Le meilleur et le pire de 2014

Divers, Explorations

Je vais y aller de manière générale. Je ne me prendrai pas la tête : si je n’arrive pas à me décider sur lequel d’une catégorie a été le meilleur l’an passé, je dirais le pire s’il me vient à l’esprit plus vite. De plus, il ne s’agira pas nécessairement d’un titre de 2014, mais bien de ce qui m’aura filé entre les mains et devant les yeux durant les douze derniers mois.

Musique

Commençons traditionnellement avec l’album de l’année : tous les honneurs vont à Dark Eyes de Half Moon Run. Je dis tous, mais bien d’autres albums ont mérité des félicitations dont Ghost Stories de Coldplay, l’album éponyme de Hozier, etc. En tout cas, de mon côté, Dark Eyes a été le titre que j’ai le plus écouté, ma chanson fétiche est sûrement Call Me in the Afternoon. J’ai même eu la chance cette été de voir la formation au Festival des Montgolfières et je peux dire que la formation est aussi envoûtante (sinon plus!) sur scène que sur sur CD. J’ai très hâte qu’ils sortent quelques choses de nouveau.

Cinéma

Ici, je ne peux pas totalement dire quel film est le meilleur, mais je peux sans hésiter nommer le pire. Quand je dis pire, je parle du plus étrange que j’aille vu. Il s’agit de Caligula avec Malcolm McDowell, l’acteur principal de Orange Mécanique entre autre.  Paru en 1979, je n’imagine pas les réactions de l’époque alors que je l’ai trouvé bouleversant aujourd’hui. Moi qui s’attendais à un film dans la même lignée de The Holy Mountain mais avec un décor romain – car l’histoire est inspirée par le troisième empereur romain nommé Caligula -, j’étais loin de la vérité. Déjà qu’il prend des allures de pièce de théâtre par moment, lorsque les scènes deviennent carrément pornographiques,  mais d’une pornographie bizarre et dérangeante, c’est trop. Bref, toute une expérience audiovisuelle.

Littérature

Du côté livresque, c’est très facile de choisir. Bien que le roman Aliss soit sorti en 2000, ce n’est qu’en mars dernier que j’ai pu le lire. J’en avais donné mon avis complet sur mon blog de critique littéraire. En résumé, on peut dire de cette oeuvre de Patrick Senécal qu’elle est comme nulle autre. Sa reprise sombre d’Alice au pays des merveilles donne la chair de poule tout en faisant rire et pleurer. Je lui lève son chapeau pour son travail haut en couleur!

Boisson

Ça peut paraître une étrange catégorie, mais sachez que je ne suis pas une alcoolique, mais bien une théolique. 2014 marque probablement le début officiel de mon addiction au thé. J’en ai bu des litres et des litres, chauds comme froids, nombre d’entre eux étaient délicieux. Donc, vous devinez que je ne viens pas dire lequel a été mon favori, mais bien le plus dégoûtant que j’ai eu la chance (malchance?) de goûter. Il s’agit du Lapsang Souchong Étoilé de chez David’s Tea. Ce thé noir aux arômes de pin est pour les amateurs de whiskys malts (j’aime bien le whisky… Bon je ne bois que du Jack’s Daniel) et de cigares fins (ça aussi j’aime, bien ça sent agréable quoique je n’en fume pas). La description ne paraît pas si mal, jusqu’à temps qu’on sente les feuilles ou pire, qu’on boive une tasse! Ceci, on dirait du bacon liquide, du saumon fumée infusé. Je n’en prendrais pas une autre gorgée pour parvenir à préciser ce goût, non non! Bref, peut-être en guise d’épice dans un repas, ça pourrait passer, mais comme boisson chaude, je passe mon tour!

Moment

Pour qu’il y ait plus de positif que de négatif – car c’est pendant cette période-ci que les gens sont les plus optimistes -, je vais rajouter mon plus beau moment de l’année. Outre ma victoire au camp NaNoWriMo, la plus belle chose qui me soit arrivée est tout simplement la rencontre de mon copain le 24 janvier. Je l’aime encore énormément et 2015 me semble prometteur juste par sa présence!

Pour conclure, j’espère que chacun de vous avez passé un joyeux temps des fêtes et que l’avenir vous sera favorable! Que la santé, le bonheur, l’amour, le succès soient à votre porte ainsi que tout ce  que vous pouvez désirer.

Publicités

Les thèmes que vous exploitez dans l’écriture

Écriture et littérature, Réflexions

Nombres et nombres d’entre nous avons débuté à écrire soit à l’adolescence pour passer par-dessus ces crises d’identité et maintes peines d’amour ou d’amitié. Ceux qui s’y sont mis plus tôt ont peut-être préféré commencer par des histoires imaginaires pour s’échapper de leur réalité ennuyeuse. Personnellement, c’était avec des petits récits ridicules. Je me souviens de ma nouvelle sur les poulets envahisseurs (oui, oui), des mots qui jouaient à cache-cache et même de ce fameux poème sur les feuilles de cartable. Aujourd’hui, bien que juste ce matin, j’aie composé un poème sur les chats mais bon, j’explore des thèmes pas mal moins saugrenus.

Je vais garder le sujet de ma jeunesse et l’écriture pour un autre article, ce sur quoi j’ai envie de me pencher actuellement, ce sont les thématiques qu’on peut avoir en prédilection. Chez moi, j’ai remarqué un motif. Étant amoureuse, j’avais l’habitude de pondre des choses romantiques, sauf que j’ai beau être en couple et désirer écrire des belles déclarations, je n’y arrive pas. Mon inspiration me joue des tours. Juste l’autre jour, j’étais plantée devant mon carnet et je me suis dit : «Allez, écris-lui un joli poème» et je me suis retrouvée à écrire

«En tant qu’écotoxicologue,
Je vois la nature s’éteindre
Je la vois atteindre
Son épilogue

Je vois le vert des veines
Tourner au rouge royal
Sur les feux de circulations sanguins
De la planète en peine
À qui on arrache les gales
Des cicatrices d’hier et demain»

Je suis habituée à dénoncer la société, dans le camp NaNo d’avril, mon roman Les lettres qui dansent se consacrait justement à la tâche, mais le virage environnemental qu’a pris mes reproches me surprend. Ceci n’est qu’un poème, mais il y en a plusieurs d’autres qui se sont finalement retrouvé en train de parler de notre planète et de pollution sans que je ne puisse rien y faire. Les écrivains parlent souvent du fait que leurs personnages prennent vie et choisissent par eux-mêmes , de mon côté, c’est les rimes qui s’animent et qui s’orientent vers le sujet dont ils ont envie. C’est peut-être dût à mon subconscient qui culpabilise de plus regarder les infolettres de d’OXFAM Québec et de Greenpeace (mention spéciale à leur vidéo pour sauver les abeilles, en passant). Sans blague, j’ai toujours eu à cœur la protection de la faune et la flore et tout le tralala, mais je n’aurais jamais cru que ça prendrait tant de place dans mon art, mais j’imagine que c’est une bonne chose. Il faudrait seulement que je montre plus mes œuvres au public.

Un autre des sujets qui revient toujours sur mes feuilles malgré moi, c’est le thé et le café. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ces boissons chaudes dégagent du réconfort. J’y suis accro, j’adore glisser ceux-ci dans une figure de style que ce soit subtile ou non comme dans «Nos baisers s’infusant/Dureront plus longtemps/Nos paroles sans filtre/J’en boirai des litres». Ça peut-paraître banal, mais dans le texte où j’ai pris cet extrait, tout le reste est à ce propos également. J’ai carrément écrit un slam sur David’s Tea, incluant le nom de 51 sortes de thé. C’est comme une drogue pour moi, une drogue saine et remplie de variété. Tranquillement, je me trouve de plus en plus de gens qui partagent cette passion, voilà ce qui entraîne peut-être mon envie de m’exprimer là-dessus.

Finalement, mon troisième domaine d’écriture dernièrement, c’est la différence. Celui-là, ce n’est pas l’inspiration qui le glisse constamment devant moi, mais des obligations. Les professionnels ont probablement parfois besoin de se concentrer sur un champ d’expertise en particulier, personnellement, je ne suis pas encore rendu là, mais dans le cadre de mes études, je dois me consacrer sur la différence. En tant que projet personnel/intégrateur, appelez ça comme vous le voulez, je fais un recueil de poème,  illustrée par une amie talentueuse d’ailleurs, là-dessus. J’ai commencé il y a environs mois et je risque de bosser sur ça jusqu’à l’hiver prochain. Au moins, ce n’est pas un thème qui me pose des barrières : je peux me diriger dans n’importe quelle direction. J’y vais dans les acrostiches, les oeuvres en prose, l’absurde en passant par les comparaisons avec les renaissances ou mes anciens amants. J’espère rajouter à ma liste les haïkus et les alexandrins. Je suis très enthousiaste.

J’ai assez babillé. Pour conclure, j’ai trouvé intéressant de faire le point sur ce qui se passe dans le côté droit de mon cerveau sans besoin de psychanalyse. D’un autre point de vue, ça m’a permis de constater comment je me suis retournée vers la poésie depuis quelques temps en guise de detox de ce 50 000 mots.

Et vous? Quels sont les thèmes que vous exploitez récemment? Ou lesquels sont les plus présents dans votre vie d’artiste en général?