Je n’ai plus envie de voyager

Divers, Réflexions

À la base, je voulais faire une chronique sur le film La vie secrète de Walter Mitty, mais j’ai tellement tardé à le faire que mes impressions sur celui-ci sont plutôt floues. Puis malgré mes efforts lorsque j’écrivais le brouillon de cet article, je n’arrivais pas à garder ce but en tête et j’ai dévié de sujet. En résumé, ce film est très bien réussi, la bande sonore a été pour moi un coup de foudre et je peux vous dire que je suis sortie de là avec une indéniable envie de voyager. Après mon visionnement, je proposais à mon copain d’aller en Irlande d’ici deux ans, pour vous donner une idée.

Donc voilà, j’ai dit que ça faisait quelques mois que Walter Mitty est derrière moi et je peux constater que mon engouement pour le voyage a baissé. En fait depuis un certain moment, mon envie de voyager a considérablement baissé. Quand j’étais jeune, je voyageais beaucoup. J’ai été plusieurs fois dans le Sud (je parle ici du Mexique, de Cuba et de la République Dominicaine), souvent aux États-Unis et deux fois en Europe. J’en garde des bons souvenirs, quoique vagues. J’allais justement partir pour un nouvel endroit bientôt : le Costa Rica. Cette fois-ci, c’était pour un voyage humanitaire d’une semaine, mais j’ai annulé. 2000$, c’est trop pour moi, je l’ai en banque, mais je préfère l’investir dans mes études. Il a des voyages humanitaires plus longs, moins chers et aussi utiles sinon plus où j’aurai l’occasion de participer au cours de ma vie.

En gros, j’ai perdu l’envie de voyager : alors que toute petite, mon rêve était de visiter la France, mes rêves convergent désormais dans l’envie d’être publiée. J’aime encore découvrir de nouvelles choses, mais par le biais des livres j’imagine. Je suis à une phase de ma vie où l’éducation est plus est important, je cherche une certaine notoriété à travers ma scolarité, d’une façon. Je me sens vieille en me disant que je rêve plus de ma future maison que de mon prochain voyage, j’ai 17 ans. J’ai 17 ans et je cherche la stabilité.

Ça, c’est le point qui n’est pas trop pessimiste sur la question, un autre des pourquoi je suis désillusionnée sur les voyages, c’est l’argent. Oui, je voyageais plus jeune et je voyais les prix, mais ça ne sortait pas de ma poche. Ce que je n’aime pas dans ma nouvelle manière de pensée, c’est que je considère qu’un voyage, c’est une perte d’argent, mais pourtant, ce n’est en investissant dans une voiture neuve que j’en profite plus. Oui, la voiture semble plus utile, mais l’expédition est beaucoup plus enrichissante. L’argent est décidément un concept difficile à gérer : dépenser ou ne pas dépenser? À quel point faut-il se priver de ce qu’on veut par ce qu’on veut «économiser» pour plus tard?

Également, une chose qui me rebute à voyager, c’est toutes les obligations! L’école, les amours, les amis, le boulot. Je ne veux pas quitter ceux que j’aime, je ne peux pas manquer de l’école quand ça me plait et le pire, c’est au travail. J’ai toujours été quelqu’un de travaillant qui s’investit dans ce qu’il fait. J’ai trois ans d’ancienneté à mon emploi d’été et je me sens encore un peu mal de demander des congés. À mon nouvel emploi, je n’ose même pas, je suis la petite nouvelle après tout. Je sais, c’est ridicule, mais j’ai été élevée comme ça. Le travail, c’est important.

Néanmoins, si je décide de partir à l’aventure à travers le monde, je peux dire une chose : ce ne sera pas pour visiter des villes, mais bien pour la nature. Que ce soit le Pérou ou l’Islande, ce qui m’intéresse, c’est des paysages à couper le souffle, un retour aux sources. Je veux voir ce que la nature a à offrir, une ville reste une ville, la nature surprend toujours. D’une autre part, si je voyage, il y a beaucoup plus de chance que ce soit par chez moi. Le Québec est grand, le Canada encore plus. Avant, ma province ne m’intéressait pas, mais j’ai été voir notre capitale cette été et elle est très belle. Puis, lorsqu’on connaît les régions du Québec, c’est plus facile de connecter avec d’autres Québécois. Avant je dédaignais un peu le tourisme local, maintenant, je trouve utile de savoir ce qui m’entoure et je suis souvent enchantée par ce que je découvre. C’est plus abordable aussi, mais tout aussi intéressant. J’ai plus de nationalisme en moi qu’auparavant par le fait même.

Bref, c’est quand même drôle que j’ai eu cette réflexion juste après avoir pris la décision que j’irai surement étudier en relations internationales à l’université. Je suis décidément une fille remplie de paradoxe, mais à mon avis, c’est la porte qui convient le mieux pour assouvir mes envies de changer le monde. Et puis, les salariés de l’ONU sont exemptés d’impôt et puis, ils voyagent gratuitement… 😉

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