Notre chance d’avoir l’écriture

Écriture et littérature, Réflexions

Je venais tout juste de m’acheter un nouveau de tapis de yoga. Voilà pourquoi je lisais donc des blogs sur le yoga : parce que je suis extrêmement douée pour lire sur une activité plutôt que de la pratiquer. Cela va pour l’écriture, c’est bien plus intéressant regarder ce que les autres pensent de l’écriture et d’en parler plutôt que d’écrire en soi (ce n’est pas vrai, mais ainsi réfléchit beaucoup trop souvent mon cerveau). Au moins, aujourd’hui, cet article va satisfaire cette envie de parler d’écriture puisque tel est le sujet présenté.

En fait, le sujet peut se préciser ainsi : nous sommes extrêmement chanceux d’être en amour avec l’écriture.  Un sportif est aussi très chanceux d’être tombé sous le charme de sa discipline, mais ce n’est pas pareil. L’écriture est quelque chose de très libre et je n’apprends rien à personne en disant qu’elle permet de s’exprimer habilement. Le coureur peut courir, mais s’il aime inconditionnellement le tricot en plus d’adorer sa pratique, comment peut-il inclure ses deux passions l’une dans l’autre? Comment peut-il propager son amour du tricot en courant? Nous autres, auteurs, n’avons pas ce problème.

L’écriture ne se limite pas à des poèmes à l’eau de rose et à des romans de fiction. L’écriture peut aller n’importe où, vous êtes le guide. Votre futur roman peut mettre en vedette un personnage qui tricote si tel est votre désir et vous pouvez carrément écrire des articles sur le tricot sur votre blog. L’écriture est un médium qui peut directement ou indirectement rejoindre nos intérêts. Elle peut même nous aider à nous développer dans ses domaines. Puis, comme je le disais dans une conférence que j’ai donnée, dès que l’on écrit sur quelque chose qu’on aime, presque automatiquement, on aime l’écriture.

Cependant, cela ne s’arrête pas aux écrivains en herbe : chaque artiste est énormément chanceux. Bon, le comédien peut difficilement acter son amour du tricot, mais l’on comprend où je veux en venir. Un peintre peut passer une infinité de message à travers ses toiles, le sculpteur peut incorporer des éléments qui représentent ce qu’il affectionne, etc.

Bref, je lisais ces articles de yoga (notamment un qui parlait de yoga et de poésie) et je me disais : moi aussi, je pourrais en écrire, de la poésie sur le yoga. Après tout, je suis ici pour vous communiquer ce qui m’anime. Si vous n’aimez pas, vous passez votre tour simplement.

Tout cela pour dire qu’à cet instant présent, je suis très reconnaissante d’entretenir cette relation envers l’écriture parce qu’elle permet de rejoindre mille et un horizons qu’on n’aurait peut-être jamais rejoints autrement, parce qu’elle nous laisse vulgariser ce qui nous rend heureux, parce qu’elle devient ce qu’on aime tellement facilement.

10 (nouveaux) livres ou 40% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Dans mon article en date du 1er mars, je vous annonçais que j’avais déjà lu dix livres cette année. Aussi, je vous annonçais que j’allais vous les présenter par dizaine promettant ainsi un total de cinq articles récapitulatifs puisque mon objectif littéraire cette année est d’avoir lu au moins 50 titres (chose que je n’ai point réussi au cours des années antérieures). Alors, nous voilà à ce deuxième fameux bilan! Comme vous avez pu le remarquer, je lis des romans d’horizons multiples et cette fois-ci, la variété est encore au rendez-vous. C’est bien d’un côté, mais de l’autre, j’ai eu beaucoup de difficulté à les classifier pour cette présentation, ceci expliquant pourquoi je les ai plutôt placés selon l’appréciation que la catégorie.

Commençons par mes déceptions pour garder le meilleur pour la fin! Ma plus grande déception est sans aucun doute Le libraire -libraire, un métier qui fait rêver plusieurs d’entre nous pourtant-  de Gérard Bessette. Cette œuvre qui se veut un classique québécois est plat du début jusqu’à la dernière page (et quelle conclusion atroce).  Par la suite, on retrouve La mémoire de l’eau de Ying Chen. Cependant, le fait que je n’aie pas aimé est plus dû à mon incompréhension, le contenu est, je l’imagine, lorsque l’on met plus d’effort dans la lecture, excellent. Elle explique la situation chinoise d’une manière très poétique. Pour conclure ce paragraphe, j’ai lu Nous sommes Charlie des éditions Le livre de poche qui est un plaidoyer pour la liberté d’expression. La raison pourquoi je classe celui-ci dans les déceptions contrairement à la majorité qui ne cesse de le louanger, c’est que je m’attendais à ce que le thème soit plus la liberté d’expression justement plutôt que les attentats. Quelques contributions m’ont plu, mais il y a beaucoup de patriotisme français là-dedans – ce qui est très compréhensible -, mais voilà, bien que je supporte la France, je trouve que l’on fait tout une histoire de cette affaire. Nous paniquons (quand je dis nous, je parle de l’Occident) parce que nous devons se censurer un peu tandis que le reste du monde n’a pas la moitié de ce qu’on possède comme liberté de presse. Bref, c’est tout un autre sujet cela, retournons à nos moutons.

La prochaine section est dédiée au roman entre la déception et le coup de cœur, les romans agréables quoique pas tant marquants que ça. Tout d’abord, j’ai eu entre les mains L’étranger de Albert Camus, il fallait bien que je lise enfin son plus connu! Même si j’ai passé un bon moment,  ça ne m’a pas bouleversé. Ensuite, La vie intérieure de Martin Frost par Paul Auster (que j’ai acheté compulsivement je l’avoue), il s’agit d’un scénario de film en réalité. L’idée principale est bonne, mais le format du texte (et sa petitesse) m’a empêchée d’apprécier pleinement et je trouve que l’œuvre n’était pas à la hauteur du travail habituel de M. Auster. Pour poursuivre, j’ai également lu Le chevalier inexistant de Primo Levi. Franchement, ma relation avec Levi est plutôt mauvaise, je ne comprends pas pourquoi je m’acharne. Ce roman était un peu plus agréable grâce à l’humour comparé à ce que j’ai vu auparavant, mais je ne suis toujours pas convaincue. Puis, j’ai aussi découvert 2001 : L’odyssée de l’espace (le livre et le film) de Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick. Je suis vraiment ravie d’avoir parcouru cet incontournable de la science-fiction, mais au final, ça reste quelque chose d’assez bizarre.

Maintenant, le meilleur de ce dernier mois! Je n’ai pas honte de dire que le premier tome Cinquante nuances de Grey de E.L. James figure ici. J’ai une excuse néanmoins! C’est que je lis plutôt des livres lourds en général et cette aventure sans prise de tête m’a fait le plus grand bien : en quelques heures à peine, sans effort particulier, j’ai dévoré l’histoire de Christian Grey. D’ailleurs, je lis actuellement le deuxième opus. Niveau VO, The Boy In the Stripped Pajamas de John Boyne (que j’ai découvert encore sous forme de livre et de film) a été vraiment très enchanteur. Le point de vue d’un enfant par rapport à la Deuxième Guerre mondiale pique automatiquement notre curiosité et en bonus, notre narrateur est attachant. Pour terminer, il ne sera pas question de fiction, mais plutôt d’une biographie de Salvador Dali chez Taschen. J’ai entrepris des grandes recherches sur ce peintre en mars et j’ai découvert un personnage haut en couleur. Ce livre est magnifique autant visuellement que littérairement, je le conseille avec enthousiaste, une très bonne référence sur la vie de cet Espagnol marginal!

Donc voilà qui est tout! N’hésitez pas à me poser des questions sur mes lectures puisque je n’en parle que brièvement pour ne pas poster une brique, je serais heureuse de vous répondre. Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement? Combien de livre se sont déjà glissés entre vos mains? 😉

Vinyles : Mes premiers pas

Explorations, Musique

Je vous présente  la Music Hall USB-1, j’ai nommé le cadeau de Noël que mon amoureux et moi nous nous avons fait. Oui, nous nous sommes acheté une table tournante! Nous deux étant des fans de musique et spécialement de vieux rock, nous étions triste de laisser pourrir les vinyles de son sous-sol où traînaient notamment des 45 tours de The Doors et des 33 tours des Beatles. Et puis, qui pourrait résister au charme des vinyles? Leur côté massif et authentique, ne vaut-il pas tellement plus qu’un CD ou qu’un mp3?

Donc, voilà, depuis décembre je fais mes premiers pas dans l’univers merveilleux des vinyle. Je suis toujours à la recherche d’autres passionnés avec qui partager ce nouveau passe-temps. Pour l’instant, c’est à vous que je partage ce premier billet sur le sujet. J’aborde ici la question des premières fois.

Mon premier vinyle acheté

L’album de 1994 Duke de Genesis a été mon premier achat. Il est l’un des plus célèbres de la formation, on y retrouve notamment Turn It On Again, Duchess et Misunderstanding. C’est à travers ce dernier que Genesis a pris un tournant plus pop et commercial, délaissant un peu leur rock progressif. Quand je me le suis procuré, je n’aurais même pas pu dire un titre du groupe sur le coup, je ne les connaissais que de nom. Je n’ai peut-être pas eu le coup de foudre en l’écoutant pour la première fois, mais c’est réellement un bon point de départ pour mon aventure dans l’achat de longs-jeux,.

Mon premier problème

C’est au moment de cette première dépense que j’ai découvert quel serait mon problème la majorité du temps. Je suis au Québec, une province francophone. J’aurais dû m’en douter en voyant que la collection qui prenait la poussière dans un garde-robe comprenait pleins de titre français, ça ne pouvait qu’être pire dans les brocantes du coin! Je ne suis pas une fervente adepte de la musique française – même si j’essaie à chaque année d’aimer ça un peu plus que l’an d’avant -, mais je tolère quand même plusieurs artistes. Dans ceux que je possède en vinyle, je respecte quand même Beau Dommage et Plume Latraverse. On ne sait jamais non plus quand on tombera sur un morceau qui touche l’âme à la Édith Piaf dans notre belle langue. Bref, je vois ce problème plus comme un défi pour mes désirs de rock, mais je ne crois pas que ça m’arrêtera.

Mon premier vinyle cruellement désiré

Oh lui! Je rêve d’Abraxas de Carlos Santana depuis que sa pièce Black Magic Woman m’a envoûtée. Je suis près de ressortir mes livres de sortilèges à force d’avoir pris en tête l’air suave de cette chanson. L’original est de Fleetwood Mac, mais cette version-ci est franchement meilleure. Pour en revenir à l’album, il a un nom si intriguant. Il relate d’une figure ésotérique, d’un genre de dieu/démon de la croyance gnostique qui réunirait le bien et le mal. Dès que quelque chose évoque Aleister Crowley, je suis immédiatement intéressée et ce terme aurait été présent dans ces ouvrages, de quoi piquer ma curiosité encore plus.Je ne m’autorise même pas à aller l’écouter sur Youtube avant de le posséder tant je veux que cet instant soit parfait. Au moins, il ne me reste plus longtemps à attendre : le paiement est réglé, il ne reste plus que le facteur me l’emmène.

Mes premiers vinyles neufs et actuels

Pour les neufs et actuels, on a été d’une pierre deux coup. On s’est procuré Dark Eyes de Half Moon Run que j’ai élu album de 2014 dans mon article bilan et aussi Hail To The King de Avenged Sevenfold qui se sont arrêtés à Montréal en mai dernier. On remarque de ses nouveautés comparées aux plus vieux que de nos jours, le matériel est beaucoup plus lourd. Hail To The King vient en 2 disques, car il n’y a que 2 ou 3 chansons par côté pour une meilleure qualité. Quant à Dark Eyes, ils y ont été moins fort sur la qualité, mais j’ai été ravie de découvrir une chanson supplémentaire nommée Unofferable. Ce dernier morceau est uniquement sur la compilation internationale et j’écoutais jusqu’à maintenant la version canadienne. Depuis mon acquisition, je l’ai beaucoup écouté. Avec des vinyles, j’ai l’impression qu’on prend plus la peine d’écouter la musique. Par exemple, je n’avais jamais remarqué avant qu’on entendait des sirènes de pompier durant Fire Escape.

Ouf! Ça a fait du bien d’enfin s’exprimer sur cette addiction qui me possède désormais. J’imagine que je vais devoir revenir libérer mes émotions éventuellement, car pour être une vraie mélomane et collectionneuse, je considère que je me dois de connaître l’histoire derrière chaque vinyle. Je crois que chaque LP cache derrière lui son anecdote et il serait triste qu’elle ne soit jamais connue!

Enrichir son vocabulaire en lisant #2

Écriture et littérature, Créations

On reprend la même idée que la dernière fois  : apprivoisez les mots nouveaux qui ont croisé ma route en février (mieux vaut tard que jamais!) Depuis que j’ai découvert que mon application de dictionnaire hors-ligne sur mon téléphone offrait la possibilité de d’ajouter des mots dans nos favoris, je note avec enthousiasme les inconnus que je découvre dans mes livres. Pour aujourd’hui, je les mettrai en scène à travers un poème traitant de la rivalité entre le croyant et l’athée.

Salmigondis ophidienne

Lorsque le pharisien croise le bigot
Le pharisien juge le bigot
Et vice-versa, prenant leur plus belle tessiture
Ceux-ci vont avec aménité
Avec une fausse équanimité

De l’autre, chacun est la contre-culture
Qu’il soit carmélite ou monacal d’une autre façon
Qu’il soit d’un grand intellect ou d’un air moron
L’un critique le dernier par sa vétusté
Le second par son priapisme obnubilé

Brimant l’intimité des gynécées
Semant ses semances, ses scories, ses péchés
Fantôme des lupanars
Vivant de pantomimes
Destiné à l’abîme

Et puis, le maître de l’amphigouri
Dans le latin forme des congères
Entre lui et les hommes qui lui sont cher
Ses paroles bibliques, des turpitudes pour l’athée et son ouïe
Ses paroles bibliques qui hantent les cauchemars

Au final, lequel plénipotentiaire?
Lequel pusillanime?
Les deux probablement
Derrière l’outrecuidance, se camouflant
Mais personne n’est unanime

À en croire la si forte haine
Que ressent ces idiosyncrasies
Opposées par sacerdoces ennemies
Les deux finiront d’atroces géhennes
Côte à côte, en Enfer

Comme Pascal l’a dit
Et comme l’a confirmé Flaubert
L’homme est plus près de la bête que de l’ange idolâtré
Ils sont de simples phacochères
Nous ne sommes qu’errant dans la nuit.

Donc, voici un total de 24 mots versus 10 dans le premier article, j’y ai été un peu fort ce mois-ci haha! Combien en connaissiez vous parmi ceux-ci?

Aménité : Douceur accompagnée de politesse et de grâce.
Amphigouri : Écrit ou discours dont les phrases, contre l’intention de l’auteur, ne présentent que des idées sans suite et n’ont aucun sens raisonnable.
Bigot : Personne affichant une religiosité affectée.
Carmélite : Religieuse de l’ordre des carmes déchaux.
Congère : Amas de neige de plus ou moins grande ampleur qui se forme par l’action du vent.
Équanimité : Sentiment d’indifférence à l’égard de toute sensation ou évocation, agréable ou désagréable, dû à l’apaisement de l’esprit.
Géhenne : Souffrance physique ou morale atroce.
Gynécée : Appartement réservé aux femmes chez les Grecs.
Idiosyncrasie : Personnalité psychique individuelle.
Lupanar : Établissement où se pratique la prostitution.
Ophidien : Qui de la nature du serpent.
Outrecuidance : Confiance excessive en soir ; orgueil, présomption.
Pantomime : Art d’exprimer les passions, les sentiments, les idées par des gestes et par des attitudes, sans le secours de la parole.
Phacochère : Mammifère d’Afrique, voisin du sanglier, muni de deux défenses dirigées vers le haut.
Pharisien : Celui, celle qui, sûr de soi, juge de haut, avec orgueil et dureté, les actions ou les opinions des autres.
Plénipotentiaire : Qui peut tout.
Priapisme : Vif appétit sexuel, et par extension, grande excitation.
Pusillanime : Qui manque de courage, de caractère ; qui fuit les responsabilités.
Sacerdoce : Vocation.
Salmigondis : Personnes réunies au hasard.
Scorie : Produit des éruptions volcaniques, sorte de lave légère.
Tessiture : Tranche du registre la plus aisée d’une voix.
Turpitude : Ensemble d’actions honteuses, d’écrits ou de paroles ignobles.
Vétusté : Ancienneté. Se dit principalement en parlant des choses que le temps a fait dépérir, a détériorées.

10 livres ou 20% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Alors que certains présentent leurs lectures à tous les Lundi : Que lisez-vous?, d’autres le font à tous les mois. Dans mon anticonformisme, j’ai décidé de vous les présenter par dizaine, c’est-à-dire, dès que j’aurais dix nouveaux livres lus, je viendrai vous résumer les points forts et faibles.

Alors, pour janvier et février, dix titres (un vrai départ de lion).Parmi ceux-ci, deux bandes-dessinées, mais je n’ai pas opté pour ces derniers seulement parce qu’ils se lisent vite, au contraire, l’une d’elle avait 600 pages. Il s’agit de Habibi de Craig Thompson, il y traire d’un sujet sérieux avec brio, soit la place de la femme au Moyen-Orient. On découvre des paysages désertiques, des harems, des villages pauvres : on ne cache pas la misère et il est difficile de ne pas être touché. Dans un autre registre, Sale canal de Patrick Senécal (auteur) et Tristan Demers (dessinateur) m’a passé entre les mains et je le conseille vivement, particulièrement aux Québécois. Les deux caricaturent les problèmes de société et spécialement l’actualité de notre belle province. À se tordre de rire!

Du côté VO, nous avons Legends of Vancouver de E. Pauline Johnson, le nom explique assez bien le contenu. Puis, il y a également Othello de Shakespeare qui m’a bien plu ma foi, j’espère trouver un jour l’occasion de retenter ce dramaturge.

Pour poursuivre dans les classiques, j’ai lu La Peau de Chagrin de Balzac pour l’école (à titre informatif, c’était un roman au choix et non forcé), d’ailleurs, j’y travaille encore, et sincèrement, j’ai beaucoup aimé. Balzac écrit magnifiquement et je ne me suis pas ennuyée avec cette oeuvre qui laisse à réfléchir. Ensuite, celui-là est plutôt un classique canadien, car il est le fruit de Jack Kerouac, j’ai nommé Docteur Sax. Mes attentes étaient très hautes et j’ai été un peu déçue. Malgré un début confus, le fantastique et le côté nostalgique rattrape le tout.

Plus que quatre! Commençons avec le premier tome de Eon par Alison Goodman. Ce titre jeunesse tournant autour des dragons et de la lutte pour le pouvoir ne révolutionnera pas le monde, mais il est bien agréable. Il se lit vite et sans prise de tête.

Finalement, trois déceptions  : Les gens fidèles ne font pas les nouvelles (qui est un recueil de nouvelles justement) de Nadine Bishmoush, L’acquittement de Gaétan Soucy qui n’est vraiment pas à la hauteur de La petite fille qui aimait trop les allumettes (même si la fin est surprenante) et Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb qui n’est pas une déception à 100%, mais il me laisse mitigée comme le fait souvent l’écrivaine.

Bref, ces dix ouvrages représentent donc une avancée de 20% dans mon défi littéraire personnel de lire cinquante livres en un an. J’ai pris un peu d’avance, mais il faut en profiter tant que la motivation est là! Et vous, quels sont vos objectifs de lecture? Quels livres vous ont marqué en ce début d’année?

Enrichir son vocabulaire en lisant

Écriture et littérature, Créations

J’ai beaucoup lu dernièrement et notamment des classiques, on peut nommer Shakespeare et Balzac. Ce que j’aime particulièrement de ces livres poussiéreux, c’est la richesse du vocabulaire de cette ancienne époque. Cependant, je ne cache pas qu’il m’arrive souvent que je dois cherché dans le dictionnaire. Ce qui est merveilleux, c’est qu’avec les téléphones, même sans internet, en un clic, on a une définition! Et j’ai découvert sur mon application de dictionnaire hors-ligne que l’on pouvait mettre des mots dans nos favoris! Si ce n’est pas fantastique la technologie. Je vous présente donc les mots que j’ai découvert en janvier à travers un texte, car il faut bien les amadouer ces petites bêtes!

«Le poète du coin aimait appeler l’endroit de sérail bien que personne ne comprit le mot. C’était une petite maisonnette qui semblait peu accueillante dans le froid de l’hiver, la cheminée crachait peu. On aurait cru que celui ou celle qui y vivait menait une vie d’ascète, mais non. En fait, même si la résidence était hiémale, il faisait toujours chaud à l’intérieur : l’amas de gens qui s’y trouvait muni seulement de leur chaleur humaine suffisait.

Le lieu était couru à cause d’une dame qu’on peut décrire de paraphernale. À son arrivée, on eût pensé que sa popularité n’aurait pas fait long feu, mais elle a atteint une certaine pérennité sans lueur de péroraison. Le clepsydre coulait sans fin.

À la base, les villageois étaient presque craintifs de ce cette étrangère. Il fallut que quelques-uns se sacrifient pour que les autres se diogénisent à leur tour. Maintenant, nul homme ne résistait à ces charmes et quiconque tentait de prétendre l’inverse avait l’air d’un histrion. Ah! l’homme et ses péchés! Résister à des saturnales? Il ne résistera jamais. L’homme et son plaisir, le nombril du monde. Heureusement, il y a des femmes qui s’adonnent à leurs vices. D’ailleurs, je vous ouvre ma porte.»

Voilà pour un total de 10 mots nouveaux pour janvier et un joli texte qui a été très agréable à écrire. 🙂

Et voici les définitions :

Ascète : Celui, celle qui mène une vie austère.
Clepsydre : Horloge qui indique la marche du temps par l’écoulement d’une certaine quantité d’eau.
Diogéniser : Rendre impudique.
Hiémal : Qui appartient à l’hiver.
Histrion : Mauvais comédien.
Paraphernal : Qualifie les biens de l’épuise qui n’ont pas été constitués en dont et dont elle conserve l’administration et la jouissance.
Pérennité : Caractère de ce dure toujours, ou très longtemps.
Péroraison : Conclusion d’un discours d’apparat, d’une harangue, d’un plaidoyer, d’un sermon.
Saturnales : Moment de licence, de désordre.
Sérail : Partie du palais où les femmes sont enfermées, harem.

Le meilleur et le pire de 2014

Divers, Explorations

Je vais y aller de manière générale. Je ne me prendrai pas la tête : si je n’arrive pas à me décider sur lequel d’une catégorie a été le meilleur l’an passé, je dirais le pire s’il me vient à l’esprit plus vite. De plus, il ne s’agira pas nécessairement d’un titre de 2014, mais bien de ce qui m’aura filé entre les mains et devant les yeux durant les douze derniers mois.

Musique

Commençons traditionnellement avec l’album de l’année : tous les honneurs vont à Dark Eyes de Half Moon Run. Je dis tous, mais bien d’autres albums ont mérité des félicitations dont Ghost Stories de Coldplay, l’album éponyme de Hozier, etc. En tout cas, de mon côté, Dark Eyes a été le titre que j’ai le plus écouté, ma chanson fétiche est sûrement Call Me in the Afternoon. J’ai même eu la chance cette été de voir la formation au Festival des Montgolfières et je peux dire que la formation est aussi envoûtante (sinon plus!) sur scène que sur sur CD. J’ai très hâte qu’ils sortent quelques choses de nouveau.

Cinéma

Ici, je ne peux pas totalement dire quel film est le meilleur, mais je peux sans hésiter nommer le pire. Quand je dis pire, je parle du plus étrange que j’aille vu. Il s’agit de Caligula avec Malcolm McDowell, l’acteur principal de Orange Mécanique entre autre.  Paru en 1979, je n’imagine pas les réactions de l’époque alors que je l’ai trouvé bouleversant aujourd’hui. Moi qui s’attendais à un film dans la même lignée de The Holy Mountain mais avec un décor romain – car l’histoire est inspirée par le troisième empereur romain nommé Caligula -, j’étais loin de la vérité. Déjà qu’il prend des allures de pièce de théâtre par moment, lorsque les scènes deviennent carrément pornographiques,  mais d’une pornographie bizarre et dérangeante, c’est trop. Bref, toute une expérience audiovisuelle.

Littérature

Du côté livresque, c’est très facile de choisir. Bien que le roman Aliss soit sorti en 2000, ce n’est qu’en mars dernier que j’ai pu le lire. J’en avais donné mon avis complet sur mon blog de critique littéraire. En résumé, on peut dire de cette oeuvre de Patrick Senécal qu’elle est comme nulle autre. Sa reprise sombre d’Alice au pays des merveilles donne la chair de poule tout en faisant rire et pleurer. Je lui lève son chapeau pour son travail haut en couleur!

Boisson

Ça peut paraître une étrange catégorie, mais sachez que je ne suis pas une alcoolique, mais bien une théolique. 2014 marque probablement le début officiel de mon addiction au thé. J’en ai bu des litres et des litres, chauds comme froids, nombre d’entre eux étaient délicieux. Donc, vous devinez que je ne viens pas dire lequel a été mon favori, mais bien le plus dégoûtant que j’ai eu la chance (malchance?) de goûter. Il s’agit du Lapsang Souchong Étoilé de chez David’s Tea. Ce thé noir aux arômes de pin est pour les amateurs de whiskys malts (j’aime bien le whisky… Bon je ne bois que du Jack’s Daniel) et de cigares fins (ça aussi j’aime, bien ça sent agréable quoique je n’en fume pas). La description ne paraît pas si mal, jusqu’à temps qu’on sente les feuilles ou pire, qu’on boive une tasse! Ceci, on dirait du bacon liquide, du saumon fumée infusé. Je n’en prendrais pas une autre gorgée pour parvenir à préciser ce goût, non non! Bref, peut-être en guise d’épice dans un repas, ça pourrait passer, mais comme boisson chaude, je passe mon tour!

Moment

Pour qu’il y ait plus de positif que de négatif – car c’est pendant cette période-ci que les gens sont les plus optimistes -, je vais rajouter mon plus beau moment de l’année. Outre ma victoire au camp NaNoWriMo, la plus belle chose qui me soit arrivée est tout simplement la rencontre de mon copain le 24 janvier. Je l’aime encore énormément et 2015 me semble prometteur juste par sa présence!

Pour conclure, j’espère que chacun de vous avez passé un joyeux temps des fêtes et que l’avenir vous sera favorable! Que la santé, le bonheur, l’amour, le succès soient à votre porte ainsi que tout ce  que vous pouvez désirer.

Retour sur l’écriture en novembre

Écriture et littérature, Réflexions

En date du 4 novembre, je publiais un article parlant de ma participation non-officielle du NaBloPoMo qui, je vous le rappelle, est un événement où les bloggers s’engagent à publier à tous les jours pendant un mois. Personnellement, je voulais simplement écrire le plus d’article possible pour me créer une réserve étant donné mon irrégularité maladive sur Ressacar.

Ici, vous avez vu la face visible de l’iceberg, c’est-à-dire deux articles sans compter celui de la présentation du défi. Le premier s’est voulu une chronique de La vie secrète de Walter Mitty qui s’est finalement retourné en tranche de vie et critique sur l’argent et la société. J’en suis satisfaite, car ça m’a permis d’explorer un nouveau genre, je n’écris pas des choses aussi personnelles habituellement. Puis, au fond, mon rêve est de changer le monde, comme plusieurs, donc je donne souvent mon opinion sur les sujets d’actualités. Avec Je n’ai plus envie de voyager, j’ai désormais une version papier de mes pensées afin que je n’oublie pas la fois où j’ai eu cette réflexion sur l’argent. Le second article traite des livres électroniques. Lui aussi a une certaine valeur. Cette innovation technologique fait parler, mais il est rare qu’on voit des recherches complètes à ce propos. Je ne sais pas si mon essai a rentré d’une oreille et sorti de l’autre, mais personnellement je crois qu’il n’est pas si ennuyeux, qu’il est même riche d’informations.

La face cachée de l’Iceberg, c’est seulement un autre brouillon qui a pour titre La télévision et la méditation. Ce n’est peut-être pas beaucoup, mais pour moi c’est mieux que rien. Avec les deux articles en ligne en novembre, mon blog a semblé actif! Puis, j’ai fait ma bonne internaute en commentant des articles, en m’abonnant à des gens, je ne suis pas tant à la goure. Et tout cela avec un mois beaucoup plus chargé que prévu (c’est pareil à tous les mois).

Cependant, je n’ai peut-être pas consacré autant de temps que je l’aurais voulu sur WordPress, je l’avoue, mais j’ai quand même publié des choses ailleurs. Vous ne le saviez probablement pas : dernièrement, j’ai sombré dans l’amour des haikus. Je ne sais pas combien j’en ai écrit depuis les 30 derniers jours, mais je sais combien j’en ai posté : 21. Ne sachant pas trop où les placer sur Internet, ils sont actuellement sur un Tumblr que j’ai fait en leur honneur, ma guénizah de haikus. L’endroit est plutôt minimaliste, mais très joli.

En réalité, pour moi, l’important c’est d’écrire, donc je suis assez comblée. Je suis plus une auteure de poésie et de fiction, alors c’est un défi pour moi de tenir un blog plus culturel que créatif. Une bonne fois je prendrai mon courage entre deux mains et je tenterai d’incorporer ces deux volets de ma plume ici. En attendant, j’essaie de garder le rythme.

Sinon vous, comment a été votre NaBloPoMo/NaNoWriMo/NaCeQueTuVeux?  Je serais bien ravie de l’entendre 🙂

La lecture sous un nouvel apparat

Écriture et littérature, Réflexions

À plusieurs reprises, j’ai vu sur dans mon actualité Wordpress des articles parlant des livres électroniques. Que ce soit des dilemmes en tant que lecteur ou des conseils pour les auteurs qui se tournent vers ce média, le sujet fait parler. Dernièrement, j’ai dû rédiger un essai à ce propos (bon, je ne suis pas une essayiste professionnelle non plus). Je crois que le partager pourrait être utile à quelques-uns d’entre vous qui sont intéressés à en savoir plus en profondeur là-dessus. Et ainsi, mes recherches n’auront pas été vaines. Bonne lecture!

«Depuis des lustres, l’écriture existe, passant du papyrus au roman moderne, elle est en perpétuelle évolution. La lecture faisant de même, évidemment. Aujourd’hui, les œuvres littéraires ont encore évolué, elles se sont rendues sur les écrans! Les liseuses, une innovation scientifique qui offre un changement niveau lecture, fait beaucoup parler dernièrement, ici, il sera sujet du développement de celle-ci en évoquant notions de santé visuelle, environnement, économie, culture et quelques autres problématiques lié au fonctionnement de ces livres électroniques.

Du niveau de la santé, la partie du corps le plus visé est sans surprise les yeux. À la base, la lecture, dût à ses petits caractères, peut entraîner une fatigue visuelle. Une fatigue visuelle est le phénomène qui rend la vision floue de loin dût à la difficulté d’ajustement du cristallin.  Sur un écran, c’est la même chose. Cela dépend en outre du type d’écran.  Il y a ceux avec  l’encre électronique où des milliers microbilles chargées positivement ou négativement (noir ou blanc) se positionnent grâce au courant électrique pour afficher une page, notamment dans les liseuses comme le Nook de Barnes & Nobles. La problématique est que plusieurs ne lisent pas nécessairement sur une liseuse de ce genre, mais bien une tablette quelconque comme celle de Samsung, Google ou la plus connue le iPad. Dotés d’un écran rétroéclairé, le confort de la vue est moindre. Dans l’article de Slate, «L’Ipad rend-il myope?» de Jeremy Singer-Vine, une étude sur les Inuits est examiné : «Dans les années 80 et 90, plusieurs études ont trouvé des liens entre la myopie et l’utilisation régulière d’un ordinateur, ou le fait de regarder la télé de trop près. Les populations ayant adopté ce genre de technologie sur le tard en apportent également la preuve: chez les Inuits, par exemple, les cas de myopie ont explosé après l’introduction de la télévision dans leurs foyers»[1]. Ensuite, à propos de l’utilisation d’une tablette la nuit, cela peut entraîner des insomnies. La directrice du centre du trouble du sommeil de l’Université de Californie a découvert que l’usage nocturne des tablettes ralentit la production de mélatonine, la mélatonine servant à réguler le rythme biologique de l’homme, ce qui pourrait dont entraîner des insomnies.

Du côté de l’environnement, on croit qu’avec la lecture électronique, on sauve des milliers d’arbre, ce qui est vrai. Cependant, est-ce que les livres traditionnels sécrètent du dioxyde de carbone lorsqu’on les lit? Négatif, tandis que le livre électronique demanderait 7.5kg de carbone de la conception au transport, selon le cabinet de consultants Cleantech[2]. Encore une fois, est-ce que nos livres format papier requièrent des minerais rares pour leur fabrication? Non. « Les produits technologiques nécessitent l’extraction de minerais précieux comme le coltan, le lithium ou les terres rares pour accroître la durée de vie des batteries, augmenter leur rapidité ou pousser la miniaturisation à l’extrême. Or l’exploitation minière est une cause majeure de déforestation, et plus généralement de destruction des écosystèmes»[3] déclare Sylvain Angerand, chargé de la campagne Forêt aux Amis de la Terre France. De plus, l’exploitation du coltan cause depuis des années des conflits géopolitiques en République démocratique du Congo ce qui pourrait entraîner des guerres.

«Nous pensons qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour que le marché explose»[4], annonce le Président de Virgin Megastore en France, Jean-Louis Raynard. Monsieur Raynard a son point de vue, mais il y a des pours et des contres quant à l’arrivée de cette technologie sur le marché. Dès le début, on décèle un monopole réparti sur trois entreprises soit Amazon, Kindle et Apple. Cela nuit aux  petites et moyennes entreprises, le cas des librairies indépendantes est inquiétant. Certaines d’entre eux ose passer à l’étape supérieur et donc de s’embarquer eux aussi dans la vente de livre électronique. C’est à ce moment que la question du prix est à poser. Le tarif comparé à la version papier est réduit, car le coût de la fabrication n’entre pas en compte. Heureusement, les livres électroniques sont protégés par la loi du prix unique à même titre que leurs confrères. Il reste à voir s’il y a assez de place sur le marché pour que ces deux univers cohabitent ensemble dans l’avenir.

Culturellement parlant, cette nouvelle apparition dans le domaine littéraire peut être très intéressante. Elle permet de découvrir des ouvrages méconnus et elle facile aussi la propagation d’œuvres. Pour les étudiants, cela peut beaucoup leur facilité la tâche avec l’accès qu’ils ont par le biais d’internet. Le projet Gutenberg est un excellente exemple, ce site web tente de regrouper le plus de livres gratuits dans plusieurs langues, ils en ont actuellement plus de 46 000.

Cependant, d’autres problèmes inquiètent les gens du métier. Auparavant, musique et film ont été dématérialisés par le web. La quantité de gens qui achètent ces produits semble diminuer.  On craint que les livres soient les prochaines victimes du téléchargement illégal. En 2011, le site Le MOTif, observatoire du livre et de l’écrit, déclarait : «Cette année, nous avons identifié entre 11 000 et 14 000 titres piratés dont 8 000 à 10 000 BD»[5].

Finalement, les derniers petits hics sur le sujet sont les troubles technologiques. Il est fréquent que le livre électronique soit enregistré sous un format qui ne convient pas à la liseuse de l’acheteur. C’est une situation plutôt agaçante que le consommateur ne peut pas toujours régler soi-même.

Pour résumer, le livre électronique est rempli de promesses pour la culture, l’économie et quelques aspects environnementaux. D’un autre point de vue, il est aussi problématique dans ces mêmes domaines en plus de la santé visuelle. Cependant, comme l’a dit la directrice des Éditions Zoé Caroline Coutau : «Il ne faut pas diaboliser le livre numérique»[6]. Il y a de quoi être mitigé sur le sujet – je le suis d’ailleurs -, mais je suis d’avis que cette nouvelle technologie mérite qu’on lui donne une chance.  Fascinée par la lecture depuis toute jeune, j’ai dévoré des tas de romans et j’ai une bibliothèque bien remplie. Je suis attachée à cette collection matérielle, mais le matérialisme est une doctrine à tranquillement laisser tomber. Je n’ai pas encore acheté de liseuse, mais leur utilisation offre un grand éventail de possibilités, comme surligner des passages sans abîmer des pages, partager des extraits avec ces amis. Sans parler qu’une fois la tablette, plus besoin de se déplacer pour acheter des livres…. Je reste inquiète pour mes yeux, étant déjà couramment victime de fatigue visuelle.

Pour contrer ce problème, une certaine ergonomie est nécessaire pour l’utilisation de ces technologies pour s’assurer une bonne santé visuelle, il est dit dans le livre montréalais Vos yeux de prendre 15 minutes de repos après deux heures de travail non continu à l’écran et 10 après chaque heure de travail continu[7], le travail étant ici représenté par la lecture.

Cependant, peut-être que la meilleure solution reste les bibliothèques, où on partage ces bons vieux livres de papier, même si il est désormais question de location de livre dans le domaine électronique également. Les livres-audio sont aussi une option.

Maintenant à vous de réfléchir, que pensez-vous de cette nouvelle innovation scientifique? Représente-t-elle l’avenir à vos yeux ou alors êtes-vous un lecteur romantique qui ne peut se détacher du format papier?

 

[1] SINGER-VINE, Jeremy, «L’iPad rend-il myope?», web, http://www.slate.fr/story/20027/ipad-ecrans-fatigue-visuelle-myopie.

[2] ANNABELLE, «Le livre papier vs le livre numérique : lequel est le plus écolo?», web, http://www.consoglobe.com/livre-papier-vs-livre-numerique-lequel-est-le-plus-ecolo-cg.

[3] LES AMIS DE LA TERRE, «Le livre électronique : mirage technologique, désastre écologique», web, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2331_livre_electronique_desastre_ecologique.php .

[4] MORANDINI, Jean-Marc, «Le livre électronique va exploser», vidéo web, http://www.youtube.com/watch?v=cx3FhBPXdJg.

[5] DAVAL, Mathias, «EbookZ – L’offre illégale de livres numériques», web, http://www.lemotif.fr.

[6] COUTAU CAROLINE, Zoé «Le livre numérique», entrevue.

[7] CHARTRAND, Marie & Micheline LEPAGE-DURAND, Vos yeux, page 78. »

Je n’ai plus envie de voyager

Divers, Réflexions

À la base, je voulais faire une chronique sur le film La vie secrète de Walter Mitty, mais j’ai tellement tardé à le faire que mes impressions sur celui-ci sont plutôt floues. Puis malgré mes efforts lorsque j’écrivais le brouillon de cet article, je n’arrivais pas à garder ce but en tête et j’ai dévié de sujet. En résumé, ce film est très bien réussi, la bande sonore a été pour moi un coup de foudre et je peux vous dire que je suis sortie de là avec une indéniable envie de voyager. Après mon visionnement, je proposais à mon copain d’aller en Irlande d’ici deux ans, pour vous donner une idée.

Donc voilà, j’ai dit que ça faisait quelques mois que Walter Mitty est derrière moi et je peux constater que mon engouement pour le voyage a baissé. En fait depuis un certain moment, mon envie de voyager a considérablement baissé. Quand j’étais jeune, je voyageais beaucoup. J’ai été plusieurs fois dans le Sud (je parle ici du Mexique, de Cuba et de la République Dominicaine), souvent aux États-Unis et deux fois en Europe. J’en garde des bons souvenirs, quoique vagues. J’allais justement partir pour un nouvel endroit bientôt : le Costa Rica. Cette fois-ci, c’était pour un voyage humanitaire d’une semaine, mais j’ai annulé. 2000$, c’est trop pour moi, je l’ai en banque, mais je préfère l’investir dans mes études. Il a des voyages humanitaires plus longs, moins chers et aussi utiles sinon plus où j’aurai l’occasion de participer au cours de ma vie.

En gros, j’ai perdu l’envie de voyager : alors que toute petite, mon rêve était de visiter la France, mes rêves convergent désormais dans l’envie d’être publiée. J’aime encore découvrir de nouvelles choses, mais par le biais des livres j’imagine. Je suis à une phase de ma vie où l’éducation est plus est important, je cherche une certaine notoriété à travers ma scolarité, d’une façon. Je me sens vieille en me disant que je rêve plus de ma future maison que de mon prochain voyage, j’ai 17 ans. J’ai 17 ans et je cherche la stabilité.

Ça, c’est le point qui n’est pas trop pessimiste sur la question, un autre des pourquoi je suis désillusionnée sur les voyages, c’est l’argent. Oui, je voyageais plus jeune et je voyais les prix, mais ça ne sortait pas de ma poche. Ce que je n’aime pas dans ma nouvelle manière de pensée, c’est que je considère qu’un voyage, c’est une perte d’argent, mais pourtant, ce n’est en investissant dans une voiture neuve que j’en profite plus. Oui, la voiture semble plus utile, mais l’expédition est beaucoup plus enrichissante. L’argent est décidément un concept difficile à gérer : dépenser ou ne pas dépenser? À quel point faut-il se priver de ce qu’on veut par ce qu’on veut «économiser» pour plus tard?

Également, une chose qui me rebute à voyager, c’est toutes les obligations! L’école, les amours, les amis, le boulot. Je ne veux pas quitter ceux que j’aime, je ne peux pas manquer de l’école quand ça me plait et le pire, c’est au travail. J’ai toujours été quelqu’un de travaillant qui s’investit dans ce qu’il fait. J’ai trois ans d’ancienneté à mon emploi d’été et je me sens encore un peu mal de demander des congés. À mon nouvel emploi, je n’ose même pas, je suis la petite nouvelle après tout. Je sais, c’est ridicule, mais j’ai été élevée comme ça. Le travail, c’est important.

Néanmoins, si je décide de partir à l’aventure à travers le monde, je peux dire une chose : ce ne sera pas pour visiter des villes, mais bien pour la nature. Que ce soit le Pérou ou l’Islande, ce qui m’intéresse, c’est des paysages à couper le souffle, un retour aux sources. Je veux voir ce que la nature a à offrir, une ville reste une ville, la nature surprend toujours. D’une autre part, si je voyage, il y a beaucoup plus de chance que ce soit par chez moi. Le Québec est grand, le Canada encore plus. Avant, ma province ne m’intéressait pas, mais j’ai été voir notre capitale cette été et elle est très belle. Puis, lorsqu’on connaît les régions du Québec, c’est plus facile de connecter avec d’autres Québécois. Avant je dédaignais un peu le tourisme local, maintenant, je trouve utile de savoir ce qui m’entoure et je suis souvent enchantée par ce que je découvre. C’est plus abordable aussi, mais tout aussi intéressant. J’ai plus de nationalisme en moi qu’auparavant par le fait même.

Bref, c’est quand même drôle que j’ai eu cette réflexion juste après avoir pris la décision que j’irai surement étudier en relations internationales à l’université. Je suis décidément une fille remplie de paradoxe, mais à mon avis, c’est la porte qui convient le mieux pour assouvir mes envies de changer le monde. Et puis, les salariés de l’ONU sont exemptés d’impôt et puis, ils voyagent gratuitement… 😉