Bilan 2015 + 10 (derniers) livres ou 100% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Voici brièvement les derniers ouvrages que j’ai parcourus pour atteindre mon objectif littéraire de 2015, soit de lire 50 titres en un an.

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée de Anonyme
Océan mer de Alessandro Barrico
Soie de Alessandro Barrico
Nadja de André Breton
Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
On ne badine pas avec l’amour de Alfred de Musset
Printemps de Christiane Rochefort
The Letters of Vincent Van Gogh édité par Mark Roskill
Huis clos suivi de Les mouches par Jean-Paul Sartre
Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Je suis bien heureuse d’être parvenue à mon but. Il est tellement rare que l’on tienne nos résolutions du Nouvel an! Donc, je finis sur un total de 50 versus 36 l’an dernier. Comme à mon habitude, j’ai été dans des horizons variés et j’ai découvert beaucoup de nouveaux auteurs . Pour ceux qui serait curieux de voir quelles étaient ces 40 autres lectures, rendez-vous à cet endroit.

Top 5 de 2015
L’écume des jours de Boris Vian
Dali. L’œuvre peint de Gilles Nénêt et Robert Deschenes
Malphas, tome 4 : Grande liquidation de Patrick Senécal
Ma vie de David Suzuki
La peau de chagrin de Honoré de Balzac

Je n’arrivais pas à me décider pour un top 3, alors j’en ai sélectionné 5. Une belle variété : du contemporain, du classique, de l’horreur, de la biographie et de l’autobiographie. Des livres que je vous conseille évidemment à tous!

Objectif pour 2016?
Non, merci. J’ai vu que je pouvais lire plus de 50 livres en un an et ça me satisfait amplement. Pour 2016, j’ai envie de mettre en priorité d’autres aspects de ma vie que la lecture. De plus, il est tellement agréable de lire au gré de nos envies sans que rien ne nous presse. (Je dis ça, mais j’ai achetée la Bible – par pure curiosité intellectuelle – et je berce l’envie utopique de la lire au complet cette année!) Je verrai aussi si je continue à partager mon suivi livresque, je n’en sais rien actuellement, mais je me connais, je suis incapable de ne pas parler de livre alors!

Sinon, je me fixe encore cet objectif de poster une fois par mois (au moins) sur Ressacar pour l’année qui s’en vient. Puis, je tiens à réviser en entier mon roman du camp Nano 2015, Les lettres qui dansent, je vous en reparlerai.  Au plaisir de vous lire, passez une bonne année vous tous.

10 livres (de plus) ou 80% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

 

Non, non, je n’ai toujours pas baissé les bras niveau lecture : je continue à lire pour atteindre ce fameux 50 malgré le manque de temps. En réalité, j’ai parcouru bien plus que 10 ouvrages dernièrement (recherches historiques obligent!), mais pas en leur entièreté, donc je ne vous les présenterais pas tous. Ils s’agissaient notamment de livres sur Hippolyte Taine, ce génie français, et également de livres sur l’éducation dans la Grèce antique.   Il reste que je vais vous partager en première partie les titres que j’ai lu pour l’école – car ils sont nombreux -, en seconde, ce que j’ai emprunté chez les gens çà et là, puis il sera question des livres de ma PAL que j’ai lu ces derniers mois.

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C’est surprenant, mais j’ai bien aimé ce que j’ai lu dans mes cours de français. Même les contes médiévaux (Les Lais) m’ont plu malgré le fait que ce ne soit pas du tout une époque qui m’intéresse. Molière m’a ravie également, j’ai toujours aimé son style et depuis que j’ai joué Les fourberie de Scapin, j’apprécie encore plus sa plume.  En ce qui concerne Moby Dick, ce n’était pas une lecture obligatoire, mais nous avions un séminaire sur la réadaptation moderne que Dominic Champagne et Bryan Perro faisait qu Théâtre du Nouveau-Monde (une excellente pièce d’ailleurs, une des meilleurs que je n’ai jamais vue!), alors j’ai décidé de fouiner un peu dans l’univers de Merville avant la représentation. L’anecdote relié à la lecture de ces deux tome est que j’ai pris le tome 1 de Rouaud et un peu lunatique, j’ai pris le tome 2 de Chabouté. Me rendant compte de l’erreur seulement chez moi, j’ai décidé de faire avec : après tout, c’est la même histoire. Bref, j’ai tout de même bien compris l’histoire et je peux dire que je préfère la série de Rouaud, j’ai préféré ses dessins colorés – à la peinture à l’huile je crois – plutôt que les noirs et blancs classiques de Chabouté.

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Donc, ci-dessus on voit les romans que j’ai piqué à mon entourage. La pièce de théâtre Le Visiteur fût une une lecture rapide, mais au combien satisfaisante. Même sans jamais avoir lu Schmitt, je le tenais en haute estime. Ce petit ouvrage confirme les éloges que j’avais entendus de lui, je reprendrais n’importe quand un texte de sa plume. Il est pareil pour Boris Vian et son incontournable L’écume des jours. Ce petit bijou a ravivé ma flamme de lectrice, j’ai été transporté le temps d’une soirée dans ce monde jazz et coloré, joyeux et si triste à la fois. J’ai aussi bien ri et pleuré devant le film (et pourtant je ne suis pas friande du cinéma français) J’aurais voulu rester plus longtemps dans cet univers!

Pour poursuivre, 4 livres sortis de la PAL. (Et 6 autres d’achetés, oups!) Aucun d’eux n’ont réellement été des coups de coeur, mais ils n’étaient pas mauvais non plus. Néanmoins, Le château de Kafka est une exception : je ne l’ai pas aimé du tout. Je n’ai pas abandonné ma lecture – que j’ai trouvé sinueuse et pénible – car je voulais connaître la fin. Ma déception fût grande quand j’ai découvert que ce «chef d’oeuvre» était inachevé. Bref, comme je disais, les autres titres n’étaient pas trop mal. Les poèmes de Guillaume Apollinaire étaient agréables, mais pas inoubliables. Le journal intime d’un arbre était original oui, mais un peu trop étrange à mon goût à certain point (un arbre narrateur d’ébats sexuels humains, non merci). Quant à L’amour fou, comme à peu près toutes choses surréalistes, ce n’est pas totalement compréhensible, mais Breton réussit à être tout de même intéressant.

Donc, c’est ici que ça ce conclut pour aujourd’hui. Il ne reste plus qu’un mois avant la ligne d’arrivée. Qui se fait un sprint littéraire en décembre?

10 (autres) livres ou 60% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Encore une fois, mon bilan essaie de se renouveler en se présentant avec un nouveau classement : puisque mes lectures le permettent, je vous présente les dix derniers livres que j’ai lus selon leur pays d’origine. J’ai été agréablement surprise de découvrir qu’une telle quantité de ces titres venaient de ma terre natale.

Donc, au niveau du Canada, on retrouve cinq oeuvres (dont une VO). Comme d’habitude, c’est le dernier de Patrick Senécal qui m’a le plus plu, je suis totalement vendue. Bref, le tome 4 de Malphas conclut bien cette saga. Ensuite, l’autobiographie de David Suzuki, Ma vie, m’a beaucoup inspirée : son parcours et sa philosophie nous font réfléchir. Pour continuer, on retrouve deux lectures scolaires : Hana’s Suitcase de Karen Levine et Comme une brûlure sur une robe du dimanche de Monique Fournier. Pour être franche, je n’ai aimé aucun des deux. Finalement, on retrouve SOS au Lac des Glaces de Jean-Pierre Guillet, un livre que j’avais gagné lors d’une dictée. Habituellement, je ne lis pas réellement les livres qu’on m’offre dans de telles circonstances (souvent des romans jeunesses), j’aurais pu passé mon tour pour celui-là aussi..

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Le deuxième pays présenté est l’Allemagne. Décidément, la patrie a une littérature raffinée. Le liseur de Bernhard Schlink a été très intéressant avec sa nouvelle façon d’explorer le thème de la Deuxième Guerre mondiale. Également, Patrick Süskind m’a ravie avec son classique qu’est Le Parfum. D’ailleurs, l’adaptation cinématographique n’est pas mal non plus.

le liseur le parfum

 

La France vient en troisième. Les deux titres appartiennent à un autre siècle néanmoins. On retrouve Trois contes de Flaubert, ma première tentative avec cet auteur. Il faut croire que ce n’était pas un bon premier choix, même en lisant la préface explicative, je n’ai rien saisi de ces histoires. Les poèmes érotiques d’Évariste de Parny ont également été décevants, mais ça reste que ce n’est pas si mauvais. Carrément écrit en vieux français, on est loin du Cinquante nuances de Grey, on s’entend. C’est plutôt de l’amour enflammé, mais tout de même niais.

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Pour le dernier, il n’y a qu’un roman représentant le Royaume-Uni. Il s’agit des contes de Beedle la barde de J.K. Rowling. Personnellement, je n’ai pas adoré Harry Potter, j’ai abandonné au deuxième. Cependant, une amie m’avait conseillé ce recueil et elle a bien fait, j’ai passé un moment agréable.

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Et vous, que lisez-vous et qu’avez vous lu?

10 (nouveaux) livres ou 40% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Dans mon article en date du 1er mars, je vous annonçais que j’avais déjà lu dix livres cette année. Aussi, je vous annonçais que j’allais vous les présenter par dizaine promettant ainsi un total de cinq articles récapitulatifs puisque mon objectif littéraire cette année est d’avoir lu au moins 50 titres (chose que je n’ai point réussi au cours des années antérieures). Alors, nous voilà à ce deuxième fameux bilan! Comme vous avez pu le remarquer, je lis des romans d’horizons multiples et cette fois-ci, la variété est encore au rendez-vous. C’est bien d’un côté, mais de l’autre, j’ai eu beaucoup de difficulté à les classifier pour cette présentation, ceci expliquant pourquoi je les ai plutôt placés selon l’appréciation que la catégorie.

Commençons par mes déceptions pour garder le meilleur pour la fin! Ma plus grande déception est sans aucun doute Le libraire -libraire, un métier qui fait rêver plusieurs d’entre nous pourtant-  de Gérard Bessette. Cette œuvre qui se veut un classique québécois est plat du début jusqu’à la dernière page (et quelle conclusion atroce).  Par la suite, on retrouve La mémoire de l’eau de Ying Chen. Cependant, le fait que je n’aie pas aimé est plus dû à mon incompréhension, le contenu est, je l’imagine, lorsque l’on met plus d’effort dans la lecture, excellent. Elle explique la situation chinoise d’une manière très poétique. Pour conclure ce paragraphe, j’ai lu Nous sommes Charlie des éditions Le livre de poche qui est un plaidoyer pour la liberté d’expression. La raison pourquoi je classe celui-ci dans les déceptions contrairement à la majorité qui ne cesse de le louanger, c’est que je m’attendais à ce que le thème soit plus la liberté d’expression justement plutôt que les attentats. Quelques contributions m’ont plu, mais il y a beaucoup de patriotisme français là-dedans – ce qui est très compréhensible -, mais voilà, bien que je supporte la France, je trouve que l’on fait tout une histoire de cette affaire. Nous paniquons (quand je dis nous, je parle de l’Occident) parce que nous devons se censurer un peu tandis que le reste du monde n’a pas la moitié de ce qu’on possède comme liberté de presse. Bref, c’est tout un autre sujet cela, retournons à nos moutons.

La prochaine section est dédiée au roman entre la déception et le coup de cœur, les romans agréables quoique pas tant marquants que ça. Tout d’abord, j’ai eu entre les mains L’étranger de Albert Camus, il fallait bien que je lise enfin son plus connu! Même si j’ai passé un bon moment,  ça ne m’a pas bouleversé. Ensuite, La vie intérieure de Martin Frost par Paul Auster (que j’ai acheté compulsivement je l’avoue), il s’agit d’un scénario de film en réalité. L’idée principale est bonne, mais le format du texte (et sa petitesse) m’a empêchée d’apprécier pleinement et je trouve que l’œuvre n’était pas à la hauteur du travail habituel de M. Auster. Pour poursuivre, j’ai également lu Le chevalier inexistant de Primo Levi. Franchement, ma relation avec Levi est plutôt mauvaise, je ne comprends pas pourquoi je m’acharne. Ce roman était un peu plus agréable grâce à l’humour comparé à ce que j’ai vu auparavant, mais je ne suis toujours pas convaincue. Puis, j’ai aussi découvert 2001 : L’odyssée de l’espace (le livre et le film) de Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick. Je suis vraiment ravie d’avoir parcouru cet incontournable de la science-fiction, mais au final, ça reste quelque chose d’assez bizarre.

Maintenant, le meilleur de ce dernier mois! Je n’ai pas honte de dire que le premier tome Cinquante nuances de Grey de E.L. James figure ici. J’ai une excuse néanmoins! C’est que je lis plutôt des livres lourds en général et cette aventure sans prise de tête m’a fait le plus grand bien : en quelques heures à peine, sans effort particulier, j’ai dévoré l’histoire de Christian Grey. D’ailleurs, je lis actuellement le deuxième opus. Niveau VO, The Boy In the Stripped Pajamas de John Boyne (que j’ai découvert encore sous forme de livre et de film) a été vraiment très enchanteur. Le point de vue d’un enfant par rapport à la Deuxième Guerre mondiale pique automatiquement notre curiosité et en bonus, notre narrateur est attachant. Pour terminer, il ne sera pas question de fiction, mais plutôt d’une biographie de Salvador Dali chez Taschen. J’ai entrepris des grandes recherches sur ce peintre en mars et j’ai découvert un personnage haut en couleur. Ce livre est magnifique autant visuellement que littérairement, je le conseille avec enthousiaste, une très bonne référence sur la vie de cet Espagnol marginal!

Donc voilà qui est tout! N’hésitez pas à me poser des questions sur mes lectures puisque je n’en parle que brièvement pour ne pas poster une brique, je serais heureuse de vous répondre. Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement? Combien de livre se sont déjà glissés entre vos mains? 😉

10 livres ou 20% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Alors que certains présentent leurs lectures à tous les Lundi : Que lisez-vous?, d’autres le font à tous les mois. Dans mon anticonformisme, j’ai décidé de vous les présenter par dizaine, c’est-à-dire, dès que j’aurais dix nouveaux livres lus, je viendrai vous résumer les points forts et faibles.

Alors, pour janvier et février, dix titres (un vrai départ de lion).Parmi ceux-ci, deux bandes-dessinées, mais je n’ai pas opté pour ces derniers seulement parce qu’ils se lisent vite, au contraire, l’une d’elle avait 600 pages. Il s’agit de Habibi de Craig Thompson, il y traire d’un sujet sérieux avec brio, soit la place de la femme au Moyen-Orient. On découvre des paysages désertiques, des harems, des villages pauvres : on ne cache pas la misère et il est difficile de ne pas être touché. Dans un autre registre, Sale canal de Patrick Senécal (auteur) et Tristan Demers (dessinateur) m’a passé entre les mains et je le conseille vivement, particulièrement aux Québécois. Les deux caricaturent les problèmes de société et spécialement l’actualité de notre belle province. À se tordre de rire!

Du côté VO, nous avons Legends of Vancouver de E. Pauline Johnson, le nom explique assez bien le contenu. Puis, il y a également Othello de Shakespeare qui m’a bien plu ma foi, j’espère trouver un jour l’occasion de retenter ce dramaturge.

Pour poursuivre dans les classiques, j’ai lu La Peau de Chagrin de Balzac pour l’école (à titre informatif, c’était un roman au choix et non forcé), d’ailleurs, j’y travaille encore, et sincèrement, j’ai beaucoup aimé. Balzac écrit magnifiquement et je ne me suis pas ennuyée avec cette oeuvre qui laisse à réfléchir. Ensuite, celui-là est plutôt un classique canadien, car il est le fruit de Jack Kerouac, j’ai nommé Docteur Sax. Mes attentes étaient très hautes et j’ai été un peu déçue. Malgré un début confus, le fantastique et le côté nostalgique rattrape le tout.

Plus que quatre! Commençons avec le premier tome de Eon par Alison Goodman. Ce titre jeunesse tournant autour des dragons et de la lutte pour le pouvoir ne révolutionnera pas le monde, mais il est bien agréable. Il se lit vite et sans prise de tête.

Finalement, trois déceptions  : Les gens fidèles ne font pas les nouvelles (qui est un recueil de nouvelles justement) de Nadine Bishmoush, L’acquittement de Gaétan Soucy qui n’est vraiment pas à la hauteur de La petite fille qui aimait trop les allumettes (même si la fin est surprenante) et Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb qui n’est pas une déception à 100%, mais il me laisse mitigée comme le fait souvent l’écrivaine.

Bref, ces dix ouvrages représentent donc une avancée de 20% dans mon défi littéraire personnel de lire cinquante livres en un an. J’ai pris un peu d’avance, mais il faut en profiter tant que la motivation est là! Et vous, quels sont vos objectifs de lecture? Quels livres vous ont marqué en ce début d’année?

Le meilleur et le pire de 2014

Divers, Explorations

Je vais y aller de manière générale. Je ne me prendrai pas la tête : si je n’arrive pas à me décider sur lequel d’une catégorie a été le meilleur l’an passé, je dirais le pire s’il me vient à l’esprit plus vite. De plus, il ne s’agira pas nécessairement d’un titre de 2014, mais bien de ce qui m’aura filé entre les mains et devant les yeux durant les douze derniers mois.

Musique

Commençons traditionnellement avec l’album de l’année : tous les honneurs vont à Dark Eyes de Half Moon Run. Je dis tous, mais bien d’autres albums ont mérité des félicitations dont Ghost Stories de Coldplay, l’album éponyme de Hozier, etc. En tout cas, de mon côté, Dark Eyes a été le titre que j’ai le plus écouté, ma chanson fétiche est sûrement Call Me in the Afternoon. J’ai même eu la chance cette été de voir la formation au Festival des Montgolfières et je peux dire que la formation est aussi envoûtante (sinon plus!) sur scène que sur sur CD. J’ai très hâte qu’ils sortent quelques choses de nouveau.

Cinéma

Ici, je ne peux pas totalement dire quel film est le meilleur, mais je peux sans hésiter nommer le pire. Quand je dis pire, je parle du plus étrange que j’aille vu. Il s’agit de Caligula avec Malcolm McDowell, l’acteur principal de Orange Mécanique entre autre.  Paru en 1979, je n’imagine pas les réactions de l’époque alors que je l’ai trouvé bouleversant aujourd’hui. Moi qui s’attendais à un film dans la même lignée de The Holy Mountain mais avec un décor romain – car l’histoire est inspirée par le troisième empereur romain nommé Caligula -, j’étais loin de la vérité. Déjà qu’il prend des allures de pièce de théâtre par moment, lorsque les scènes deviennent carrément pornographiques,  mais d’une pornographie bizarre et dérangeante, c’est trop. Bref, toute une expérience audiovisuelle.

Littérature

Du côté livresque, c’est très facile de choisir. Bien que le roman Aliss soit sorti en 2000, ce n’est qu’en mars dernier que j’ai pu le lire. J’en avais donné mon avis complet sur mon blog de critique littéraire. En résumé, on peut dire de cette oeuvre de Patrick Senécal qu’elle est comme nulle autre. Sa reprise sombre d’Alice au pays des merveilles donne la chair de poule tout en faisant rire et pleurer. Je lui lève son chapeau pour son travail haut en couleur!

Boisson

Ça peut paraître une étrange catégorie, mais sachez que je ne suis pas une alcoolique, mais bien une théolique. 2014 marque probablement le début officiel de mon addiction au thé. J’en ai bu des litres et des litres, chauds comme froids, nombre d’entre eux étaient délicieux. Donc, vous devinez que je ne viens pas dire lequel a été mon favori, mais bien le plus dégoûtant que j’ai eu la chance (malchance?) de goûter. Il s’agit du Lapsang Souchong Étoilé de chez David’s Tea. Ce thé noir aux arômes de pin est pour les amateurs de whiskys malts (j’aime bien le whisky… Bon je ne bois que du Jack’s Daniel) et de cigares fins (ça aussi j’aime, bien ça sent agréable quoique je n’en fume pas). La description ne paraît pas si mal, jusqu’à temps qu’on sente les feuilles ou pire, qu’on boive une tasse! Ceci, on dirait du bacon liquide, du saumon fumée infusé. Je n’en prendrais pas une autre gorgée pour parvenir à préciser ce goût, non non! Bref, peut-être en guise d’épice dans un repas, ça pourrait passer, mais comme boisson chaude, je passe mon tour!

Moment

Pour qu’il y ait plus de positif que de négatif – car c’est pendant cette période-ci que les gens sont les plus optimistes -, je vais rajouter mon plus beau moment de l’année. Outre ma victoire au camp NaNoWriMo, la plus belle chose qui me soit arrivée est tout simplement la rencontre de mon copain le 24 janvier. Je l’aime encore énormément et 2015 me semble prometteur juste par sa présence!

Pour conclure, j’espère que chacun de vous avez passé un joyeux temps des fêtes et que l’avenir vous sera favorable! Que la santé, le bonheur, l’amour, le succès soient à votre porte ainsi que tout ce  que vous pouvez désirer.

Camp NaNoWriMo 2014 : Gagnante/survivante

Écriture et littérature, Créations

J’ai manqué le départ pour faire l’annonce de ma participation, j’ai aussi raté le quinze pour vous donner mon rapport sur la moitié du chemin. Mieux vaut tard que jamais : en direct de la ligne d’arrivée (ou presque, j’ai terminé le 26), je vous parle de ce projet qui a captivé tout mes temps libres ce mois-ci.

Le titre? Les lettres qui dansent. Le synopsis initial? «Un jeune homme reçoit des lettres d’un inconnu de manière récurrente : ce dernier lui propose d’ouvrir ses horizons, de penser autrement. Par le biais de visions psychédéliques causées par ce mystérieux correspondant, notre personnage principal vivra une désillusion par rapport à la société d’aujourd’hui de façon a entraîné plusieurs bouleversements chez lui». Malgré le fait que je n’avais rien planifié d’avance – non je n’ai pas retenu de leçon de l’an dernier -,  j’ai réussi à diriger mon histoire dans la voie où je l’avais imaginé au début. Notre personnage principal, un jeune étudiant montréalais, se nomme Bastien Cartier. Dans ce récit à la première personne, il nous narre son évolution «spirituelle» pourrait-on dire à travers ses rencontres et surtout ses expérimentations dans le domaine des drogues. En biais, on suit l’échange de missives entre celui-ci et Conrad Max,  l’émulateur de tous ces changements.

Par ce simple paragraphe, j’explique bien le titre. Les lettres ont une place significative dans le déroulement des événements et il arrive fréquemment que les mots s’embrouillent et se libèrent du papier. En gros, ça résume une bonne partie de ma motivation vis-à-vis LLQD : j’avais envie de me lancer dans l’épistolaire et à la fois de me permettre une écriture très libertine, cela étant possible ici grâce au côté déjanté du correspondant de Bastien et des hallucinations parfois sans dessus dessous.

Ce n’est pas tout, j’ai pu aborder plusieurs sujets qui me tiennent à coeur. J’ai pu parler d’art et d’amour ainsi que de choses moins roses comme la standardisation, la mondialisation et l’urbanisation. À la base, je voulais consacrer mon 50 000 mots à la dénonciation de ce qui ne me plait pas dans la société actuelle, mais c’est une tâche plus difficile que je ne l’aurais cru. Donc, je laisse le peaufinage à plus tard en ce qui concerne cet aspect. Pour l’instant, je profite de ma paix intérieure et de ma fierté.

Certains de mes amis diront que je n’ai pas à me sentir si fière que ça, pour nombre d’entre eux mon roman parait comme un ramassis de phrases incohérentes et illogiques. Ces commentaires auraient pu me saper le moral, mais je les ai pris en riant. Il faut que je leur concède avec des passages de la sortes :

«Moi qui n’est pas baptisé, j’accueille Moïse en plein juin. C’est à ce moment que je parviens à me lever : je ressens le besoin de chercher des apéritifs pour notre invité d’honneur, mais l’orgie m’assomme, me ligote et malheur… Moïse s’y joint! Ce n’est pas très catholique tout ça, ça doit être le Moïse des juifs. Après que la peur me desserre la gorge, je me mets à rigoler de la scène devant moi. Mon rire est sinueux et contagieux. J’entends des chuchotements en jargon scientifique, mais je saisis bien quelques brèves lignes «Vaccin… contre… ce clown… abdos trop bruyants et puissants… épidémie…» . Je suis libre des cordes du sexe mural et j’effleure le plafond. Sauf que le plancher est plus confortable, on s’embrasse, je l’appelle ma muse. Je hurle qu’il est ma muse parce que je ne comprends pas ce qu’il répond».

Reste que le plus dur pour moi, ce ne fût pas l’avis des autres, mais le manque de temps. Avec 1001 travaux à remettre, mes objectifs de course (que j’ai cruellement mis de côté même si je participe au Color Me Rad le 18 mai) et mon semblant de vie sociale, si je ne m’avais pas transformé en Superwoman, je n’aurais jamais vu le bout. Sans parler qu’au début de la seconde semaine, je me suis tapé un retard de 4000 mots ce qui n’est pas tant mais bien assez pour me stresser pendant un bon moment. Je crois que cette année fût décidément l’année où j’ai été le plus ravie que les congés de Pâques arrivent! Heureusement que j’ai pu m’y reposer puisque lorsque l’on est en manque de sommeil constamment, la motivation déserte rapidement. Pourtant, j’ai fais de mon mieux pour traquer mes réussites en regroupant dans un fichier le meilleur de ce que j’écrivais quotiennement. J’ai même acheter le logiciel Write Or Die pour cesser de procrastiner. Reste que la chasse à la motivation a été très ardue durant tout le mois, ce n’est qu’au cap des 40 000 mots que j’ai attrapé ma proie.

Pour conclure, cette deuxième participation au camp NaNoWriMo d’avril fût aussi enrichissante qu’En 2013. C’était la première fois que je socialisais avec une cabine notamment ce qui s’est avéré agréable.  Tandis qu’à la première occasion, j’étais exaltée, au comble du bonheur, lorsque j’ai tapé «La fin» à mon jet, cette année ce fût un gros soupir de soulagement que je n’ai pu retenir après avoir atteint mon objectif. J’ai survécu, j’ai gagné avec 50 055 mots!

En résumé, si Les lettres qui dansent voit la lumière un jour, attendez vous à un roman épistolaire où se mêle psychédélisme et critique de société dans un décor québécois!