Bilan 2015 + 10 (derniers) livres ou 100% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Voici brièvement les derniers ouvrages que j’ai parcourus pour atteindre mon objectif littéraire de 2015, soit de lire 50 titres en un an.

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée de Anonyme
Océan mer de Alessandro Barrico
Soie de Alessandro Barrico
Nadja de André Breton
Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
On ne badine pas avec l’amour de Alfred de Musset
Printemps de Christiane Rochefort
The Letters of Vincent Van Gogh édité par Mark Roskill
Huis clos suivi de Les mouches par Jean-Paul Sartre
Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Je suis bien heureuse d’être parvenue à mon but. Il est tellement rare que l’on tienne nos résolutions du Nouvel an! Donc, je finis sur un total de 50 versus 36 l’an dernier. Comme à mon habitude, j’ai été dans des horizons variés et j’ai découvert beaucoup de nouveaux auteurs . Pour ceux qui serait curieux de voir quelles étaient ces 40 autres lectures, rendez-vous à cet endroit.

Top 5 de 2015
L’écume des jours de Boris Vian
Dali. L’œuvre peint de Gilles Nénêt et Robert Deschenes
Malphas, tome 4 : Grande liquidation de Patrick Senécal
Ma vie de David Suzuki
La peau de chagrin de Honoré de Balzac

Je n’arrivais pas à me décider pour un top 3, alors j’en ai sélectionné 5. Une belle variété : du contemporain, du classique, de l’horreur, de la biographie et de l’autobiographie. Des livres que je vous conseille évidemment à tous!

Objectif pour 2016?
Non, merci. J’ai vu que je pouvais lire plus de 50 livres en un an et ça me satisfait amplement. Pour 2016, j’ai envie de mettre en priorité d’autres aspects de ma vie que la lecture. De plus, il est tellement agréable de lire au gré de nos envies sans que rien ne nous presse. (Je dis ça, mais j’ai achetée la Bible – par pure curiosité intellectuelle – et je berce l’envie utopique de la lire au complet cette année!) Je verrai aussi si je continue à partager mon suivi livresque, je n’en sais rien actuellement, mais je me connais, je suis incapable de ne pas parler de livre alors!

Sinon, je me fixe encore cet objectif de poster une fois par mois (au moins) sur Ressacar pour l’année qui s’en vient. Puis, je tiens à réviser en entier mon roman du camp Nano 2015, Les lettres qui dansent, je vous en reparlerai.  Au plaisir de vous lire, passez une bonne année vous tous.

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10 livres (de plus) ou 80% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

 

Non, non, je n’ai toujours pas baissé les bras niveau lecture : je continue à lire pour atteindre ce fameux 50 malgré le manque de temps. En réalité, j’ai parcouru bien plus que 10 ouvrages dernièrement (recherches historiques obligent!), mais pas en leur entièreté, donc je ne vous les présenterais pas tous. Ils s’agissaient notamment de livres sur Hippolyte Taine, ce génie français, et également de livres sur l’éducation dans la Grèce antique.   Il reste que je vais vous partager en première partie les titres que j’ai lu pour l’école – car ils sont nombreux -, en seconde, ce que j’ai emprunté chez les gens çà et là, puis il sera question des livres de ma PAL que j’ai lu ces derniers mois.

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C’est surprenant, mais j’ai bien aimé ce que j’ai lu dans mes cours de français. Même les contes médiévaux (Les Lais) m’ont plu malgré le fait que ce ne soit pas du tout une époque qui m’intéresse. Molière m’a ravie également, j’ai toujours aimé son style et depuis que j’ai joué Les fourberie de Scapin, j’apprécie encore plus sa plume.  En ce qui concerne Moby Dick, ce n’était pas une lecture obligatoire, mais nous avions un séminaire sur la réadaptation moderne que Dominic Champagne et Bryan Perro faisait qu Théâtre du Nouveau-Monde (une excellente pièce d’ailleurs, une des meilleurs que je n’ai jamais vue!), alors j’ai décidé de fouiner un peu dans l’univers de Merville avant la représentation. L’anecdote relié à la lecture de ces deux tome est que j’ai pris le tome 1 de Rouaud et un peu lunatique, j’ai pris le tome 2 de Chabouté. Me rendant compte de l’erreur seulement chez moi, j’ai décidé de faire avec : après tout, c’est la même histoire. Bref, j’ai tout de même bien compris l’histoire et je peux dire que je préfère la série de Rouaud, j’ai préféré ses dessins colorés – à la peinture à l’huile je crois – plutôt que les noirs et blancs classiques de Chabouté.

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Donc, ci-dessus on voit les romans que j’ai piqué à mon entourage. La pièce de théâtre Le Visiteur fût une une lecture rapide, mais au combien satisfaisante. Même sans jamais avoir lu Schmitt, je le tenais en haute estime. Ce petit ouvrage confirme les éloges que j’avais entendus de lui, je reprendrais n’importe quand un texte de sa plume. Il est pareil pour Boris Vian et son incontournable L’écume des jours. Ce petit bijou a ravivé ma flamme de lectrice, j’ai été transporté le temps d’une soirée dans ce monde jazz et coloré, joyeux et si triste à la fois. J’ai aussi bien ri et pleuré devant le film (et pourtant je ne suis pas friande du cinéma français) J’aurais voulu rester plus longtemps dans cet univers!

Pour poursuivre, 4 livres sortis de la PAL. (Et 6 autres d’achetés, oups!) Aucun d’eux n’ont réellement été des coups de coeur, mais ils n’étaient pas mauvais non plus. Néanmoins, Le château de Kafka est une exception : je ne l’ai pas aimé du tout. Je n’ai pas abandonné ma lecture – que j’ai trouvé sinueuse et pénible – car je voulais connaître la fin. Ma déception fût grande quand j’ai découvert que ce «chef d’oeuvre» était inachevé. Bref, comme je disais, les autres titres n’étaient pas trop mal. Les poèmes de Guillaume Apollinaire étaient agréables, mais pas inoubliables. Le journal intime d’un arbre était original oui, mais un peu trop étrange à mon goût à certain point (un arbre narrateur d’ébats sexuels humains, non merci). Quant à L’amour fou, comme à peu près toutes choses surréalistes, ce n’est pas totalement compréhensible, mais Breton réussit à être tout de même intéressant.

Donc, c’est ici que ça ce conclut pour aujourd’hui. Il ne reste plus qu’un mois avant la ligne d’arrivée. Qui se fait un sprint littéraire en décembre?

10 (nouveaux) livres ou 40% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Dans mon article en date du 1er mars, je vous annonçais que j’avais déjà lu dix livres cette année. Aussi, je vous annonçais que j’allais vous les présenter par dizaine promettant ainsi un total de cinq articles récapitulatifs puisque mon objectif littéraire cette année est d’avoir lu au moins 50 titres (chose que je n’ai point réussi au cours des années antérieures). Alors, nous voilà à ce deuxième fameux bilan! Comme vous avez pu le remarquer, je lis des romans d’horizons multiples et cette fois-ci, la variété est encore au rendez-vous. C’est bien d’un côté, mais de l’autre, j’ai eu beaucoup de difficulté à les classifier pour cette présentation, ceci expliquant pourquoi je les ai plutôt placés selon l’appréciation que la catégorie.

Commençons par mes déceptions pour garder le meilleur pour la fin! Ma plus grande déception est sans aucun doute Le libraire -libraire, un métier qui fait rêver plusieurs d’entre nous pourtant-  de Gérard Bessette. Cette œuvre qui se veut un classique québécois est plat du début jusqu’à la dernière page (et quelle conclusion atroce).  Par la suite, on retrouve La mémoire de l’eau de Ying Chen. Cependant, le fait que je n’aie pas aimé est plus dû à mon incompréhension, le contenu est, je l’imagine, lorsque l’on met plus d’effort dans la lecture, excellent. Elle explique la situation chinoise d’une manière très poétique. Pour conclure ce paragraphe, j’ai lu Nous sommes Charlie des éditions Le livre de poche qui est un plaidoyer pour la liberté d’expression. La raison pourquoi je classe celui-ci dans les déceptions contrairement à la majorité qui ne cesse de le louanger, c’est que je m’attendais à ce que le thème soit plus la liberté d’expression justement plutôt que les attentats. Quelques contributions m’ont plu, mais il y a beaucoup de patriotisme français là-dedans – ce qui est très compréhensible -, mais voilà, bien que je supporte la France, je trouve que l’on fait tout une histoire de cette affaire. Nous paniquons (quand je dis nous, je parle de l’Occident) parce que nous devons se censurer un peu tandis que le reste du monde n’a pas la moitié de ce qu’on possède comme liberté de presse. Bref, c’est tout un autre sujet cela, retournons à nos moutons.

La prochaine section est dédiée au roman entre la déception et le coup de cœur, les romans agréables quoique pas tant marquants que ça. Tout d’abord, j’ai eu entre les mains L’étranger de Albert Camus, il fallait bien que je lise enfin son plus connu! Même si j’ai passé un bon moment,  ça ne m’a pas bouleversé. Ensuite, La vie intérieure de Martin Frost par Paul Auster (que j’ai acheté compulsivement je l’avoue), il s’agit d’un scénario de film en réalité. L’idée principale est bonne, mais le format du texte (et sa petitesse) m’a empêchée d’apprécier pleinement et je trouve que l’œuvre n’était pas à la hauteur du travail habituel de M. Auster. Pour poursuivre, j’ai également lu Le chevalier inexistant de Primo Levi. Franchement, ma relation avec Levi est plutôt mauvaise, je ne comprends pas pourquoi je m’acharne. Ce roman était un peu plus agréable grâce à l’humour comparé à ce que j’ai vu auparavant, mais je ne suis toujours pas convaincue. Puis, j’ai aussi découvert 2001 : L’odyssée de l’espace (le livre et le film) de Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick. Je suis vraiment ravie d’avoir parcouru cet incontournable de la science-fiction, mais au final, ça reste quelque chose d’assez bizarre.

Maintenant, le meilleur de ce dernier mois! Je n’ai pas honte de dire que le premier tome Cinquante nuances de Grey de E.L. James figure ici. J’ai une excuse néanmoins! C’est que je lis plutôt des livres lourds en général et cette aventure sans prise de tête m’a fait le plus grand bien : en quelques heures à peine, sans effort particulier, j’ai dévoré l’histoire de Christian Grey. D’ailleurs, je lis actuellement le deuxième opus. Niveau VO, The Boy In the Stripped Pajamas de John Boyne (que j’ai découvert encore sous forme de livre et de film) a été vraiment très enchanteur. Le point de vue d’un enfant par rapport à la Deuxième Guerre mondiale pique automatiquement notre curiosité et en bonus, notre narrateur est attachant. Pour terminer, il ne sera pas question de fiction, mais plutôt d’une biographie de Salvador Dali chez Taschen. J’ai entrepris des grandes recherches sur ce peintre en mars et j’ai découvert un personnage haut en couleur. Ce livre est magnifique autant visuellement que littérairement, je le conseille avec enthousiaste, une très bonne référence sur la vie de cet Espagnol marginal!

Donc voilà qui est tout! N’hésitez pas à me poser des questions sur mes lectures puisque je n’en parle que brièvement pour ne pas poster une brique, je serais heureuse de vous répondre. Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement? Combien de livre se sont déjà glissés entre vos mains? 😉

10 livres ou 20% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Alors que certains présentent leurs lectures à tous les Lundi : Que lisez-vous?, d’autres le font à tous les mois. Dans mon anticonformisme, j’ai décidé de vous les présenter par dizaine, c’est-à-dire, dès que j’aurais dix nouveaux livres lus, je viendrai vous résumer les points forts et faibles.

Alors, pour janvier et février, dix titres (un vrai départ de lion).Parmi ceux-ci, deux bandes-dessinées, mais je n’ai pas opté pour ces derniers seulement parce qu’ils se lisent vite, au contraire, l’une d’elle avait 600 pages. Il s’agit de Habibi de Craig Thompson, il y traire d’un sujet sérieux avec brio, soit la place de la femme au Moyen-Orient. On découvre des paysages désertiques, des harems, des villages pauvres : on ne cache pas la misère et il est difficile de ne pas être touché. Dans un autre registre, Sale canal de Patrick Senécal (auteur) et Tristan Demers (dessinateur) m’a passé entre les mains et je le conseille vivement, particulièrement aux Québécois. Les deux caricaturent les problèmes de société et spécialement l’actualité de notre belle province. À se tordre de rire!

Du côté VO, nous avons Legends of Vancouver de E. Pauline Johnson, le nom explique assez bien le contenu. Puis, il y a également Othello de Shakespeare qui m’a bien plu ma foi, j’espère trouver un jour l’occasion de retenter ce dramaturge.

Pour poursuivre dans les classiques, j’ai lu La Peau de Chagrin de Balzac pour l’école (à titre informatif, c’était un roman au choix et non forcé), d’ailleurs, j’y travaille encore, et sincèrement, j’ai beaucoup aimé. Balzac écrit magnifiquement et je ne me suis pas ennuyée avec cette oeuvre qui laisse à réfléchir. Ensuite, celui-là est plutôt un classique canadien, car il est le fruit de Jack Kerouac, j’ai nommé Docteur Sax. Mes attentes étaient très hautes et j’ai été un peu déçue. Malgré un début confus, le fantastique et le côté nostalgique rattrape le tout.

Plus que quatre! Commençons avec le premier tome de Eon par Alison Goodman. Ce titre jeunesse tournant autour des dragons et de la lutte pour le pouvoir ne révolutionnera pas le monde, mais il est bien agréable. Il se lit vite et sans prise de tête.

Finalement, trois déceptions  : Les gens fidèles ne font pas les nouvelles (qui est un recueil de nouvelles justement) de Nadine Bishmoush, L’acquittement de Gaétan Soucy qui n’est vraiment pas à la hauteur de La petite fille qui aimait trop les allumettes (même si la fin est surprenante) et Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb qui n’est pas une déception à 100%, mais il me laisse mitigée comme le fait souvent l’écrivaine.

Bref, ces dix ouvrages représentent donc une avancée de 20% dans mon défi littéraire personnel de lire cinquante livres en un an. J’ai pris un peu d’avance, mais il faut en profiter tant que la motivation est là! Et vous, quels sont vos objectifs de lecture? Quels livres vous ont marqué en ce début d’année?

Enrichir son vocabulaire en lisant

Écriture et littérature, Créations

J’ai beaucoup lu dernièrement et notamment des classiques, on peut nommer Shakespeare et Balzac. Ce que j’aime particulièrement de ces livres poussiéreux, c’est la richesse du vocabulaire de cette ancienne époque. Cependant, je ne cache pas qu’il m’arrive souvent que je dois cherché dans le dictionnaire. Ce qui est merveilleux, c’est qu’avec les téléphones, même sans internet, en un clic, on a une définition! Et j’ai découvert sur mon application de dictionnaire hors-ligne que l’on pouvait mettre des mots dans nos favoris! Si ce n’est pas fantastique la technologie. Je vous présente donc les mots que j’ai découvert en janvier à travers un texte, car il faut bien les amadouer ces petites bêtes!

«Le poète du coin aimait appeler l’endroit de sérail bien que personne ne comprit le mot. C’était une petite maisonnette qui semblait peu accueillante dans le froid de l’hiver, la cheminée crachait peu. On aurait cru que celui ou celle qui y vivait menait une vie d’ascète, mais non. En fait, même si la résidence était hiémale, il faisait toujours chaud à l’intérieur : l’amas de gens qui s’y trouvait muni seulement de leur chaleur humaine suffisait.

Le lieu était couru à cause d’une dame qu’on peut décrire de paraphernale. À son arrivée, on eût pensé que sa popularité n’aurait pas fait long feu, mais elle a atteint une certaine pérennité sans lueur de péroraison. Le clepsydre coulait sans fin.

À la base, les villageois étaient presque craintifs de ce cette étrangère. Il fallut que quelques-uns se sacrifient pour que les autres se diogénisent à leur tour. Maintenant, nul homme ne résistait à ces charmes et quiconque tentait de prétendre l’inverse avait l’air d’un histrion. Ah! l’homme et ses péchés! Résister à des saturnales? Il ne résistera jamais. L’homme et son plaisir, le nombril du monde. Heureusement, il y a des femmes qui s’adonnent à leurs vices. D’ailleurs, je vous ouvre ma porte.»

Voilà pour un total de 10 mots nouveaux pour janvier et un joli texte qui a été très agréable à écrire. 🙂

Et voici les définitions :

Ascète : Celui, celle qui mène une vie austère.
Clepsydre : Horloge qui indique la marche du temps par l’écoulement d’une certaine quantité d’eau.
Diogéniser : Rendre impudique.
Hiémal : Qui appartient à l’hiver.
Histrion : Mauvais comédien.
Paraphernal : Qualifie les biens de l’épuise qui n’ont pas été constitués en dont et dont elle conserve l’administration et la jouissance.
Pérennité : Caractère de ce dure toujours, ou très longtemps.
Péroraison : Conclusion d’un discours d’apparat, d’une harangue, d’un plaidoyer, d’un sermon.
Saturnales : Moment de licence, de désordre.
Sérail : Partie du palais où les femmes sont enfermées, harem.

La lecture sous un nouvel apparat

Écriture et littérature, Réflexions

À plusieurs reprises, j’ai vu sur dans mon actualité Wordpress des articles parlant des livres électroniques. Que ce soit des dilemmes en tant que lecteur ou des conseils pour les auteurs qui se tournent vers ce média, le sujet fait parler. Dernièrement, j’ai dû rédiger un essai à ce propos (bon, je ne suis pas une essayiste professionnelle non plus). Je crois que le partager pourrait être utile à quelques-uns d’entre vous qui sont intéressés à en savoir plus en profondeur là-dessus. Et ainsi, mes recherches n’auront pas été vaines. Bonne lecture!

«Depuis des lustres, l’écriture existe, passant du papyrus au roman moderne, elle est en perpétuelle évolution. La lecture faisant de même, évidemment. Aujourd’hui, les œuvres littéraires ont encore évolué, elles se sont rendues sur les écrans! Les liseuses, une innovation scientifique qui offre un changement niveau lecture, fait beaucoup parler dernièrement, ici, il sera sujet du développement de celle-ci en évoquant notions de santé visuelle, environnement, économie, culture et quelques autres problématiques lié au fonctionnement de ces livres électroniques.

Du niveau de la santé, la partie du corps le plus visé est sans surprise les yeux. À la base, la lecture, dût à ses petits caractères, peut entraîner une fatigue visuelle. Une fatigue visuelle est le phénomène qui rend la vision floue de loin dût à la difficulté d’ajustement du cristallin.  Sur un écran, c’est la même chose. Cela dépend en outre du type d’écran.  Il y a ceux avec  l’encre électronique où des milliers microbilles chargées positivement ou négativement (noir ou blanc) se positionnent grâce au courant électrique pour afficher une page, notamment dans les liseuses comme le Nook de Barnes & Nobles. La problématique est que plusieurs ne lisent pas nécessairement sur une liseuse de ce genre, mais bien une tablette quelconque comme celle de Samsung, Google ou la plus connue le iPad. Dotés d’un écran rétroéclairé, le confort de la vue est moindre. Dans l’article de Slate, «L’Ipad rend-il myope?» de Jeremy Singer-Vine, une étude sur les Inuits est examiné : «Dans les années 80 et 90, plusieurs études ont trouvé des liens entre la myopie et l’utilisation régulière d’un ordinateur, ou le fait de regarder la télé de trop près. Les populations ayant adopté ce genre de technologie sur le tard en apportent également la preuve: chez les Inuits, par exemple, les cas de myopie ont explosé après l’introduction de la télévision dans leurs foyers»[1]. Ensuite, à propos de l’utilisation d’une tablette la nuit, cela peut entraîner des insomnies. La directrice du centre du trouble du sommeil de l’Université de Californie a découvert que l’usage nocturne des tablettes ralentit la production de mélatonine, la mélatonine servant à réguler le rythme biologique de l’homme, ce qui pourrait dont entraîner des insomnies.

Du côté de l’environnement, on croit qu’avec la lecture électronique, on sauve des milliers d’arbre, ce qui est vrai. Cependant, est-ce que les livres traditionnels sécrètent du dioxyde de carbone lorsqu’on les lit? Négatif, tandis que le livre électronique demanderait 7.5kg de carbone de la conception au transport, selon le cabinet de consultants Cleantech[2]. Encore une fois, est-ce que nos livres format papier requièrent des minerais rares pour leur fabrication? Non. « Les produits technologiques nécessitent l’extraction de minerais précieux comme le coltan, le lithium ou les terres rares pour accroître la durée de vie des batteries, augmenter leur rapidité ou pousser la miniaturisation à l’extrême. Or l’exploitation minière est une cause majeure de déforestation, et plus généralement de destruction des écosystèmes»[3] déclare Sylvain Angerand, chargé de la campagne Forêt aux Amis de la Terre France. De plus, l’exploitation du coltan cause depuis des années des conflits géopolitiques en République démocratique du Congo ce qui pourrait entraîner des guerres.

«Nous pensons qu’aujourd’hui les conditions sont réunies pour que le marché explose»[4], annonce le Président de Virgin Megastore en France, Jean-Louis Raynard. Monsieur Raynard a son point de vue, mais il y a des pours et des contres quant à l’arrivée de cette technologie sur le marché. Dès le début, on décèle un monopole réparti sur trois entreprises soit Amazon, Kindle et Apple. Cela nuit aux  petites et moyennes entreprises, le cas des librairies indépendantes est inquiétant. Certaines d’entre eux ose passer à l’étape supérieur et donc de s’embarquer eux aussi dans la vente de livre électronique. C’est à ce moment que la question du prix est à poser. Le tarif comparé à la version papier est réduit, car le coût de la fabrication n’entre pas en compte. Heureusement, les livres électroniques sont protégés par la loi du prix unique à même titre que leurs confrères. Il reste à voir s’il y a assez de place sur le marché pour que ces deux univers cohabitent ensemble dans l’avenir.

Culturellement parlant, cette nouvelle apparition dans le domaine littéraire peut être très intéressante. Elle permet de découvrir des ouvrages méconnus et elle facile aussi la propagation d’œuvres. Pour les étudiants, cela peut beaucoup leur facilité la tâche avec l’accès qu’ils ont par le biais d’internet. Le projet Gutenberg est un excellente exemple, ce site web tente de regrouper le plus de livres gratuits dans plusieurs langues, ils en ont actuellement plus de 46 000.

Cependant, d’autres problèmes inquiètent les gens du métier. Auparavant, musique et film ont été dématérialisés par le web. La quantité de gens qui achètent ces produits semble diminuer.  On craint que les livres soient les prochaines victimes du téléchargement illégal. En 2011, le site Le MOTif, observatoire du livre et de l’écrit, déclarait : «Cette année, nous avons identifié entre 11 000 et 14 000 titres piratés dont 8 000 à 10 000 BD»[5].

Finalement, les derniers petits hics sur le sujet sont les troubles technologiques. Il est fréquent que le livre électronique soit enregistré sous un format qui ne convient pas à la liseuse de l’acheteur. C’est une situation plutôt agaçante que le consommateur ne peut pas toujours régler soi-même.

Pour résumer, le livre électronique est rempli de promesses pour la culture, l’économie et quelques aspects environnementaux. D’un autre point de vue, il est aussi problématique dans ces mêmes domaines en plus de la santé visuelle. Cependant, comme l’a dit la directrice des Éditions Zoé Caroline Coutau : «Il ne faut pas diaboliser le livre numérique»[6]. Il y a de quoi être mitigé sur le sujet – je le suis d’ailleurs -, mais je suis d’avis que cette nouvelle technologie mérite qu’on lui donne une chance.  Fascinée par la lecture depuis toute jeune, j’ai dévoré des tas de romans et j’ai une bibliothèque bien remplie. Je suis attachée à cette collection matérielle, mais le matérialisme est une doctrine à tranquillement laisser tomber. Je n’ai pas encore acheté de liseuse, mais leur utilisation offre un grand éventail de possibilités, comme surligner des passages sans abîmer des pages, partager des extraits avec ces amis. Sans parler qu’une fois la tablette, plus besoin de se déplacer pour acheter des livres…. Je reste inquiète pour mes yeux, étant déjà couramment victime de fatigue visuelle.

Pour contrer ce problème, une certaine ergonomie est nécessaire pour l’utilisation de ces technologies pour s’assurer une bonne santé visuelle, il est dit dans le livre montréalais Vos yeux de prendre 15 minutes de repos après deux heures de travail non continu à l’écran et 10 après chaque heure de travail continu[7], le travail étant ici représenté par la lecture.

Cependant, peut-être que la meilleure solution reste les bibliothèques, où on partage ces bons vieux livres de papier, même si il est désormais question de location de livre dans le domaine électronique également. Les livres-audio sont aussi une option.

Maintenant à vous de réfléchir, que pensez-vous de cette nouvelle innovation scientifique? Représente-t-elle l’avenir à vos yeux ou alors êtes-vous un lecteur romantique qui ne peut se détacher du format papier?

 

[1] SINGER-VINE, Jeremy, «L’iPad rend-il myope?», web, http://www.slate.fr/story/20027/ipad-ecrans-fatigue-visuelle-myopie.

[2] ANNABELLE, «Le livre papier vs le livre numérique : lequel est le plus écolo?», web, http://www.consoglobe.com/livre-papier-vs-livre-numerique-lequel-est-le-plus-ecolo-cg.

[3] LES AMIS DE LA TERRE, «Le livre électronique : mirage technologique, désastre écologique», web, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2331_livre_electronique_desastre_ecologique.php .

[4] MORANDINI, Jean-Marc, «Le livre électronique va exploser», vidéo web, http://www.youtube.com/watch?v=cx3FhBPXdJg.

[5] DAVAL, Mathias, «EbookZ – L’offre illégale de livres numériques», web, http://www.lemotif.fr.

[6] COUTAU CAROLINE, Zoé «Le livre numérique», entrevue.

[7] CHARTRAND, Marie & Micheline LEPAGE-DURAND, Vos yeux, page 78. »

La poésie de la semaine

Écriture et littérature, Explorations

Vous vous souvenez de mon article Sauvons la poésie où j’exprimais ma peur que cet art s’éteigne à petit feu? Je suis de retour pour aborder ce sujet étant donné que la poésie est très présente dans ma vie dernièrement. Vous vous souvenez que je compose actuellement un recueil de poème sur la différence en tant que projet personnel à l’école, et bien, le travail de recherche est très demandant. Je me dois de lire le plus de recueil possible pour bien maîtriser la forme, surtout que je dois exploiter le plus de genres poétiques (alexandrins, sonnets, haïkus, etc.) possibles. Il faut dire que cette poésie est comme une bouffée d’air dans ma vie chargée, des strophes par-ci par-là, c’est tellement plus léger que des romans et des manuels. Étant donné que mes lectures m’éblouissent presque à chaque page, je me suis dit qu’il me fallait de les partager.

Tout d’abord, je lis Le cercle ouvert de Gilbert Langevin – il siège désormais parmi mes poètes favoris -, le recueil est suivi de trois autres ouvrages de l’auteur, tous aussi bon les uns que les autres ce qui donne un total assez volumineux, près de 200 pages. Sans que ses poèmes soient nécessairement la suite du prochain, ils s’emboîtent tous à merveille, avec fluidité. Le style imagé de l’auteur est remarquable, la subtilité de ces courts jets m’impressionne. Voici deux de mes passages préférés jusqu’à présent :

« Tu es déjà bien loin
de la passion promise

tu récoltes la disgrâce
et les fruits blessés
d’un temps sans délice
en espérant la venue
d’une ferveur en fleur»

«Les délices d’une infusion
le toit bouge légèrement
une cigarette respire
ce n’est plus l’heure de dormir
ce n’est plus comme avant
quand vivre on ne savait
ni pourquoi ni comment

aptitude lunaire ou détour d’âge»

Par la suite, j’explore aussi L’affaire de l’espèce humaine de Raymond Lévesque qui est de son côté beaucoup plus sombre. Le pessimisme me plait néanmoins, ayant moi-même tendance à écrire pour dénoncer. Évoquant le communisme, le soldat, la peur, la faim pour ne nommer que ceux-là, on découvre un portrait réaliste de la société et ce encore, avec grande beauté sans fioriture. On a même droit à une section traitant uniquement les États-Unis. Cependant, j’ai trouvé un peu répétitifs quelques passages. L’extrait que je tiens à vous présenter est le premier poème nommé Ce que je crois, qui démontre bien la cruauté de l’œuvre :

«Ce que je crois c’est que l’homme est un fléeau
habité par la haine
et l’esprit de destruction,
sans aucun respect pour la vie
et l’œuvre de la création.
La nature ne pouvant tolérer
de tels crimes
cherche à le détruire
et il se détruira».

Mon troisième titre entamé m’a été prêté par une amie. Il s’agit de L’homme rapaillé de Gaston Miron et je dois avouer que je suis tombée sous le charme. Le poème que je vais vous présenter, je n’ai pas pu m’empêcher de le relire des dizaines de fois avec à l’occasion, des larmes aux yeux (et souvent le réciter à voix haute à cause de sa musicalité). Gaston Miron est plus un romantique et il plane sur sa poésie une grande douceur. Il dégage aussi un sentiment de patriotisme envers ce Québec que nous partageons. C’est très intéressant et varié, vers la fin de l’ouvrage par exemple, on a droit à de longs textes sur la vie.

 «Je t’écris pour te dire que je t’aime

que mon cœur qui voyage tous les jours
– le cœur parti dans la dernière neige

le cœur parti dans les ciels d’hypnose
revient le soir comme une bête atteinte

Qu’es-tu devenue toi comme hier
moi j’ai noir éclaté dans la tête
j’ai froid dans la main
j’ai l’ennui comme un disque rengaine
j’ai peur d’aller seul de disparaître demain
sans ta vague à mon corps
sans ta voix de mousse humide
c’est ma vie que j’ai mal et ton absence

Le temps saigne
quand donc aurai-je de tes nouvelles
je t’écris pour te dire que je t’aime
que tout finira dans tes bras amarré
que je t’attends dans la saison de nous deux
qu’un jour mon cœur s’est perdu dans sa peine
que sans toi il ne reviendra plus»

Finalement, j’ai terminé Ni vu ni connu de Louise Desjardins, un petit trente page de poésie imagée parlant de l’enfance et de choses grises. C’est pour le caractère graphique que je me suis intéressée à celui-ci. C’était un joli recueil, tout en noir et blanc mais que j’oublierai probablement rapidement. Cependant il fait partie de la collection de poésie de La courte échelle et on m’a dit que cette collection était très prometteuse, donc je compte me ré-essayer de ce côté-là.

J’aurais tellement d’autres recueils à lire, mais je peux emprunter seulement 4 livres à ma bibliothèque et (oups!) j’en ai déjà 5 en ma possession. Vivianne, la bibliothécaire, m’ayant elle-même conseillé plusieurs œuvres m’a permis cette petite exception, elle m’a été d’une aide précieuse. J’ai encore une riche liste de titre où m’aventurer, dont l’Exil mauve de Marc-André Brouillette. Reste plus qu’à trouver le temps!

La relecture et vous

Écriture et littérature, Réflexions

Je lis et écris beaucoup, j’adore les mots et ce n’est pas nouveau. Plusieurs romans m’ont marquée dans ma vie. À l’exception de la série Percy Jackson que je dois connaître par cœur, il m’arrive rarement de ressortir un livre des étagères. Je trouve qu’il y a peu d’intérêt à relire un roman, car il y en a encore tant qu’on ne connaît ; on n’aura jamais assez de temps pour tous les lire avant de mourir, mais autant en avoir lu le plus possible! Au contraire, les textes que je compose, eux je les relis souvent. J’adore redécouvrir des vers oubliés, des rimes poussiéreuses et des scènes rouillées.

Quand je me suis mise à la relecture de LPI, mon manuscrit du Camp NaNo de mars 2013, j’annotais pleins de commentaire plus ou moins inutiles. Dernièrement, j’ai décidé de recommencer du début sans m’arrêter pour écrire quelques mots dans la marge ou quoi que ce soit pour me conformer à la première étape Read as a reader de JunkFoodMonkey avec son Editing Receip. Le résultat, mon avis en une seule phrase : «Bravo Ariane, tu as réussi à te dégoûter toi-même, mais tu as de sérieux problèmes avec l’intrigue». Le temps pressait ce jour-là, j’avais un cours le soir et je voulais terminer ma lecture avant de partir, donc j’avais décidé de ne pas m’arrêter pour manger, je suis une fille, donc je suis capable de faire deux choses en même temps. Sauf que manger en lisant des scènes de torture… Ce n’est pas super haha! Tout ça pour dire que cette technique m’a été très utile, car c’est vrai que mon véritable point faible avec mon ébauche de roman, c’est l’intrigue, parce que pondre des scènes glauques, c’est ma tasse de thé.

Lorsque je ne m’adonne pas à une tâche sérieuse – comme travailler sur LPI -, ça m’arrive souvent de procrastiner. Une de mes façons de passer le temps est de flâner dans mes dossiers, me perdre dans mes vieux fichiers word. Depuis que mon meilleur ami m’a offert Office 2013, ce loisir est tellement plus agréable! J’ai toujours été un peu gratte-sous : acheter un logiciel, ce n’est pas mon fort. Alors, j’ai longtemps zigzagué à travers OpenOffice et une version piratée de Word 2003. Les deux n’étant pas compatibles, j’ai souvent dû me trouver des sites de convertisseur. Heureusement que maintenant, Office 2013 ouvre tout! J’adore ça, je marierais presque mon traitement de texte. Donc, je m’adonne régulièrement à la redécouverte de mes anciens poèmes et nouvelles. La plupart du temps, ça me fait sourire. Il y a des phases de ma vie où les mots tombent du ciel, ça crée des choses remarquables en comparaison des moments où les mots sont moins naturels. Je ressors de mes aventures dans le dédale de mes œuvres hétéroclites inspirée et motivée. J’aime voir comment j’ai déjà écrit sur autant de sujet et savoir qu’il m’en reste encore une infinité à parcourir.

Mes carnets remplis de papier barbouillé d’encre me plaisent aussi. Outre le fait que ma calligraphie est souvent douteuse – on dit qu’elle ressemble à celle d’un homme -, je peux parfois trouver des passages réussis. Il reste que je suis moins enthousiaste envers mes feuilles volantes çà et là, parce ce qui est sur papier est fréquemment relier à un souvenir douloureux. Cette semaine par exemple, j’ai redécouvert un poème sur Montréal et celui que j’aimais, en moi bouillonnait une rage qui m’a surprise. Je voulais tout déchirer, mais je me suis abstenue, le poème est joli, il ne mérite pas ce sort.

D’une part, on peut considérer que je suis chanceuse. Je ne suis peut-être pas l’auteure la plus confiante, mais je parviens à aimer ma plume. Je sais que certain déteste ce qu’il compose même si c’est majestueux aux yeux des autres, ça m’évoque mes amies qui dessinent des portraits de fous et elles les cachent, mais pourtant elles sont si douées! Je vous interroge tel que je l’ai faite dans l’article L’influence de nos lectures sur notre style, mais cette fois, avec une nouvelle question : qu’est-ce que vous provoque la relecture?