’avouer que je suis ravi, pour une fois, je n’ai gaspillé mon sourire.
 
Juliette, par contre, tu en perds ton odeur.
Ça me fait tanguer, ça me détraque un peu le cœur
Je ne peux m’empêcher de voir les pétales faner et crever…
Retire ces cadavres de tes cheveux, tu empoisonnes ta beauté.

Un autre de mes textes auraient pu tout aussi bien servir d’exemple pour le côté humour noir : Petite annonce sur le net.

Bref, mon rêve serait d’écrire avec autant de véracité  que lui. Et étant présentement en cours de rédaction d’une partie d’un projet particulièrement remplie de torture, je peux vous dire que ce n’est pas encore gagner.  En fait, si je pouvais qualifier mon style de rêve,  ce serait un mélange entre lui et Maupassant avec peut-être un soupçon de Mathieu Malzas. On verra ce qui adviendra de ma prose avec le temps!

Sincèrement, les livres que je lis ont une réelle influence sur ma manière d’écrire. Ayant présentement comme lecture, Ravage de Barjavel, je peux constater que dernièrement, je suis plus portée à écrire des longs paragraphes descriptifs plutôt que des dialogues dont j’étais pourtant très fervente il y a moins d’une semaine.

Je suis curieuse, vous, quel est l’auteur qui vous influence le plus? Ou peut-être est-ce une ou des oeuvres? 

Premier réel désespoir du NaNoWriMo ( et avec de la chance le dernier)

Écriture et littérature, Réflexions

J’ai beau avoir passé par une phase de stress quand même intense le premier avril, mon désespoir actuel me cause beaucoup plus de tort émotionnellement. J’ai envie de pleurer arg.

J’ai l’impression que ce que j’écris n’a aucun lien, que ma manière de parler de l’hypnose (mon sujet principal) est totalement fausse parce que je n’y connais rien, que ça ne fera jamais une histoire de 50 000 mots et qu’après NaNoWriMo, j’y retoucherais jamais.

Toutes des choses que j’espère mensongères.

Pour l’instant, je n’ai pas encore écrit 1000 mots de la journée, moi qui voulait faire des journées de 3000 mots le week-end, c’est pas partie pour le succès. On ne sait jamais, il est tôt et c’est souvent la nuit que ma muse se pointe (en tout cas, c’est comme ça que ça fonctionnait dans le bon vieux temps).

Je me suis armée de musique (qui n’est qu’à moitié réellement utile), merci Songza, et j’ai fais de la recherche, je devrais pouvoir y arriver.

Je suis encore dans la partie personnages et je suis un peu tannée de présenter des personnages, j’ai la sensation que mon coup de tête d’avoir mis 6 patients n’était peut-être pas une si bonne idée – au moins, j’aime bien leurs noms que je leurs ai déniché. Je ne trouve plus de façon originale pour les introduire et je me dis qu’en fait, cette tonne de personnage est un peu inutile. En plus, je trouve que l’identité du patient idéal est trop évidente. J’ai peur d’ennuyer le lecteur aussi. Je n’ai qu’une seule envie présentement d’écrire enfin «Avez-vous devinez qui est le patient idéal»? Mais bon, je me suis dit que j’attendais les 10 000 mots avant d’enclencher la seconde partie, celle de l’action. Avec de la chance, ça va passer vite, peut-être que j’écrirai comme une hallucinée ces environs 2000 mots restants pour cette fin de semaine.

Pour retourner dans le positivisme, je me dis que si en «qualité de roman», ce manuscrit est un désastre au final, je peux toujours le recycler en fiction pas si mauvaise que ça, je crois.  Pour continuer sur cette note enthousiaste – parce que je n’ai pas encore toucher le fond, malgré les envies, je ne crois pas pleurer ce soir -, je n’ai pas envie d’abandonner le camp, c’est un beau bien que grand défi et je suis certaine que je serais extrêmement fière de moi-même quand j’aurai terminé!