L’amour des bibliothèques

Écriture et littérature, Explorations

Avez-vous devinez que je suis amoureuse des livres depuis que vous avez découvert ce blog? Si non, je vous l’avoue : je suis inconditionnellement en amour avec les livres et tout ce qui les concerne. Heureusement, je ne suis pas seule, des millions de gens partagent cette addiction. Suffit de faire un tour sur Tumblr et Instagram et de taper #bookporn ou n’importe quel hashtag similaire pour découvrir des milliers d’images alléchantes.

Les amoureux des livres se sont tous déjà apitoyés sur le fait qu’ils n’auront jamais le temps de lire tous les ouvrages qu’ils désirent. Il est aussi impossible de parcourir toutes ces photos plus belles les unes que les autres sur les réseaux sociaux. C’est pourquoi je tiens à vous partager ici un site en or : The Archivists.

the archivists main

Le nom est anglais, mais le contenu est bilingue. Avec The Archivists, on parcourt les bibliothèques de Français de tous les âges et de toutes les régions. Les deux blogueurs qui gèrent le site ne sont pas seulement en quête de beaux-livres, mais en quête d’amants des mots. À travers des articles très personnels, on découvre un récit de leur visite chez leurs hommes et femmes de lettres où se retrouve parcelle d’entrevue, recommandations livresques et toujours un peu plus!

Dans ce «un peu plus», on ne peut passer à côté du support visuel. Marie-Pacifique Zeltner  sait capturer l’essence d’un endroit. Les bibliothèques sont au menu, mais les romans en sortent souvent pour s’aventurer un peu partout dans la maisonnée. Chaque cliché n’en contient pas nécessairement, mais ils sont choisis avec bon goût et nous montre à l’occasion d’autres collections.

En bref, un espace détente et une magnifique ode à la littérature qui fait agréablement changement des chroniques littéraires courantes. Personnellement, je suis constamment impatiente d’apercevoir un nouvel article en ligne. Jetez-y un coup d’œil, vous ne regretterez rien!

Si vous avez d’autres adresses dans le genre, n’hésitez pas à commenter!

Publicités

Bilan 2015 + 10 (derniers) livres ou 100% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Voici brièvement les derniers ouvrages que j’ai parcourus pour atteindre mon objectif littéraire de 2015, soit de lire 50 titres en un an.

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée de Anonyme
Océan mer de Alessandro Barrico
Soie de Alessandro Barrico
Nadja de André Breton
Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
On ne badine pas avec l’amour de Alfred de Musset
Printemps de Christiane Rochefort
The Letters of Vincent Van Gogh édité par Mark Roskill
Huis clos suivi de Les mouches par Jean-Paul Sartre
Le pianiste de Wladyslaw Szpilman

Je suis bien heureuse d’être parvenue à mon but. Il est tellement rare que l’on tienne nos résolutions du Nouvel an! Donc, je finis sur un total de 50 versus 36 l’an dernier. Comme à mon habitude, j’ai été dans des horizons variés et j’ai découvert beaucoup de nouveaux auteurs . Pour ceux qui serait curieux de voir quelles étaient ces 40 autres lectures, rendez-vous à cet endroit.

Top 5 de 2015
L’écume des jours de Boris Vian
Dali. L’œuvre peint de Gilles Nénêt et Robert Deschenes
Malphas, tome 4 : Grande liquidation de Patrick Senécal
Ma vie de David Suzuki
La peau de chagrin de Honoré de Balzac

Je n’arrivais pas à me décider pour un top 3, alors j’en ai sélectionné 5. Une belle variété : du contemporain, du classique, de l’horreur, de la biographie et de l’autobiographie. Des livres que je vous conseille évidemment à tous!

Objectif pour 2016?
Non, merci. J’ai vu que je pouvais lire plus de 50 livres en un an et ça me satisfait amplement. Pour 2016, j’ai envie de mettre en priorité d’autres aspects de ma vie que la lecture. De plus, il est tellement agréable de lire au gré de nos envies sans que rien ne nous presse. (Je dis ça, mais j’ai achetée la Bible – par pure curiosité intellectuelle – et je berce l’envie utopique de la lire au complet cette année!) Je verrai aussi si je continue à partager mon suivi livresque, je n’en sais rien actuellement, mais je me connais, je suis incapable de ne pas parler de livre alors!

Sinon, je me fixe encore cet objectif de poster une fois par mois (au moins) sur Ressacar pour l’année qui s’en vient. Puis, je tiens à réviser en entier mon roman du camp Nano 2015, Les lettres qui dansent, je vous en reparlerai.  Au plaisir de vous lire, passez une bonne année vous tous.

10 livres (de plus) ou 80% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

 

Non, non, je n’ai toujours pas baissé les bras niveau lecture : je continue à lire pour atteindre ce fameux 50 malgré le manque de temps. En réalité, j’ai parcouru bien plus que 10 ouvrages dernièrement (recherches historiques obligent!), mais pas en leur entièreté, donc je ne vous les présenterais pas tous. Ils s’agissaient notamment de livres sur Hippolyte Taine, ce génie français, et également de livres sur l’éducation dans la Grèce antique.   Il reste que je vais vous partager en première partie les titres que j’ai lu pour l’école – car ils sont nombreux -, en seconde, ce que j’ai emprunté chez les gens çà et là, puis il sera question des livres de ma PAL que j’ai lu ces derniers mois.

moby-dick-2962113couv_228178

C’est surprenant, mais j’ai bien aimé ce que j’ai lu dans mes cours de français. Même les contes médiévaux (Les Lais) m’ont plu malgré le fait que ce ne soit pas du tout une époque qui m’intéresse. Molière m’a ravie également, j’ai toujours aimé son style et depuis que j’ai joué Les fourberie de Scapin, j’apprécie encore plus sa plume.  En ce qui concerne Moby Dick, ce n’était pas une lecture obligatoire, mais nous avions un séminaire sur la réadaptation moderne que Dominic Champagne et Bryan Perro faisait qu Théâtre du Nouveau-Monde (une excellente pièce d’ailleurs, une des meilleurs que je n’ai jamais vue!), alors j’ai décidé de fouiner un peu dans l’univers de Merville avant la représentation. L’anecdote relié à la lecture de ces deux tome est que j’ai pris le tome 1 de Rouaud et un peu lunatique, j’ai pris le tome 2 de Chabouté. Me rendant compte de l’erreur seulement chez moi, j’ai décidé de faire avec : après tout, c’est la même histoire. Bref, j’ai tout de même bien compris l’histoire et je peux dire que je préfère la série de Rouaud, j’ai préféré ses dessins colorés – à la peinture à l’huile je crois – plutôt que les noirs et blancs classiques de Chabouté.

9782253140870-T

Donc, ci-dessus on voit les romans que j’ai piqué à mon entourage. La pièce de théâtre Le Visiteur fût une une lecture rapide, mais au combien satisfaisante. Même sans jamais avoir lu Schmitt, je le tenais en haute estime. Ce petit ouvrage confirme les éloges que j’avais entendus de lui, je reprendrais n’importe quand un texte de sa plume. Il est pareil pour Boris Vian et son incontournable L’écume des jours. Ce petit bijou a ravivé ma flamme de lectrice, j’ai été transporté le temps d’une soirée dans ce monde jazz et coloré, joyeux et si triste à la fois. J’ai aussi bien ri et pleuré devant le film (et pourtant je ne suis pas friande du cinéma français) J’aurais voulu rester plus longtemps dans cet univers!

Pour poursuivre, 4 livres sortis de la PAL. (Et 6 autres d’achetés, oups!) Aucun d’eux n’ont réellement été des coups de coeur, mais ils n’étaient pas mauvais non plus. Néanmoins, Le château de Kafka est une exception : je ne l’ai pas aimé du tout. Je n’ai pas abandonné ma lecture – que j’ai trouvé sinueuse et pénible – car je voulais connaître la fin. Ma déception fût grande quand j’ai découvert que ce «chef d’oeuvre» était inachevé. Bref, comme je disais, les autres titres n’étaient pas trop mal. Les poèmes de Guillaume Apollinaire étaient agréables, mais pas inoubliables. Le journal intime d’un arbre était original oui, mais un peu trop étrange à mon goût à certain point (un arbre narrateur d’ébats sexuels humains, non merci). Quant à L’amour fou, comme à peu près toutes choses surréalistes, ce n’est pas totalement compréhensible, mais Breton réussit à être tout de même intéressant.

Donc, c’est ici que ça ce conclut pour aujourd’hui. Il ne reste plus qu’un mois avant la ligne d’arrivée. Qui se fait un sprint littéraire en décembre?

10 (autres) livres ou 60% de mon objectif littéraire

Écriture et littérature, Explorations

Encore une fois, mon bilan essaie de se renouveler en se présentant avec un nouveau classement : puisque mes lectures le permettent, je vous présente les dix derniers livres que j’ai lus selon leur pays d’origine. J’ai été agréablement surprise de découvrir qu’une telle quantité de ces titres venaient de ma terre natale.

Donc, au niveau du Canada, on retrouve cinq oeuvres (dont une VO). Comme d’habitude, c’est le dernier de Patrick Senécal qui m’a le plus plu, je suis totalement vendue. Bref, le tome 4 de Malphas conclut bien cette saga. Ensuite, l’autobiographie de David Suzuki, Ma vie, m’a beaucoup inspirée : son parcours et sa philosophie nous font réfléchir. Pour continuer, on retrouve deux lectures scolaires : Hana’s Suitcase de Karen Levine et Comme une brûlure sur une robe du dimanche de Monique Fournier. Pour être franche, je n’ai aimé aucun des deux. Finalement, on retrouve SOS au Lac des Glaces de Jean-Pierre Guillet, un livre que j’avais gagné lors d’une dictée. Habituellement, je ne lis pas réellement les livres qu’on m’offre dans de telles circonstances (souvent des romans jeunesses), j’aurais pu passé mon tour pour celui-là aussi..

malphas comme une brulure sos lac des glaces 1436_Suzuki_vie hana

Le deuxième pays présenté est l’Allemagne. Décidément, la patrie a une littérature raffinée. Le liseur de Bernhard Schlink a été très intéressant avec sa nouvelle façon d’explorer le thème de la Deuxième Guerre mondiale. Également, Patrick Süskind m’a ravie avec son classique qu’est Le Parfum. D’ailleurs, l’adaptation cinématographique n’est pas mal non plus.

le liseur le parfum

 

La France vient en troisième. Les deux titres appartiennent à un autre siècle néanmoins. On retrouve Trois contes de Flaubert, ma première tentative avec cet auteur. Il faut croire que ce n’était pas un bon premier choix, même en lisant la préface explicative, je n’ai rien saisi de ces histoires. Les poèmes érotiques d’Évariste de Parny ont également été décevants, mais ça reste que ce n’est pas si mauvais. Carrément écrit en vieux français, on est loin du Cinquante nuances de Grey, on s’entend. C’est plutôt de l’amour enflammé, mais tout de même niais.

trois contes poésies

 

Pour le dernier, il n’y a qu’un roman représentant le Royaume-Uni. Il s’agit des contes de Beedle la barde de J.K. Rowling. Personnellement, je n’ai pas adoré Harry Potter, j’ai abandonné au deuxième. Cependant, une amie m’avait conseillé ce recueil et elle a bien fait, j’ai passé un moment agréable.

les-contes-de-Beedle-le-Barde

Et vous, que lisez-vous et qu’avez vous lu?

Le meilleur et le pire de 2014

Divers, Explorations

Je vais y aller de manière générale. Je ne me prendrai pas la tête : si je n’arrive pas à me décider sur lequel d’une catégorie a été le meilleur l’an passé, je dirais le pire s’il me vient à l’esprit plus vite. De plus, il ne s’agira pas nécessairement d’un titre de 2014, mais bien de ce qui m’aura filé entre les mains et devant les yeux durant les douze derniers mois.

Musique

Commençons traditionnellement avec l’album de l’année : tous les honneurs vont à Dark Eyes de Half Moon Run. Je dis tous, mais bien d’autres albums ont mérité des félicitations dont Ghost Stories de Coldplay, l’album éponyme de Hozier, etc. En tout cas, de mon côté, Dark Eyes a été le titre que j’ai le plus écouté, ma chanson fétiche est sûrement Call Me in the Afternoon. J’ai même eu la chance cette été de voir la formation au Festival des Montgolfières et je peux dire que la formation est aussi envoûtante (sinon plus!) sur scène que sur sur CD. J’ai très hâte qu’ils sortent quelques choses de nouveau.

Cinéma

Ici, je ne peux pas totalement dire quel film est le meilleur, mais je peux sans hésiter nommer le pire. Quand je dis pire, je parle du plus étrange que j’aille vu. Il s’agit de Caligula avec Malcolm McDowell, l’acteur principal de Orange Mécanique entre autre.  Paru en 1979, je n’imagine pas les réactions de l’époque alors que je l’ai trouvé bouleversant aujourd’hui. Moi qui s’attendais à un film dans la même lignée de The Holy Mountain mais avec un décor romain – car l’histoire est inspirée par le troisième empereur romain nommé Caligula -, j’étais loin de la vérité. Déjà qu’il prend des allures de pièce de théâtre par moment, lorsque les scènes deviennent carrément pornographiques,  mais d’une pornographie bizarre et dérangeante, c’est trop. Bref, toute une expérience audiovisuelle.

Littérature

Du côté livresque, c’est très facile de choisir. Bien que le roman Aliss soit sorti en 2000, ce n’est qu’en mars dernier que j’ai pu le lire. J’en avais donné mon avis complet sur mon blog de critique littéraire. En résumé, on peut dire de cette oeuvre de Patrick Senécal qu’elle est comme nulle autre. Sa reprise sombre d’Alice au pays des merveilles donne la chair de poule tout en faisant rire et pleurer. Je lui lève son chapeau pour son travail haut en couleur!

Boisson

Ça peut paraître une étrange catégorie, mais sachez que je ne suis pas une alcoolique, mais bien une théolique. 2014 marque probablement le début officiel de mon addiction au thé. J’en ai bu des litres et des litres, chauds comme froids, nombre d’entre eux étaient délicieux. Donc, vous devinez que je ne viens pas dire lequel a été mon favori, mais bien le plus dégoûtant que j’ai eu la chance (malchance?) de goûter. Il s’agit du Lapsang Souchong Étoilé de chez David’s Tea. Ce thé noir aux arômes de pin est pour les amateurs de whiskys malts (j’aime bien le whisky… Bon je ne bois que du Jack’s Daniel) et de cigares fins (ça aussi j’aime, bien ça sent agréable quoique je n’en fume pas). La description ne paraît pas si mal, jusqu’à temps qu’on sente les feuilles ou pire, qu’on boive une tasse! Ceci, on dirait du bacon liquide, du saumon fumée infusé. Je n’en prendrais pas une autre gorgée pour parvenir à préciser ce goût, non non! Bref, peut-être en guise d’épice dans un repas, ça pourrait passer, mais comme boisson chaude, je passe mon tour!

Moment

Pour qu’il y ait plus de positif que de négatif – car c’est pendant cette période-ci que les gens sont les plus optimistes -, je vais rajouter mon plus beau moment de l’année. Outre ma victoire au camp NaNoWriMo, la plus belle chose qui me soit arrivée est tout simplement la rencontre de mon copain le 24 janvier. Je l’aime encore énormément et 2015 me semble prometteur juste par sa présence!

Pour conclure, j’espère que chacun de vous avez passé un joyeux temps des fêtes et que l’avenir vous sera favorable! Que la santé, le bonheur, l’amour, le succès soient à votre porte ainsi que tout ce  que vous pouvez désirer.

Camp NaNoWriMo 2014 : Gagnante/survivante

Écriture et littérature, Créations

J’ai manqué le départ pour faire l’annonce de ma participation, j’ai aussi raté le quinze pour vous donner mon rapport sur la moitié du chemin. Mieux vaut tard que jamais : en direct de la ligne d’arrivée (ou presque, j’ai terminé le 26), je vous parle de ce projet qui a captivé tout mes temps libres ce mois-ci.

Le titre? Les lettres qui dansent. Le synopsis initial? «Un jeune homme reçoit des lettres d’un inconnu de manière récurrente : ce dernier lui propose d’ouvrir ses horizons, de penser autrement. Par le biais de visions psychédéliques causées par ce mystérieux correspondant, notre personnage principal vivra une désillusion par rapport à la société d’aujourd’hui de façon a entraîné plusieurs bouleversements chez lui». Malgré le fait que je n’avais rien planifié d’avance – non je n’ai pas retenu de leçon de l’an dernier -,  j’ai réussi à diriger mon histoire dans la voie où je l’avais imaginé au début. Notre personnage principal, un jeune étudiant montréalais, se nomme Bastien Cartier. Dans ce récit à la première personne, il nous narre son évolution «spirituelle» pourrait-on dire à travers ses rencontres et surtout ses expérimentations dans le domaine des drogues. En biais, on suit l’échange de missives entre celui-ci et Conrad Max,  l’émulateur de tous ces changements.

Par ce simple paragraphe, j’explique bien le titre. Les lettres ont une place significative dans le déroulement des événements et il arrive fréquemment que les mots s’embrouillent et se libèrent du papier. En gros, ça résume une bonne partie de ma motivation vis-à-vis LLQD : j’avais envie de me lancer dans l’épistolaire et à la fois de me permettre une écriture très libertine, cela étant possible ici grâce au côté déjanté du correspondant de Bastien et des hallucinations parfois sans dessus dessous.

Ce n’est pas tout, j’ai pu aborder plusieurs sujets qui me tiennent à coeur. J’ai pu parler d’art et d’amour ainsi que de choses moins roses comme la standardisation, la mondialisation et l’urbanisation. À la base, je voulais consacrer mon 50 000 mots à la dénonciation de ce qui ne me plait pas dans la société actuelle, mais c’est une tâche plus difficile que je ne l’aurais cru. Donc, je laisse le peaufinage à plus tard en ce qui concerne cet aspect. Pour l’instant, je profite de ma paix intérieure et de ma fierté.

Certains de mes amis diront que je n’ai pas à me sentir si fière que ça, pour nombre d’entre eux mon roman parait comme un ramassis de phrases incohérentes et illogiques. Ces commentaires auraient pu me saper le moral, mais je les ai pris en riant. Il faut que je leur concède avec des passages de la sortes :

«Moi qui n’est pas baptisé, j’accueille Moïse en plein juin. C’est à ce moment que je parviens à me lever : je ressens le besoin de chercher des apéritifs pour notre invité d’honneur, mais l’orgie m’assomme, me ligote et malheur… Moïse s’y joint! Ce n’est pas très catholique tout ça, ça doit être le Moïse des juifs. Après que la peur me desserre la gorge, je me mets à rigoler de la scène devant moi. Mon rire est sinueux et contagieux. J’entends des chuchotements en jargon scientifique, mais je saisis bien quelques brèves lignes «Vaccin… contre… ce clown… abdos trop bruyants et puissants… épidémie…» . Je suis libre des cordes du sexe mural et j’effleure le plafond. Sauf que le plancher est plus confortable, on s’embrasse, je l’appelle ma muse. Je hurle qu’il est ma muse parce que je ne comprends pas ce qu’il répond».

Reste que le plus dur pour moi, ce ne fût pas l’avis des autres, mais le manque de temps. Avec 1001 travaux à remettre, mes objectifs de course (que j’ai cruellement mis de côté même si je participe au Color Me Rad le 18 mai) et mon semblant de vie sociale, si je ne m’avais pas transformé en Superwoman, je n’aurais jamais vu le bout. Sans parler qu’au début de la seconde semaine, je me suis tapé un retard de 4000 mots ce qui n’est pas tant mais bien assez pour me stresser pendant un bon moment. Je crois que cette année fût décidément l’année où j’ai été le plus ravie que les congés de Pâques arrivent! Heureusement que j’ai pu m’y reposer puisque lorsque l’on est en manque de sommeil constamment, la motivation déserte rapidement. Pourtant, j’ai fais de mon mieux pour traquer mes réussites en regroupant dans un fichier le meilleur de ce que j’écrivais quotiennement. J’ai même acheter le logiciel Write Or Die pour cesser de procrastiner. Reste que la chasse à la motivation a été très ardue durant tout le mois, ce n’est qu’au cap des 40 000 mots que j’ai attrapé ma proie.

Pour conclure, cette deuxième participation au camp NaNoWriMo d’avril fût aussi enrichissante qu’En 2013. C’était la première fois que je socialisais avec une cabine notamment ce qui s’est avéré agréable.  Tandis qu’à la première occasion, j’étais exaltée, au comble du bonheur, lorsque j’ai tapé «La fin» à mon jet, cette année ce fût un gros soupir de soulagement que je n’ai pu retenir après avoir atteint mon objectif. J’ai survécu, j’ai gagné avec 50 055 mots!

En résumé, si Les lettres qui dansent voit la lumière un jour, attendez vous à un roman épistolaire où se mêle psychédélisme et critique de société dans un décor québécois!

La relecture et vous

Écriture et littérature, Réflexions

Je lis et écris beaucoup, j’adore les mots et ce n’est pas nouveau. Plusieurs romans m’ont marquée dans ma vie. À l’exception de la série Percy Jackson que je dois connaître par cœur, il m’arrive rarement de ressortir un livre des étagères. Je trouve qu’il y a peu d’intérêt à relire un roman, car il y en a encore tant qu’on ne connaît ; on n’aura jamais assez de temps pour tous les lire avant de mourir, mais autant en avoir lu le plus possible! Au contraire, les textes que je compose, eux je les relis souvent. J’adore redécouvrir des vers oubliés, des rimes poussiéreuses et des scènes rouillées.

Quand je me suis mise à la relecture de LPI, mon manuscrit du Camp NaNo de mars 2013, j’annotais pleins de commentaire plus ou moins inutiles. Dernièrement, j’ai décidé de recommencer du début sans m’arrêter pour écrire quelques mots dans la marge ou quoi que ce soit pour me conformer à la première étape Read as a reader de JunkFoodMonkey avec son Editing Receip. Le résultat, mon avis en une seule phrase : «Bravo Ariane, tu as réussi à te dégoûter toi-même, mais tu as de sérieux problèmes avec l’intrigue». Le temps pressait ce jour-là, j’avais un cours le soir et je voulais terminer ma lecture avant de partir, donc j’avais décidé de ne pas m’arrêter pour manger, je suis une fille, donc je suis capable de faire deux choses en même temps. Sauf que manger en lisant des scènes de torture… Ce n’est pas super haha! Tout ça pour dire que cette technique m’a été très utile, car c’est vrai que mon véritable point faible avec mon ébauche de roman, c’est l’intrigue, parce que pondre des scènes glauques, c’est ma tasse de thé.

Lorsque je ne m’adonne pas à une tâche sérieuse – comme travailler sur LPI -, ça m’arrive souvent de procrastiner. Une de mes façons de passer le temps est de flâner dans mes dossiers, me perdre dans mes vieux fichiers word. Depuis que mon meilleur ami m’a offert Office 2013, ce loisir est tellement plus agréable! J’ai toujours été un peu gratte-sous : acheter un logiciel, ce n’est pas mon fort. Alors, j’ai longtemps zigzagué à travers OpenOffice et une version piratée de Word 2003. Les deux n’étant pas compatibles, j’ai souvent dû me trouver des sites de convertisseur. Heureusement que maintenant, Office 2013 ouvre tout! J’adore ça, je marierais presque mon traitement de texte. Donc, je m’adonne régulièrement à la redécouverte de mes anciens poèmes et nouvelles. La plupart du temps, ça me fait sourire. Il y a des phases de ma vie où les mots tombent du ciel, ça crée des choses remarquables en comparaison des moments où les mots sont moins naturels. Je ressors de mes aventures dans le dédale de mes œuvres hétéroclites inspirée et motivée. J’aime voir comment j’ai déjà écrit sur autant de sujet et savoir qu’il m’en reste encore une infinité à parcourir.

Mes carnets remplis de papier barbouillé d’encre me plaisent aussi. Outre le fait que ma calligraphie est souvent douteuse – on dit qu’elle ressemble à celle d’un homme -, je peux parfois trouver des passages réussis. Il reste que je suis moins enthousiaste envers mes feuilles volantes çà et là, parce ce qui est sur papier est fréquemment relier à un souvenir douloureux. Cette semaine par exemple, j’ai redécouvert un poème sur Montréal et celui que j’aimais, en moi bouillonnait une rage qui m’a surprise. Je voulais tout déchirer, mais je me suis abstenue, le poème est joli, il ne mérite pas ce sort.

D’une part, on peut considérer que je suis chanceuse. Je ne suis peut-être pas l’auteure la plus confiante, mais je parviens à aimer ma plume. Je sais que certain déteste ce qu’il compose même si c’est majestueux aux yeux des autres, ça m’évoque mes amies qui dessinent des portraits de fous et elles les cachent, mais pourtant elles sont si douées! Je vous interroge tel que je l’ai faite dans l’article L’influence de nos lectures sur notre style, mais cette fois, avec une nouvelle question : qu’est-ce que vous provoque la relecture?

Sauvons la poésie

Écriture et littérature, Créations

J’aime beaucoup de choses que les gens n’aiment pas. Alors que la plupart des adolescent végètent sur Facebook, je lis des classiques  – la plupart de mes confrères n’en saisiraient pas un traître mot. Tandis que ceux-ci se plaigne de l’école, j’étudie volontairement des sujets méconnus de la plupart des gens. Pendant que ceux de mon âge socialisent et font la fête, souvent je reste seule et j’écris.J’écris de tout, de la critique d’un film à un ébauche de manuscrit en passant (régulièrement) par la poésie.

La poésie joue pour moi le rôle d’un amant. J’adore composer des poèmes probablement plus que j’apprécie composer les autres formes de textes. J’ai les rimes dans le sang, j’écris avec musicalité sans le remarquer. Je décrie souvent ma prose, la jugeant inutile et futile. «Je dois cesser de perdre mon temps avec des vers, cela ne m’apporte pas de mérite, allez, va écrire un roman, c’est plus demandant», tels sont les mots qui me trottent fréquemment dans la tête. Ceci n’est pas la manière de pensée de tout le monde, mais il ne faut pas se le cacher : la plupart des gens ne voient pas la poésie à sa juste valeur.

Ce n’est pas qu’on sous-estime ce genre qui me dérange tant, on sous-estime aussi les biographies et les essais. Sauf que les essais et les biographies, il y en aura toujours tandis que la poésie semble s’éteindre à petit feu. On peut nommer une panoplie d’auteur qui vivent de leur plume, King, Tolkien, Collins, etc. mais combien de poètes peuvent vivre de leurs vers aujourd’hui (en considérant exclu ici le domaine musical)?

Et puis , visitez ces avides lecteurs à la bibliothèque gargantuesque. Sur la tonne d’ouvrage emmagasinée sur ses tablettes, combien sont des recueils de poésie? Très peu. Il y a probablement quelques exemplaires de Baudelaire pour impressionner la galerie, mais pas grand chose de contemporain.

Je ne fais pas exception à ce phénomène. Hier, j’ai acheté le recueil de poèmes de Marc Arseneau, À l’Antennes des oracles, et j’ai constaté que c’était uniquement le second à joindre mes étagères (le premier étant Les crimes du hasard de Stéphane Despatie). Voilà pourquoi j’ai décidé que désormais, j’allais investir dans ces petits recueils de merveilles.

La poésie a ses bienfaits : elle est inspirante. Un roman peut être bourré de clichés, alors qu’un poème, très rarement. Celui-ci s’avère plutôt fréquemment d’une immense créativité. C’est une bonne raison pour ne pas laisser ce genre mourir. Encourageons les poètes, qu’ils soient de notre entourage ou de l’autre bout du monde, ces artistes méritent notre support au même titre que les écrivains traditionnels.

Je vous laisse sur quelques vers que j’ai écrit il y a un moment, mais qui se prête bien au sujet actuel.

L’autre jour, on cogne à ma porte
Et on s’exclame «La poésie est morte!
Ce matin, elle a été guillotiné,
Sur la place du marché!»
Aussitôt ma porte ouverte, désir de la refermer
Je ne voulais pas entendre et encore moins croire
Parce que d’expérience mais également d’espoir
Je prétendais, non savais, cet arme de grand pouvoir

.
Le poète s’invente parfois des maux
Se barricade dans des tours sans escalier ou échafaud
Tel est sa besogne d’âme torturée
Qui nécessite moins de vives que de son encrier
De vrais mœurs apparaissent de temps en temps
Dans la vie des artistes d’aujourd’hui et d’antan
Il est triste de dépérir quand son oeuvre est à son firmament

.
Les plumes voleraient au vent?
Plutôt que de valser au-dessous des auvents?
Les hommes inspirés, plus que des mendiants?
La poésie tuée, de la poussière, du néant
Non, c’est impossible qu’on l’est laissé partir
Que tout un peuple cesse d’écrire
On peut retirer du marché les lecteurs
Mais comment osez-vous tuer les auteurs?